Orchestre national d’Ile-de-France

L’ONDIF fait son cinéma !

Le pack cinéma

L’Orchestre national d’Ile-de-France lance un tout nouveau dispositif pour l’enregistrement des bandes originales de film.
Ce « pack cinéma » permet de réaliser la musique de son film en respectant un budget, compétitif et maîtrisé, permettant une exploitation en salle et sur tous supports (droits audiovisuels des musiciens pour exploiter l’enregistrement sur tous supports, sans restriction, forfait technique précis (installation, balance, enregistrement, montage, mixage) et des conditions d’enregistrement idéales dans le studio de l’orchestre à Alfortville).

Amis réalisateurs, c’est le moment de choisir votre musique « made in France » !

-> English version

La presse en parle déjà !

ONDIF et cinéma

…………………………………………………..
L’ORCHESTRE NATIONAL D’ÎLE-DE-FRANCE :
ORCHESTRE ASSOCIÉ À LA PHILHARMONIE DE PARIS

– 95 musiciens
– 130 concerts par saison
– 80 000 spectateurs par saison
– Un répertoire varié, du baroque à la musique d’aujourd’hui
– Un producteur et un interprète de musique de film
Intolérance, Monte-Cristo, Les lumières de la ville (City Lights), Gladiator, Titanic, Le Parrain
– Un studio d’enregistrement à 15 minutes de Paris

CONTACT
Alexis Labat, administrateur
Tél +33(0)141790243

Enrique Mazzola sera à l’ONDIF jusqu’en 2019

« Moi, je reste ! »

MAZZOLA Le Conseil d’administration, les musiciens et le personnel administratif de l’Orchestre national d’Île-de-France sont heureux de vous annoncer qu’après trois fructueuses saisons à la tête de l’Orchestre, Enrique Mazzola est reconduit dans ses fonctions jusqu’en 2019.

D’origine italienne, Enrique Mazzola fait partie des artistes les plus dynamiques de sa génération. Interprète recherché du bel canto, spécialiste de la période classique et du début du romantisme, il est directeur musical de l’Orchestre national d’Île-de-France depuis le début de la saison 2012-2013.

Parmi les temps forts de ces dernières saisons, citons ses débuts à la tête du Royal Scottish National Orchestra, du Scottish Chamber Orchestra, du Northern Sinfonia, du London Philharmonic, de l’Orchestra of the Age of Enlightenment, de l’Orchestre symphonique de la Radio suédoise, du Wiener Symphoniker au Musikverein, des, philharmonies de Oslo, Taipei, Prague et du New Japan Philharmonic.

A l’opéra, il a dirigé ces dernières saisons Le Barbier de Séville, Le Vaisseau fantôme et Falstaff au Deutsche Oper de Berlin, La Sonnambula au Théâtre du Bolchoï, Cenerentola, L’Elisir d’amore et Don Pasquale au Festival de Glyndebourne. L’Italienne à Alger au Mai Musical Florentin, Don Giovanni à Tokyo, Macbeth à l’Opéra du Rhin, Don Pasquale au Théâtre des Champs-Élysées et à La Scala de Milan.

Habitué des grands festivals européens, il a notamment dirigé un mémorable Falstaff au Festival d’Aix-en-Provence. Entre 1999 et 2003, il a été directeur musical et artistique du Festival de Montepulciano, où il a conduit des nombreux concerts symphoniques et des productions d’opéras. Il dirigera au Festival de Radio-France et Montpellier 2014.

Egalement interprète accompli du répertoire contemporain, il a créé de nombreuses œuvres avec l’Orchestre national d’Île-de-France. On lui doit entre-autres les créations de Il Processo de Colla à La Scala, Il re nudo de Luca Lombardi à Rome, Medusa d’Arnaldo De Felice à l’Opéra de Munich, Isabella d’Azio Corghi au Festival Rossini.

Ses projets comprennent une première invitation du Metropolitan de New York pour L’Elixir d’amour, de l’Opéra de Zurich et de l’Opéra d’Oslo (Le Barbier de Séville), des Chorégies d’Orange, du Northern Sinfonia, Dinorah de Meyerbeer en version de concert à la Philharmonie de Berlin, son retour au Festival de Glyndebourne, au Théâtre du Bolchoï, au Deutsche Oper de Berlin, ainsi que des concerts à la tête des orchestres philharmoniques de Londres, Bruxelles, Prague et du Wiener Symphoniker.

 

Hommage à Catherine Delcroix

L’ensemble de la profession a rendu un hommage public à Catherine Delcroix lundi 22 septembre à Paris.

Décédée le 16 juillet 2014, Catherine était administratrice de l’Orchestre national d’Île-de-France, présidente du Syndicat National des Orchestres et des Théâtres Lyriques (SYNOLYR) et vice-Présidente de l’Association Française des Orchestres (AFO). Suit le texte de l’hommage rendu par le Président Ivan Renar au nom de l’ensemble des membres de l’AFO.

« Nous avons tous connu Catherine à différents titres, sous différentes facettes.

Dans cette salle, vous avez tous un mot à dire, un souvenir à rappeler, et parmi eux de nombreuses images heureuses. Je ne serai pas un porte parole, mais je veux témoigner de ce que Catherine nous laisse, de la richesse et de la générosité de son parcours.

Au sein de l’Association Française des Orchestres, nous avons tous été marqués par des qualités qui lui étaient propres, et qui ont donné à ses actions une signature spécifique.

Catherine était une et indivisible, comme la République ! C’est pourquoi il faut la prendre en bloc comme disait Clémenceau, parlant de la Révolution française de 1789.

Je pourrais parler de son caractère entier, qui a été l’un des instruments de sa réussite professionnelle.

Mais plus encore, je veux dire que son sens du collectif et son sens de l’intérêt général étaient exceptionnels ; l’unité, elle l’a défendue au sein du SYNOLYR, comme au sein de la FEPS : les orchestres, les acteurs du spectacle vivant et plus largement ceux de la culture, sont rassemblés et unis autour de préoccupations communes qui méritent que l’on se batte pour elles. Catherine a ainsi été un artisan convaincu de la création de l’intersyndicale SYNOLYR-CPDO.

Mais cette unité n’est pas synonyme d’uniformité, elle renvoie à la diversité qui est une richesse. Catherine a été ainsi un porte parole de la diversité démocratique, de celle dont l’expression permet de poursuivre sa route ensemble et de bâtir de grandes choses.

Dans un moment où « l’effondrement de la raison engendre des monstres », pour reprendre la formule de l’écrivain Georges Bernanos, Catherine avait compris que l’enjeu de la culture, et de la musique en particulier, était bien d’éclairer la richesse des hommes et des femmes. Et aussi que les arts, souvent décriés comme dispendieux et élitistes, faisaient au contraire naître une inestimable plus-value humaine.

Elle a toujours su que le non partage de l’art, c’est comme une bombe à fragmentation : ça fait des mutilations terribles, et aussi que reconnaitre le rôle irremplaçable de la culture reste un combat.

Le mot « désespoir » n’est pas politique et le mot respect n’a pas à connaitre « la pénurie ».

Catherine était un personnage fort et constant, plus qu’une battante, une combattante, une femme de conviction, guidée par les mêmes principes dans son action et dans ses relations professionnelles ou amicales. Elle admirait le travail, pour sa valeur intrinsèque, comme un devoir, comme une forme d’absolu, mais aussi comme un jeu. Elle maitrisait très bien une sorte de distanciation brechtienne.

Lui rendre hommage aujourd’hui, elle qui est l’honneur du service public de la musique, c’est notre manière de reconnaitre un legs, et de la remercier pour son action, et pour le souvenir qu’elle laisse, très fort, derrière elle. Elle, qui était de tous les combats.

La Grande Dame qu’elle a été nous rappellera en permanence que le temps de l’art, c’est la longue durée et que dans les renaissances, les artistes, les créateurs, jouent un rôle fondamental. Souvenons-nous de ce que disait un jour Pierre Boulez : « il n’y a aucune fatalité à l’histoire. L’histoire est ce que l’on y fait. L’histoire est une chose que l’on agit et non pas que l’on subit ».

Jusqu’à son dernier souffle, Catherine n’a jamais subi. Elle a combattu. Comme disait un poète de la Resistance, René Char : « c’est dans l’obscurité qu’il fait bon de croire à la lumière ».

C’est en cela que nous disons encore aujourd’hui aux membres de sa famille ici présents, que nous partageons leur peine, que nous les embrassons, tout en étant très fiers et heureux de l’avoir côtoyée. »