perte de subvention

400.000 euros de moins pour le Spectacle vivant en Auvergne-Rhône-Alpes

Suite au vote de la Commission Permanente de la Région Auvergne-Rhône-Alpes du 7 juillet 2016, la Plateforme des Acteurs du Spectacle vivant en Auvergne-Rhône-Alpes constate une nouvelle dégradation des moyens accordés aux équipes et aux structures culturelles de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le vote de la  Commission Permanente de la Région Auvergne-Rhône-Alpes  du 7 juillet dernier se traduit notamment par :

  • une baisse de subventions de 400.000 euros pour les compagnies régionales,
  • une diminution des aides accordées aux festivals,
  • une coupe drastique dans les moyens alloués aux dispositifs de diffusion et de médiation,
  • l’abandon de l’accompagnement à l’international.

Il met en péril le maillage culturel territorial de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et les acteurs directement concernés. Mais surtout, il déroute l’ensemble de la communauté artistique et culturelle qui fait face à des décisions qui semblent arbitraires et ne relever d’aucun critère connu ou revendiqué.

Contact
Plateforme des acteurs du spectacle vivant
Auvergne/Rhône-Alpes
c/o La Nacre
33 cours de la Liberté
69003 LYON
Mél. : contact@plateforme-spectacle-vivant.com
Web : plateforme-spectacle-vivant.com

Perte de subvention pour l’ONPL

L’ONPL en danger !
L’Orchestre National des Pays de la Loire est un syndicat mixte, c’est-à-dire un groupement de collectivités locales. Il réunit la Région des Pays de la Loire, La Ville de Nantes, la Ville d’Angers et les Départements de Loire-Atlantique, de Maine et Loire et de la Vendée, soit six collectivités. Chaque collectivité participe au financement de l’orchestre selon une clé de répartition définie dans les statuts. De plus, l’Etat, représenté par la DRAC, siège au comité syndical et apporte une importante subvention supérieure à 2 millions d’euros.
En 2009, les Départements de la Sarthe et de la Mayenne ont quitté le syndicat mixte mais leur participation était marginale (1,2% et 1,9%), si bien que ce retrait n’a pas eu de conséquences
significatives.
Or, le Président du Conseil Départemental de Maine-et-Loire vient de me faire part de son intention de se retirer du syndicat mixte de l’ONPL à compter du 1er janvier 2016.
Il s’agit là d’une décision d’une toute autre importance. En effet le Maine-et-Loire contribue à hauteur de 7,22% des dépenses nécessaires pour assurer l’équilibre du budget (soit 464 373€). Cette décision intervient alors que depuis deux ans, l’ONPL a engagé un plan d’économies drastiques afin de faire face au gel de l’ensemble des crédits publics qui lui permettent de faire face aux charges de fonctionnement.
La suppression de près de 500 000€ de crédits, si elle devait être confirmée, ne permettrait plus à l’ONPL de fonctionner, et ce dès l’année prochaine. Une redéfinition complète de son périmètre et de ses missions serait nécessaire et tout le projet artistique engagé par Pascal Rophé devrait être abandonné.
Quarante-cinq ans de concerts symphoniques, d’opéras, d’actions sur tout le territoire régional seraient ainsi balayés du fait de cette décision dont, j’en suis certain, le président du conseil départemental du Maine-et-Loire n’a pas mesuré toutes les conséquences.
De surcroit en décidant seul de quitter le syndicat mixte de l’ONPL, le président du conseil départemental du Maine-et-Loire mettrait sa collectivité dans la plus totale illégalité. En effet le code général des collectivités territoriales auquel il est soumis, comme toutes les autres collectivités locales, stipule que seul le Préfet peut décider du retrait d’une collectivité membre d’un groupement, après
l’accord de l’assemblée délibérante du syndicat mixte.
Par conséquent, en agissant ainsi, non seulement le Président du conseil départemental du Maine-et-Loire mettrait l’ONPL en péril, non seulement il ferait défaut à la solidarité qui unit toutes les
collectivités autour de l’ONPL, quelles que soient leurs couleurs politiques, mais encore il se mettrait hors la loi !
C’est la raison pour laquelle je l’appelle – fort du soutien de toutes les autres collectivités membres du syndicat mixte et de l’Etat – à reconsidérer sa décision.
Alain Gralepois
Président du syndicat mixte de l’ONPL

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