orchestres

Les suites du tremplin de jeunes cheffes d’orchestre

Que deviennent- les jeunes cheffes d’orchestre entendues à la Philharmonie de Paris en novembre 2018 ?
Le tremplin de jeunes cheffes d’orchestre
Le tremplin a été organisé par la Philharmonie de Paris, l’Association Française des orchestres et l’Orchestre de Picardie le 23 novembre 2018 à la Philharmonie de Paris, dans le cadre d’Orchestres en fête !.

Avec la volonté d’agir en faveur de l’égalité femmes-hommes au sein de ses orchestres membres, l’Association Française des Orchestres a pris part à l’organisation du premier tremplin international pour jeunes cheffes d’orchestre organisé en France. Cette journée avait pour but de mettre en lumière le travail de six jeunes femmes pratiquant la direction d’orchestre sélectionnées sur dossier. A l’issue du tremplin, l’AFO a souhaité proposer un accompagnement aux jeunes filles via des offres de collaboration de ses membres sur des projets artistiques intégrés aux saisons.

Pour mémoire, les six candidates étaient les suivantes :
– Chloé Dufresne
– Sora Elisabeth Lee
– Holly Choe
– Nil Venditti
– Gabriella Teychenné
– Lucie Leguay

Et après ? 

Suite à ce tremplin, voici quelques projets qui, à ce jour, ont été proposés aux jeunes filles :

  • Suite à la victoire à un concours spécifique, Lucie Leguay devient chef.fe assistant.e auprès de trois orchestres membres de l’AFO pour la saison 19-20 :  l’Orchestre de Picardie, l’Orchestre national d’Île-de-France et l’Orchestre national de Lille.
  • Sora Elisabeth Lee dirigera trois concerts avec l’Orchestre philharmonique de Strasbourg en septembre 2019 et deux concerts jeune public avec l’Orchestre de chambre de Paris en mai 2019.
  • L’Auditorium-Orchestre national de Lyon propose un accompagnement professionnel à Holly Choe et Lucie Leguay
  • Chloé Dufresne dirigera, aux côtés de Pierre Dumoussand, la nouvelle coproduction du centre français de promotion lyrique : Le Voyage dans la Lune d’Offenbach, sur plusieurs dates de la tournée.

[article non définitif à vocation d’être complété prochainement par l’annonce d’autres projets]

Migrations : intégration et insertion par la musique

Mercredi 12 décembre, le mouvement Habitat et humanisme organisait le premier acte du projet EUTERPE en partenariat avec l’Association Française des Orchestres, Cultures du cœur, la Févis et Petit Bain. Une journée d’information, de réflexion et de travail pour parler du rôle que peuvent jouer la musique et les acteurs de ce secteur dans l’accueil, l’intégration et l’insertion professionnelle des réfugiés en France. 

Cette journée a aussi permis de mettre en avant le travail engagé par plusieurs orchestres membres de l’AFO :

  • l’Orchestre de chambre de Paris avec le projet de composition musicale participative « Chansons migrantes » ;
  • l’Ensemble intercontemporain
  • l’Orchestre national de Lille
  • l’Orchestre national d’Ile-de-France
  • l’Orchestre d’Auvergne, avec différentes actions citoyennes et solidaires ;
  • l’Orchestre de l’Opéra de Limoges
  • l’Orchestre national de Metz, avec le projet du réseau Bérénice ;
  • l’Orchestre de l’Opéra de Rouen, avec son projet d’opéra solidaire ;
  • l’Orchestre Français des Jeunes.

Lire l’introduction de Philippe Fanjas à cette journée de conférence ici.

Les orchestres et les opéras s’associent en faveur de l’égalité femmes – hommes

CHARTE POUR L’EGALITÉ entre les femmes et les hommes au sein des orchestres et des opéras
Préconisations présentées par l’Association Française des Orchestres et Les Forces Musicales

à Paris, le 16 juillet 2018

COMMUNIQUE DE PRESSE

A l’issue d’un séminaire les réunissant à Aix-en-Provence les 9, 10 et 11 juillet 2018, les membres de l’Association Française des Orchestres et des Forces Musicales se sont engagés à amplifier leur action en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes au sein de leurs organisations respectives.

Instruits par les résultats d’une enquête de l’AFO sur le sujet, ils ont formulé des préconisations qu’ils mettront en œuvre localement dans leurs établissements, et en développant les partenariats nécessaires.

C’est un travail sur la durée qui s’engage, pour lequel les orchestres et les opéras, leurs dirigeants et leurs salariés, l’AFO et Les Forces Musicales, agiront en favorisant le dialogue avec l’ensemble des acteurs impliqués.

La mise en œuvre de cette charte fera l’objet d’une analyse annuelle, permettant d’en valider ou corriger les termes.

Conscients qu’aucune contrainte ne changera l’orchestre ou l’opéra si la société tout entière n’évolue pas, ils réaffirment en effet que l’ensemble des acteurs d’une véritable chaîne de responsabilités doit se mobiliser autour d’une même cause, dès le plus jeune âge.

Les préconisations sont annexées à ce communiqué.

Télécharger l’enquête détaillée

Télécharger la charte

CONTACTS 

  • Pour l’Association Française des Orchestres :

Zoé Garry

zgarry@france-orchestres.com – 01 42 80 26 27

  • Pour Les Forces Musicales :

Alexandra Bobes

a.bobes@lesforcesmusicales.org – 01 40 38 66 01

L’intelligence artificielle, compositrice de musique symphonique

(Sources : Agence France Presse et Merkur – magazine de la Chambre de Commerce du Luxembourg)

La recherche en intelligence artificielle ne cesse de progresser. Elle apparaît et se développe depuis peu dans le secteur musical. Aiva est une intelligence artificielle capable de composer seule des pièces de musique orchestrale.

Si dès les années 1970 le compositeur Pierre Boulez avait exploré cette idée avec les chercheurs de l’Ircam, l’Institut de recherche et coordination acoustique/musique qu’il a fondé, c’est aujourd’hui que les premiers morceaux parviennent aux oreilles du grand public.

Créer dans le style des plus grands compositeurs

La création d’Aiva a été inspirée par le film de science-fiction Her, de Spike Jonze.  Le film narre l’évolution d’un système d’exploitation artificiellement intelligent, capable de ressentir des émotions humaines. Her est une oreillette qui tombe amoureuse de son utilisateur. Dans une scène majeure du film, elle lui glisse à l’oreille: « Laisse-moi te composer une musique ! » Ce film a été un déclic pour créer Aiva.

Serait-il possible, grâce à l’intelligence artificielle, de composer de la musique symphonique avec la même sensibilité émotionnelle qu’un être humain? Et si cette intelligence artificielle pouvait permettre de terminer des œuvres inachevées de musique classique emblématiques, comme la Symphonie n° 8 de Schubert, en respectant le style et le génie des compositeurs ?

C’est la question que s’est posé Pierre et son frère en créant Aiva et la société Aiva Technologies. la start-up élargie à 4 employés souhaite qu’ Aiva devienne capable de créer de l’art avec la même sensibilité émotionnelle qu’un être humain

Comment Aiva compose-t-elle ?

Aiva développe l’art de la composition grâce à l’apprentissage d’un grand nombre de partitions de musique composées par les plus grands noms de la musique classique, (Mozart, Beethoven, Bach, Vivaldi…). Aiva base l’essentiel de ses capacités sur la technologie du deep learning, une méthode d’apprentissage basée sur des réseaux de neurones artificiels. Grâce à un algorithme développé par l’équipe, la machine analyse pas moins de 15.000 partitions numérisées pour générer un modèle mathématique et intuitif de la musique. Ce modèle est ensuite utilisé pour écrire de nouvelles compositions à la fois uniques et de qualité.

Après plusieurs mois d’apprentissage, différentes créations, et la sortie de son premier album, les compositions de Aiva sont numérisées à l’aide de la technologie Virtual SOund Technology (VST). Aiva peut composer dans n’importe quel genre. L’algorithme est capable de distinguer les styles des compositeurs et il a été programmé pour détecter un éventuel plagiat (aucun plagiat n’a été relevé jusqu’à aujourd’hui).

En mai 2016, Aiva est devenu le premier compositeur virtuel dont les œuvres sont reconnues par la Sacem, la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, un exploit que beaucoup  d’artistes pensaient impossible à réaliser. De plus, Aiva Technologies vient d’être admise à la Sacem en qualité d’éditeur de musique. L’industrie de la musique se partage les droits entre compositeur, auteur, arrangeur et adaptateur, producteur, et artiste-interprète. Grâce à son statut, Aiva empoche les droits d’auteur, et la société Aiva Technologies, les droits d’édition. Cet accomplissement ne signifie pas qu’Aiva remplacera les musiciens. En effet, l’équipe souhaite renforcer la collaboration entre l’Homme et la machine, afin de faire évoluer le domaine musical.

Aiva est-elle capable d’interpréter des pièces de musique orchestrale ?

Aiva compose des pièces qui peuvent être interprétées par des musiciens humains, mais également par la technologie VST. Il s’agit d’un outil de production musicale assistée par ordinateur. Les sons sont calculés et générés par ordinateur à partir d’une banque gigantesque de différents sons d’instruments. L’ordinateur joue et décompose chaque note. Tous les effets et arrangements sonores sont possibles. En matière de budget, la musique d’un film de cinéma interprétée par un orchestre peut représenter 5 % du budget total de la production. Certains films, dont le budget est plus réduit, utilisent la technologie VST.

Quel est votre objectif à court et moyen termes ?

L’objectif principal pour Aiva est de composer des musiques de films. Les quatre jeunes hommes veulent s’attaquer au monde du jeu vidéo et de la publicité. Aiva peut composer et faire interpréter par un orchestre deux heures de musique de film en deux semaines, des délais qui pourront encore être réduits. L’algorithme est sans cesse perfectionné, et de nouveaux paramètres techniques permettent un travail toujours plus affiné. Les applications de l’intelligence artificielle sont multiples : il serait par exemple possible composer de la musique pour jeux vidéo qui s’adapterait aux actions du joueur selon les scenari proposés. Encore plus ambitieux, pourquoi ne pas composer de la musique personnalisée pour chaque individu, en fonction de son environnement et de ses occupations quotidiennes (état physique de la personne, lieu, temps…) ?

Les premières compositions de Aiva

Très rapidement, l’intelligence artificielle commence à produire ses propres musiques. Sa première composition sort le 8 février 2016. Il s’agit d’un solo pour piano d’une durée de 2 minutes, qui montre déjà tout le potentiel de la machine à créer un thème musical et à le développer.

Mais cette petite ritournelle n’est qu’un début. Après plusieurs mois d’apprentissage, Aiva créé près d’une vingtaine d’opus de solo pour piano. Elle compose ensuite sa première pièce symphonique : Le Réveil, en sol dièse mineur, qui est diffusée sur le web le 13 juillet. En septembre, l’intelligence artificielle sort son premier album intitulé Genesis qui regroupe les premières œuvres de la machine, pour piano et orchestre, jouées par des humains de chair et d’os.

« On a un algorithme, qu’on a nourri de musique classique, Bach, Beethoven, Mozart. A partir de ces 20 000 partitions, Aiva va se faire une idée de ce qu’est la musique, va effectuer une modélisation mathématique de ce style. Et ensuite on lui demande d’écrire des œuvres originales » avec des critères précis de durée, de tonalité, de style, explique Arnaud Decker, directeur marketing d’Aiva.

AIVA ne remplacera pas les musiciens

Après la sortie de cet album, le créateur de Aiva (Pierre Barreau) revient sur ces premiers mois d’expérience très enrichissante. « Notre vision de la création de Aiva et notre volonté de la rendre capable d’atteindre le génie de Mozart ou Beethoven relève de la science fiction pour certains », explique-t-il dans un billet. « Mais récemment, Aiva a acquis le statut de compositeur dans la société de musique SACEM, un exploit que beaucoup d’artistes pensaient impossible à réaliser pour au moins une autre décennie. Cette réalisation ne signifie pas qu’Aiva remplacera les musiciens, et nous continuerons à encourager les collaborations entre l’homme et la machine. Notre ambition n’est pas de remplacer les humains, on veut composer de la musique pour les domaines où les humains ne peuvent pas le faire », les jeux vidéos qui ont besoin de centaines d’heures de musique, le cinéma, des vidéos ou les publicités qui ont des délais de production très courts.

L’ambition d’une telle création reste toutefois suffisamment remarquable pour être soulignée, et marque probablement le début d’une longue série de nouvelles intelligences prêtes à apporter leur pierre au monde de l’art.

Mais ce sont des musiciens bien humains qui valident les morceaux créés par des algorithmes, ou les rejettent. Aiva a aussi composé l’an dernier un morceau pour la fête nationale du Luxembourg. Cette commande du gouvernement a été interprétée par 150 musiciens et 80 choristes, une première pour un morceau généré par une intelligence artificielle.

Plus d’informations sur la start-up : www.aiva.ai

Un plan ministériel pour tendre à la parité hommes-femmes

La ministre de la Culture, Françoise Nyssen se donne 4 ans, soit jusqu’à la fin du mandat présidentiel d’Emmanuel Macron pour tendre à la parité hommes-femmes dans le monde de la culture.

Selon les résultats 2017 de l’Observatoire de l’égalité entre femmes et hommes dans la culture et la communication, il y a actuellement aucune femme à la tête d’un théâtre national. Seulement 13 % de femmes sont directrices de centres chorégraphiques nationaux, 15 % de Maisons d’opéra, 25 % de centres dramatiques nationaux et régionaux, 29 % de scènes nationales. « Les rares bons élèves sont les Fonds régionaux d’art contemporain (Frac) », relève-t-on dans l’entourage de la ministre Françoise Nyssen, de même que les médias publics, désormais présidés à 60 % par des femmes.

Décrivant cette situation comme « insatisfaisante », la ministre de la culture a réuni le 7 février 2018, un comité ministériel pour l’égalité entre femmes et hommes dans la culture et la communication. Elle a présenté « une « feuille de route »  décrivant la mise en oeuvre sur cinq ans d’un seul objectif :  faire en sorte que  50 % (contre un tiers aujourd’hui) de femmes dirigent les 76 établissements publics du secteur de la culture (musées, patrimoine, spectacle vivant, audiovisuel…) d’ici à 2022.

Refusant « le fatalisme » ou la « passivité », Françoise Nyssen a brandi « le volontarisme » : « C’est la voie que je veux emprunter. J’assume le recours aux quotas de progression, aux objectifs chiffrés (…). Le secteur culturel a un devoir d’avant-garde », a-t-elle déclaré

Réduire les écarts de salaires

En plus du fait qu’il y  a encore très peu de femmes à la direction des structures culturelles, celles-ci doivent accepter le fait d’être moins rémunérées que les hommes exerçant un poste similaire. Selon l’Observatoire de l’égalité dans la culture et la communication, l’écart de salaires entre les deux genres, à compétence égale, est encore de 18 % dans le monde de la création, et de 10 % au sein du ministère de la Culture. Soucieux de montrer l’exemple, le ministère de la Culture consacrera 100.000 euros par an (sur 5 ans) au rattrapage salarial. Les établissements culturels publics comme privés (ETCI) devront présenter au ministère une progression chiffrée de leur politique en faveur de l’égalité professionnelle, et notamment salariale.

Lutter contre les violences et les stéréotypes

Dans les établissements culturels, des référents de l’égalité hommes-femmes seront nommés pour recueillir des témoignages de la part de victimes ou de témoins de violences sexuelles et/ou de harcèlement.

La ministre de la Culture prévoit également la lutte contre les stéréotypes et « les images et les représentations » dans l’audiovisuel, la presse la publicité et l’édition. Les femmes ne sont présentes qu’à 35 % dans les fictions, 32 % dans les magazines et documentaires, et seulement 17 % dans les programmes sportifs, selon l’Observatoire. Et elles sont encore trop souvent interrogées en tant que victimes plutôt que comme expertes.

Dans l’entourage de la ministre, on confie qu’une attention particulière sera portée aux écoles de journalisme et à l’édition jeunesse, là où se forgent les consciences et s’acquièrent les réflexes.

Une aide à la résidence de compositeur au sein des orchestres

Du 3 novembre 2017 au 15 janvier 2018, tout orchestre membre de l’Association Française des Orchestres peut demander l’aide à la résidence de compositeur au sein des orchestres, à la SACEM, pour une résidence débutant au premier semestre 2018. Pour une résidence prévue au 2ème semestre 2018, la demande s’effectuera du 7 mai au 30 juin 2018.

OBJECTIF

L’objectif de la SACEM via cette aide est d’inciter l’accueil en résidence d’un compositeur, au sein des orchestres sur une durée de 2 ans, en vue de la réalisation d’un projet musical, en adéquation avec les spécificités du lieu de résidence, favorisant ainsi l’ancrage du projet dans son territoire et la pédagogie autour du répertoire contemporain.

CRITÈRES D’ÉLIGIBILITÉ
  •  Le programme d’aide s’adresse aux orchestres membres de l’Association Française des Orchestres.
  •  La résidence a pour objet la réalisation d’un projet sur la musique contemporaine, autour d’un compositeur, aboutissant à la réalisation d’une ou plusieurs créations(s) musicale(s).
  •  La résidence doit répondre à un cahier des charges élaboré conjointement par les différentes parties prenantes, publiques et privées du projet, ainsi que le compositeur. Ce cahier des charges doit contenir les éléments suivants : projet de création, réalisation des concerts (création et diffusion), master-classes, actions culturelles, activités pédagogiques.
  •  La résidence doit être d’une durée de 2 ans pour être éligible à ce programme.
MONTANT DE L’AIDE

Le montant de l’aide est de 30 000€ pour les deux années.

INSTRUCTION DES DOSSIERS
  •  Par délégation du Conseil d’administration, la Direction de l’action culturelle examine les dossiers et prend les décisions d’agrément. La décision, positive ou non, est signifiée par écrit aux porteurs de projets. Elle est définitive et un dossier refusé ne peut être représenté.
  •  Les dossiers reçus hors délais ne seront pas examinés (voir calendrier de dépôt des dossiers).
VERSEMENT DE L’AIDE
  •  Le versement de l’aide intervient à la signature d’une convention avec le bénéficiaire qui détermine les conditions du soutien de la SACEM.
  •  Le bénéficiaire rendra compte par écrit de l’utilisation de l’aide et de l’évolution du projet à l’issue de la première année de résidence. La SACEM se réserve le droit d’ajourner le  versement de la deuxième partie de l’aide en cas de non-respect des termes de la convention et/ou de modification du cahier des charges sans discussion préalable.
  •  La non-communication de ces documents entraîne également l’ajournement de l’aide.
DÉPÔT DES DOSSIERS

Déposer une demande d’aide

Les demandes sont recevables du 3 novembre 2017 au 15 janvier 2018 pour les résidences débutant au 1er semestre 2018 – du 7 mai au 30 juin 2018 pour les résidences débutant au 2e semestre 2018.

 

Grand Ensemble – Dialogue entre un immeuble et un orchestre symphonique

La création musicale de Pierre Sauvageot se prépare à une tournée mondiale. Après la première mondiale réalisée à Paris avec l’orchestre de Chambre de Paris et la participation des habitants de la place d’Aligre, une deuxième opération a été réalisée rue Léon Paulet, à Marseille avec l’orchestre Régional Avignon-Provence, les 7 et 8 octobre 2017. 

Victime de son succès, le projet prendra de l’ampleur en 2018 en s’exportant à l’international : à Avignon, puis en Autriche, au Danemark, en Finlande, aux Etats-Unis, …

LE PROJET

Grand Ensemble est pensé, conçu et spatialisé autour de la présence d’un orchestre symphonique en réponse à un immeuble d’habitation et son architecture, avec le foisonnement sonore de ce lieu de vie et de ses habitants.

« Sur les balcons d’un immeuble prennent place une cinquantaine de musiciens classiques. Un orchestre au grand complet avec ses signes distinctifs – costumes de scène-, ses sonorités bien reconnaissables, ses instruments emblématiques – harpes, timbales, … Le public est confortablement installé devant l’immeuble, dans des transats rouges, tel un parterre d’opéra. Pour ces 500 à 1000 personnes, le décor est planté, les deux protagonistes sont présents, l’immeuble avec ses habitants et ses rumeurs du quotidien, l’orchestre avec ses codes et son histoire. La partition les unit et le dialogue peut commencer. Des sons, de la musique s’échappent par les fenêtres tel un puzzle sonore. »

TOUS SONS MÊLÉS : UNE PARTITION MUSICALE DE LA DIVERSITÉ

Grand Ensemble est une partition musicale d’environ 45 minutes qui mêle écriture symphonique et toute la profusion sonore de la vie quotidienne d’un immeuble, dans un quartier animé et populaire d’une ville. Le matériau musical est donc double : bruits domestiques, sons familiers, voix, cris, murmures, paroles des habitants de l’immeuble croisent les sonorités et les tonalités des instruments des musiciens d’un orchestre symphonique. Ainsi, le public entendra les noms des habitants comme support rythmique, les sonneries des téléphones portables en base harmonique, les talons des chaussures martelant l’escalier comme tempo, les vocalises sous la douche comme soprano coloratur, les pleurs des bébés comme mélopées.

UN IMMEUBLE MUSICIEN AU CŒUR DE LA VILLE

Composition à chaque fois spécifique, Grand Ensemble crée une orchestration spatialisée ouverte sur la rue, la place, le quartier, un environnement urbain. Une cinquantaine de musiciens viennent s’installer avec leur instrument sur les balcons d’un immeuble, à tous les étages. Chacun, sur ce balcon, accueilli dans l’intimité des habitants, se trouve dans une situation inédite d’un nouvel espace orchestral, à la fois séparé de l’ensemble des autres musiciens, privé de direction musicale mais, porteur d’un casque binaural, il devient interprète unique d’une partition commune.
Cette scénographie, qui met en tension créatrice tout un immeuble en en faisant un acteur musical et sonore à part entière, permet des effets orchestraux spectaculaires et inventifs : étages se répondant les uns aux autres, mélodies circulant de fenêtre en fenêtre, rythmiques découpées par cages d’escaliers, harmonies de timbres, motifs répétitifs traversant les pupitres…

UN CONCERT ADAPTÉ A SON CONTEXTE : RETOUR SUR LES DEUX PREMIÈRES MONDIALES

Dans ce dialogue immeuble-orchestre, l’immeuble tient une place essentielle.

À Paris, l’immeuble qui se trouve au 13/15 de la place d’Aligre dans le 12e arrondissement, a la particularité d’avoir une incurvation qui lui donne l’allure d’un amphithéâtre dans l’espace public. Le célèbre marché d’Aligre en fait un endroit très fréquenté, très mélangé, incroyablement populaire et animé. Place d’Aligre, c’est l’Orchestre de chambre de Paris qui a participé à la création de Grand Ensemble en interprétant pour la première fois la partition.

Retour sur Grand Ensemble avec l’OCP

À Marseille, c’est l’Orchestre Régional d’Avignon-Provence qui interprète la partition de Grand Ensemble. Le spectacle a lieu dans l’immeuble de la rue Paulet, dans le huitième arrondissement. A deux pas du Stade Vélodrome, l’immeuble de la rue Léon Paulet, construit dans les années soixante-dix, est un grand ensemble installé dans une résidence arborée, dont les appartements en hauteur offrent une vue sur les massifs des calanques au sud. Ses habitants, rencontrés par Pierre Sauvageot et l’équipe de Lieux publics depuis plusieurs mois, racontent leur immeuble et la vie du quartier. Le travail de captation sonore des bruits de l’immeuble, croisés avec des paroles d’habitants, fait partie intégrante de l’oeuvre. Les résidents deviennent acteurs de la création en accueillant les musiciens sur leurs balcons, mais aussi en apportant une partie du matériau sonore et musical.

 

 

 

Accord majeur 2016 / Enquête sur les financements et les ressources des membres

Suite aux profondes transformations engendrées par la récente évolution du cadre législatif, la plateforme Accord Majeur a souhaité analyser la situation financière des structures qui produisent et diffusent les musiques de patrimoine et de création et a réalisé, en 2016, une enquête auprès de ses membres. Les résultats de cette étude ont été présentés à l’occasion de la 5e édition des Rencontres Nationales Accord Majeur, le 12 juillet au Centre de Congrès d’Aix-en-Provence.

Ces trois dernières années ont été marquées par des élections départementales et régionales, la mise en en application la loi NOTRe et le vote de la loi relative à la Liberté de Création (LCAP). Ces événements interrogeant considérablement la politique culturelle qui sera mise en oeuvre et le soutien à la musique, Accord Majeur a souhaité analyser les sources de financements publics, privés et les ressources propres de ses membres et a réalisé, de mai à juin 2016, une enquête  de 173 festivals, opéras, ensembles, orchestres et centres de création.

Analysés en collaboration avec Emmanuel Négrier, Docteur en science politique et chercheur au CNRS-CEPEL (Centre d’études politiques de l’Europe latine), les résultats de cette enquête ont permis à Accord Majeur de mettre au jour les tendances  2014-2016 :

  • Les ressources baissent, conduisant les structures à opérer des arbitrages dans leurs dépenses, alors que, dans le même temps, certains postes augmentent de manière significative.
  • Une augmentation des fonds privés est prévue pour 2016 (mécénat, sociétés d’auteurs) puisque le secteur sait mettre en place des stratégies nouvelles de financement. Il faut pourtant noter que ce type de soutien ne saurait représenter une alternative aux partenariats avec les collectivités territoriales ou l’État qui, seuls, portent l’ambition de politique publique culturelle pérenne et structurante au bénéfice de toutes les populations.
  • Les partenaires publics (Etat, bloc communal, Régions et Départements) sont impliqués dans notre secteur : la compétence culturelle est historiquement perçue,comme une opportunité par tous les niveaux de collectivités. Cette diversité de financeurs est précieuse pour le développement des projets dans toutes leurs composantes.
  • Les estimations 2016 laissent présager un resserrement des subventions sur un plus petit nombre de structures.
  • L’État reste, globalement, un partenaire stable sur les trois dernières années, mais les annonces de nouveaux moyens ne concernent cependant pas tout le secteur.
  • Les données 2016 sont des estimations, qui attestent de l’incertitude dans laquelle sont plongés les acteurs du secteur. Au mois de juin 2016, nombre d’entre eux ne connaissaient pas encore le montant de la participation des financeurs pour l’année en cours.

L’étude porte également sur les stratégies à mettre en oeuvre face aux baisses des soutiens : les attentes reportées sur le développement des fonds privés et les économies à réaliser sur les formes de spectacles, comme solutions, mettent en lumière un secteur fragilisé dans son ambition et sa visibilité.

Télécharger le communiqué de presse (.pdf)
Télécharger l’enquête complète (.pdf)
Télécharger la synthèse de l’enquête (.pdf)

Contact
Les Forces Musicales
Alexandra Bobes
a.bobes@lesforcesmusicales.org

Pour que vivent les orchestres et les maisons d’opéra

Pour que vivent les orchestres symphoniques et lyriques, les chœurs et les théâtres d’opéra !

Au cours des dernières années, de nombreux orchestres ont été contraints de cesser leur activité en Europe et dans le monde : en Bulgarie, au Danemark, en Allemagne, en Grèce, aux Pays-Bas, en Espagne ou encore en Argentine ou aux Etats-Unis. Tout récemment, la direction de l’Opéra de Rome a pris brutalement la décision de licencier la totalité de ses artistes permanents, 182 musiciens et choristes.

A Rome ou ailleurs, la permanence d’un orchestre ou d’un opéra est un gage de qualité artistique ; Grâce à l’ancrage territorial qu’elle permet, elle est garante de la proximité et de l’accès pour tous que vous, citoyens, êtes en droit d’attendre.

C’est ce modèle qui est remis en cause.

Pourtant la culture, la musique symphonique et l’art lyrique sont des biens communs qu’il faut donner en partage au plus grand nombre : cela fonde les missions de service public assurées par les orchestres et maisons d’opéras de notre pays.

Dans une époque marquée par l’économie du savoir, tourner le dos à la culture serait assurément s’affaiblir. Mais ce serait aussi perdre le fil de ce qui nous rassemble autour de valeurs partagéespour faire société.

Au fil des années et des siècles, un tissu mondial d’orchestres et de maisons d’opéra s’est constitué. Il a pu résister aux turbulences économiques, aux changements de régimes, aux guerres… La crise économique mondiale en cours n’est ni pire ni plus exceptionnelle que dans le passé. Rien ne peut justifier les risques d’anéantissement de tout un patrimoine, de tout un savoir-faire, de toute une histoire. Rien ne peut justifier que des ressources artistiques et culturelles investies dans la création et l’innovation soient sacrifiées.

Nous, organisations d’employeurs et de salariés, nous associons donc à la campagne de la Fédération internationale des musiciens (FIM) menée à travers à le monde pour la défense des orchestres permanents et des maisons d’opéra, entre le 17 et le 30 novembre 2014.

Pour que vivent les orchestres, signez la pétition!

Association Française des orchestres (AFO), CGT Radio-France, Chambre Professionnelle des Directions d’Opéra (CPDO), Fédération Nationale des Syndicats du Spectacle du Spectacle, , de l’Audiovisuel et de l’Action Culturelle –CGT (FNSAC-CGT), Syndicat Français des Artistes Interprètes-CGT (SFA-CGT), Syndicat National des Enseignants et Artistes-UNSA (SNEA-UNSA), Syndicat National des Musiciens-FO (SNM-FO), Union Nationale des syndicats d’Artistes Musiciens de France –CGT (SNAM-CGT), Sud Culture, Syndicat National des orchestres et des théâtres lyriques (SYNOLYR), Syndicat National des Professionnels du Théatre et des Activites Culturelles – CGT (SYNPTAC-CGT)

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Lire l’appel de la FIM (en anglais)

FIM campaign.emf