Orchestre de l’Opéra de Rouen Normandie

ORCHESTRALAB, une plateforme musicale, ludique et interactive

Orchestralab est le projet éducatif et innovant de trois orchestres membres de l’Association Française des Orchestres et qui unissent leurs forces dans le numérique avec la complicité de NoMad Music.
La naissance du projet : l’union fait la force

L’Orchestre national d’Île-de-France, l’Orchestre de l’Opéra de Rouen-Normandie et l’Orchestre de chambre de Paris se réunissent autour d’une initiative originale : inventer des projets numériques interactifs pour favoriser a transmission de la musique.

Conscientes de l’intérêt du digital pour faciliter la diffusion de leur art, ces trois formations musicales entendent agir activement dans le développement de projets numériques de médiation. L’aventure a commencé au début de l’année 2018 par la création d’une structure associative, Musiclab. Elle est née d’un constat simple : les nouvelles technologies imprègnent notre quotidien mais il s’avère difficile pour un orchestre seul de développer des projets numériques et de les pérenniser. Se réunir permet d’avoir plus de poids et de mener ces travaux à terme. Les trois formations partagent cette vision et entendent aussi investir le numérique, finalement assez peu exploité par les orchestres de manière collective. En se projetant vers l’avenir, Musiclab porte des projets ayant pour vocation de s’étendre à d’autres orchestres et de s’inscrire dans le temps. Son originalité tient précisément dans l’association de ces trois formations, de la réflexion et du travail commun, avec en fond la prise de conscience de la nécessité d’avancer ensemble. Loin d’être en compétition, les orchestres peuvent s’enrichir les uns les autres. Musiclab se veut une structure ouverte, destinée à accueillir par la suite d’autres orchestres.

L’application

Par le biais de Musiclab, l’Orchestre de chambre de paris, l’Orchestre national d’Île-de-France et l’Orchestre de l’Opéra de Rouen Normandie ont décidé de développer ensemble un outil de sensibilisation à la musique : l’application de jeu vidéo Orchestralab, conçue par l’éditeur de solutions numériques NoMadMusic.

A qui s’adresse-t-elle ? Aux enfants âgés de 6 à 12 ans.

Objectif : à la fois ludique et pédagogique, l’objectif est de familiariser les enfants à l’univers orchestral, la musique et les instruments grâce aux contenus musicaux et éditoriaux imaginés par les orchestres.

Aspect : Concrètement, il s’agit de jeux en ligne basés sur des exercices ludiques à réussir ou des scores à atteindre et à dépasser, disponibles gratuitement et ouverts à tous.

Jeux : pour réaliser les jeux, les orchestres ont puisé dans leurs répertoires des œuvres liées à leur identité :

  • La Symphonie n°83 dite « LaPoule » de Haydn pour l’Orchestre de chambre de Paris : les enfants reconnaissent d’abord les instruments qu’ils classent par familles puis reconstituent le thème.
  • L’Oiseau de feu de Stravinski pour l’Orchestre national d’Île-de-France : le scénario s’inspire du ballet. Il associe un premier jeu d’adresse et un second qui repose sur le rythme.
  • L’Enlèvement au sérail de Mozart pour l’Orchestre de l’Opéra de Rouen-Normandie : l’histoire est propice à deux jeux complémentaires dans les décors du XVIIIe siècle. Cela participe à installer le contexte de l’opéra et offre une ouverture sur la dimension lyrique de l’oeuvre.
Le graphisme du jeu

L’environnement graphique choisi est de la 2D avec une esthétique assez « cartoon », courante dans le jeu vidéo mais encore inédite dans l’univers de la musique classique. La dimension ludique et amusante des jeux en est renforcée d’autant plus.

Et après ?

A terme, avec Musiclab, les trois orchestres ambitionnent d’ajouter de nouvelles œuvres au catalogue et ainsi élargir le panel des jeux. Il pourront s’appuyer sur cet outil pour développer et pérenniser leurs opérations pédagogiques. Dans le sillage d’Orchestralab, d’autres projets et initiatives numériques comme des applications, verront le jour, toujours avec l’objectif de favoriser la médiation et de s’adresser à différents publics.

Découvrir l’orchestre à la maison sur orchestralab.fr

Sources : Orchestre national d’Île-de-France, Orchestre de chambre de Paris et Orchestre de l’Opéra de Rouen Normandie

Baby Doll, un objet symphonique sans frontières

Imaginé et mis en scène par Marie-Ève Signeyrole, Baby Doll bouleverse avec audace et poésie les codes du concert. La co-production de 7 structures met en musique l’emblématique 7e Symphonie de Beethoven qui croise la route de jeunes femmes migrantes et du musicien Yom, au cœur d’un spectacle singulier qui se présente comme une aventure, et qui marie l’iconique et l’iconoclaste.

Une ambition commune : la création d’un pur objet symphonique

Marie-Ève Signeyrole travaille habituellement beaucoup pour l’opéra. Se confronter à l’espace de l’auditorium, avec des contraintes techniques et scéniques fortes mais aussi stimulantes, l’intéressait particulièrement dans ce projet : pas de fosse d’orchestre, des temps de répétitions plus courts que ceux permis par l’opéra et le théâtre. Ces contraintes semblent imposer des limites, mais permettent la création d’un pur objet symphonique. Pour donner naissance à Baby Doll, cinq prestigieuses maisons se sont réunies, fédérant avec enthousiasme leurs ressources et leurs énergies pour que ce projet hors normes puisse voir le jour. « Seuls, nous n’aurions pas été en mesure de porter un projet de cette envergure, qui est finalement celle d’une petite production d’opéra ou d’une très grosse création de théâtre musical », précise Chrysoline Dupont. L’Orchestre de Paris (Philharmonie de Paris), l’Orchestre national de Metz, l’Orchestre national de Lyon, l’Opéra orchestre national de Montpellier, la Fondation Gulbenkian et l’Opéra de Rouen Normandie se sont unis pour faire advenir ce projet. Toutes ces institutions coproductrices qui accueilleront le spectacle se sont investies dans sa création et accompagnent le projet.

«Prophéties effroyables, vous êtes devenues terrestres, et vous avez été sauvées par la poésie », écrivait Beethoven dans ses Carnets intimes. Sa 7e Symphonie peut-elle devenir demain le porte-voix et l’étendard d’Aya, de Zebida, d’Asma et de ces milliers de femmes syriennes, soudanaises ou afghanes, errant, persécutées, d’une frontière à l’autre ? « Nous avons conscience que c’est assez iconoclaste, mais notre objectif est aussi de montrer comment Beethoven peut résonner aujourd’hui et comment un artiste venu d’un univers totalement différent peut s’approprier ce répertoire. Nous souhaitons que ce projet parle à tous, qu’il ait du sens aussi bien pour un public de mélomanes que de néophytes. L’idée est de penser le concert autrement, de convoquer des artistes qui renouvellent la lecture d’œuvres que nous avons l’habitude d’écouter sans propositions scéniques ou plastiques. Avec un musicien comme Yom et des danseuses, en nous ouvrant à la vidéo et à la singularité du regard de Marie-Ève Signeyrole, nous avons la volonté de décloisonner le genre du concert, d’ouvrir la musique classique à des aventures artistiques inédites, conclut Chrysoline Dupont. Bien sûr, nous sommes conscients de prendre un grand risque. Mais sans risque, pas de création.» [Lola Gruber]

Quand le parcours de migrantes devient un conte musical

Que peut donc raconter la 7e Symphonie sur notre époque troublée ? « Marie-Ève Signeyrole s’est tout de suite emparée de la thématique de la migration, avec cette musique de Beethoven qui symbolise pour une part un idéal européen, se souvient Chrysoline Dupont. À travers cette symphonie, elle a choisi de raconter le parcours de femmes qui quittent leurs pays d’origine – en Afrique subsaharienne, en Asie ou au Moyen-Orient – pour rejoindre l’Europe. Ces femmes sont souvent violées par les passeurs ou, pour éviter d’être violées, sont enceintes lorsqu’elles entreprennent de traverser la Méditerranée. Marie-Ève Signeyrole a été frappée par leurs destins. Elle a réuni leurs histoires et les a retravaillées pour donner naissance à une forme de conte moderne. Il ne s’agit pas de fiction documentaire ou d’un projet politique mais d’un objet symphonique inédit, qui poétise les faits pour rejoindre le domaine du conte. »

Un conte qui sera servi par la force de plusieurs disciplines : le texte, la danse, la vidéo… Deux comédiennes-performeuses dialogueront sur scène, chacune incarnant un destin différent : un destin européen et un destin exilé ou migrant. Un travail de scénographie et de vidéo – avec notamment un vidéaste qui filmera en direct sur le plateau – complétera le dispositif. L’idée de la barrière sera reprise sur scène et rappellera la notion de la frontière : qu’est-ce que la franchir ? ne pas la franchir ? L’accueil ou le refus, la main tendue ou pas… Toutes ces thématiques sont explorées dans le spectacle.

Pour que la magie opère et que Beethoven franchisse lui aussi de nouvelles frontières, restait aussi à créer une rencontre musicale. C’est là qu’interviendra le clarinettiste virtuose et inspiré Yom, qui dialoguera avec l’orchestre sur des motifs beethovéniens. En s’inspirant des motifs mélodiques de la 7e Symphonie, il a composé une partition originale. Des motifs qu’il va autant intégrer que déformer, réorienter vers son propre univers esthétique. Il y aura des chevauchements et des points de rencontre, par exemple des notes tenues après ou avant un mouvement sur lesquelles il pourra improviser, pour ramener à Beethoven. La rencontre est donc doublement déployée : au niveau musical et au niveau scénique.

La distribution

David Reiland (le 13.03)/ Douglas Boyd (les autres concerts)  : Direction musicale
Yom : Clarinette et composition
Régis Huby : Violon ténor, effets
Léo Jassef : Piano
Maxime Zampieri : Grosse caisse symphonique, percussions
Marie-Ève Signeyrole : Conception, livret, mise en scène, scénographie et vidéo
Johanna Faye : Collaboratrice aux mouvements
Laurent La Rosa : Collaborateur artistique à la vidéo
David Garniel : Lumière
Annie Hanauer ; Stencia Yambogaza : Performeuses
Tarek Aït Meddour : Performeur
Benoît Probst – art&Oh : Assistance à la scénographie et Direction technique
Yann Philippe : Régisseur vidéo
Claire Willemann : Cadreuse

Le programme

Beethoven, Symphonie n° 7

Yom, Intermèdes musicaux

La diffusion
  • Vendredi 13 mars, 20h – Orchestre national de Metz à l’Arsenal – Cité musicale (Metz)
  • Mercredi 18 mars, 20h30 – Orchestre de chambre de Paris à la Cité de la musique – Philharmonie (Paris)
  • Vendredi 27 mars, 20h et samedi 28 mars, 18h – Orchestre national de Lyon à l’Auditorium (Lyon)
  • Vendredi 24 et samedi 25 avril, 20h – Opéra-Orchestre national Montpellier au Corum – Opéra Berlioz (Montpellier)
  • Vendredi 11 et samedi 12 décembre – Orchestre de l’Opéra de Rouen Normandie au Théâtre des Arts (Rouen)

Source : Orchestre de chambre de Paris

« Normandie lyrique et symphonique » : une coopération pour renforcer la création et la diffusion musicale

Le 29 mai dernier, Hervé Morin, Président de la Région Normandie, a présenté à l’Opéra de Rouen, en présence de Catherine Morin Desailly, Présidente de la commission culture, tourisme et attractivité du territoire, la nouvelle plateforme régionale « Normandie lyrique et symphonique ». 

Le projet « Normandie lyrique et symphonique »

L’Opéra de Rouen-Normandie, le Théâtre de Caen, et l’Orchestre Régional de Normandie, sous l’impulsion de la Région Normandie, et en concertation avec la DRAC, ont souhaité unir leurs efforts pour produire et diffuser ensemble les œuvres lyriques et orchestrales. Cette coopération culturelle, unique en France, porte le nom de « Normandie lyrique et symphonique ».

La Normandie est dotée de partenaires majeurs qui développent des activités dans les domaines lyrique et symphonique, tel que l’Opéra de Rouen-Normandie, théâtre lyrique d’intérêt national, le Théâtre de Caen, scène lyrique conventionnée, ainsi que l’Orchestre Régional de Normandie. Chacune de ces trois structures développe des projets artistiques singuliers, complémentaires, largement ouverts à la création et au renouvellement des formes, tout en proposant des spectacles pour tous les publics. Sur la saison 2017-2018, les trois partenaires ont totalisé 549 levers de rideaux pour près de 300 000 spectateurs.

À travers la création de la plateforme « Normandie Lyrique et Symphonique­» élaborée conjointement avec l’Etat, ce trio d’excellence s’est lancé dans la co-construction d’un projet artistique ambitieux, orienté vers les territoires, résolument attaché à favoriser les liens entre l’institution et avec les publics dans leur diversité.

La plateforme répond à plusieurs objectifs :

  • Coordonner des projets musicaux dans une synergie des équipes et des moyens
  • Offrir une équité territoriale pour l’accès à la musique
  • Favoriser l’accès du plus grand nombre aux spectacles par des actions de médiation, des actions éducatives, des tarifs préférentiels..
  • Favoriser la mise en valeur du patrimoine normand dans le cadre de la diffusion des projets produits par les trois partenaires au sein de la plateforme
  • Développer la professionnalisation du secteur musical

La Région Normandie affirme ainsi son engagement dans la mise en oeuvre effective des droits culturels, en lien étroit avec l’État et les collectivités dans le cadre de la compétence culturelle partagée. Elle entend également démontrer que l’avenir est à la coopération des forces et des atouts, à la mutualisation des coûts par des coproductions originales. Par ce rapprochement, elle marque son soutien aux initiatives, en accompagnant un projet instrumental innovant, permettant d’aborder tous les formats (de l’ensemble de chambre au grand orchestre symphonique) et tous les répertoires de la musique pour orchestre.

Les productions sont financées conjointement par les partenaires selon leur implication dans chaque projet, et par la Région Normandie, via le Fonds d’aide lyrique et symphonique en Normandie. Créé spécifiquement et adopté en Assemblée plénière le 15 octobre 2018, ce fonds est abondé par la Région à hauteur de 100 000 euros.

Lors de la saison 2017-2018 plusieurs coproductions ont été portées à titre expérimental dans le cadre de cette plateforme.

  • Grande forme lyrique : Opéra : Der Freischutz de Carl Maria von Weber (coproduction : Opéra de Rouen-Normandie, théâtre de Caen. Création au théâtre de Caen les 1er et 3 mars 2019 et reprise les 15 et 17 novembre à l’Opéra de Rouen)
  • Petite forme lyrique : Nahasdzaan ou le monde scintillant, création de Thierry Pécou avec l’Ensemble Variances (nouvelle production de l’Opéra de Rouen-Normandie en coproduction avec le Théâtre de Caen. Création mondiale à l’Opéra de Rouen Normandie les 23et 25 avril 2019 et reprise au Théâtre de Caen le 2 mai 2019)
  • Programme symphonique : Concert Musica Baltica dans le cadre du festival les Boréales à Caen (Orchestre Régional de Normandie et Orchestre de l’Opéra de Rouen-Normandie, Direction : Jean Deroyer, première au théâtre de Caen le 15 novembre 2018)

En outre, la 9ème symphonie de Beethoven est programmée les 2 et 4 juin 2019 à l’Opéra de Rouen-Normandie avec les chœurs de la Région Normandie, l’Orchestre de l’Opéra de Rouen-Normandie, et l’Orchestre Régional de Normandie, sous la direction de Jamie Phillips.

Le soutien de la Région Normandie aux musiques savantes…

Pour 2019, la Région Normandie consacre plus de 10,5 millions d’euros à toutes les musiques savantes, notamment aux grands acteurs du lyrique et du symphonique en Normandie :

  • 7,6 millions destinés à l’Opéra de Rouen-Normandie et à la chapelle Corneille auditorium de Normandie,
  • 1,8 million d’euros pour l’Orchestre régional de Normandie,
  • 515 000 euros pour le Théâtre de Caen,
  • 587 000 euros alloués aux Ensembles et aux festivals de musique classique et contemporaine,
  • 75 000 euros pour l’Académie Bach,
  • 65 000 euros pour la structure l’Art et la manière.
  • La Normandie sera la première Région à prendre en charge, dans le cadre de ses nouvelles compétences, l’organisation et le financement des classes préparatoires à l’enseignement supérieur de la création artistique dans le domaine du spectacle vivant (musique, danse, théâtre). Des crédits de l’Etat seront ensuite transférés après l’adoption d’un Schéma Régional des Enseignements Artistiques.

 

Contact presse :

Laure Wattinne – 02 31 06 78 96 – laure.wattinne@normandie.fr

 

 

Sources : Orchestre Régional Normandie, Région Normandie, Théâtre de Caen, Opéra de Rouen Normandie

Un concert surprise pour une fidélité sans faille à l’orchestre

L’Orchestre de l’Opéra de Rouen Normandie a souhaité mettre à l’honneur son client le plus fidèle en lui offrant un concert surprise chez lui. Les musiciens se sont donc rendus dans la résidence pour personnes âgées où André Junement  vit désormais afin de célébrer  ses 80 ans d’abonnement !

Spectacle insolite et peu commun, le mois dernier dans les salons de la résidence « Les Roses des sables ». Traditionnellement les équipes de l’institution se mobilisent pour fêter les anniversaires de certains résidents. Mais cette dernière réunion a revêtu une émotion particulière. En effet, plusieurs musiciens de l’orchestre de l’Opéra de Rouen Normandie avaient tenu à être présents afin d’honorer un homme, abonné aux spectacles et concerts du Théâtre des arts depuis… quatre-vingts ans ! Assis sur son siège au milieu de ses « compagnons » de résidence, André Junement a les yeux ailleurs pendant une heure. Il est transporté par cette musique classique (concerto Brandebourgeois de Bach, d’une sérénade de Schubert ou encore Nocturnedu quatuor N2 d’Alexandre Borodine…) qui a jalonné sa vie. Ému par ce cadeau que l’orchestre symphonique de Rouen est venu lui livrer pour récompenser 80 ans de fidélité à l’opéra de Rouen, il a les yeux qui brillent et contient ses larmes au souvenir de ce qu’il appelle sa « deuxième maison », dans laquelle il sent qu’il ne pourra plus retourner.

En 80 ans de fidélité à l’Opéra, André Junement était connu de tous les musiciens. Mais résident de « La Rose des sables » depuis 2017, le mélomane de 87 ans ne peut plus, ainsi qu’il l’indique, « assister aux représentations de l’Opéra ». Cette absence n’est pas passée inaperçue parmi les habitués de la salle de spectacle. « C’est Elena Chesneau, deuxième violon dans l’orchestre de l’Opéra qui s’est inquiétée de ne plus le voir, raconte Frédéric Besnier, chef de service de la résidence. Elle a entamé des recherches et a retrouvé André dans notre maison… Elle nous a raconté son histoire et nous avons collaboré afin de monter cette surprise. »

Reportage France 3 Normandie (R. Deh / P. Cornily / B. Stefani / L. Courbe) : https://culturebox.francetvinfo.fr/opera-classique/un-concert-a-la-maison-de-retraite-pour-80-ans-de-fidelite-a-l-opera-de-rouen-271081

André Junement a découvert l’opéra à l’âge de 7 ans quand ses parents ont décidé de l’emmener voir et entendre « Carmen ». Ce coup de foudre a fait de lui un journaliste critique musical.

Disquaire de référence

Et ce Rouennais n’est pas un inconnu pour ceux qui ont suivi l’actualité musicale de la région depuis plusieurs décennies. André Junement est celui qui, en 1961, ouvre le magasin Record Shop, rue Ganterie, puis, comprenant l’importance de l’évolution de la musique de rythme, s’équipe de tous les catalogues anglais pop-rock et prend le risque de se lancer dans le 45 tour simple. Ses conseils avisés en feront la référence locale, toutes oreilles confondues. Le disquaire ferme ses portes en 1985 mais sa passion pour la musique, notamment classique, ne se dément pas. Il écrit toujours, sous forme de brèves, sur le site des Publics de l’Opéra de Rouen.