musique

Kazuki Yamada à la tête de l’OPMC

Kazuki Yamada est le nouveau Directeur Musical de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo. En effet, il vient d’être désigné « Chef Principal invité » de l’Orchestre. Il succédera donc à Gianluigi Gelmetti, qui va progressivement lui laisser la place. Le chef d’orchestre japonais, déjà en poste depuis l’automne 2013, sera donc directeur artistique et musical à partir de septembre 2016. Gianluigi Gilmetti recevra lui le titre de directeur honoraire et continuera à assumer la responsabilité de l’orchestre durant la saison prochaine qu’il a déjà préparée, ce qui devrait permettre une transition en douceur.

Kazuki Yamada est loin d’être un inconnu en principauté, puisqu’il est actuellement le « chef principal invité » du Philharmonique, qu’il a déjà dirigé à plusieurs reprises comme en 2011 en remplacement de Yakov Kreizberg, en 2012 en dirigeant la Symphonie n° 3 de Beethoven, à l’été 2013 pour un concert de gala au Palais princier.

Plus récemment, il a dirigé l’orchestre à l’occasion de la venue de Marion Cotillard pour l’oratorio Jeanne d’Arc au bûcher.

Découvrez Kazuki Yamada dans son interview réalisée la veille de la finale du Concours International de jeunes chefs d’orchestre de Besançon en 2011.

Articles de presse :
France 3
Radio Monaco
Musicologie.org
Res Musica
Royal Monaco

Le site d’Orchestres en fête est ouvert !

Dans moins d’un mois commencera la septième édition d’Orchestres en fête !
A cette occasion, nous avons ouvert le site que vous attendiez tous : Orchestres en fête 2015 !
Comme vous le savez certainement, elle se tiendra cette année du 20 au 29 mars dans toute la France.

Cela commencera par la soirée d’ouverture avec le collectif Culture Bar-bars. Ensemble, nous faisons entrer l’orchestre dans l’espace le plus convivial de la Cité : le bar. Le 20 mars, partout en France et dans la bonne humeur, célébrons le premier jour de cette nouvelle édition d’Orchestres en fête !

Puis grâce au partenariat avec Gares et Connexions, les gares de Dijon, Montpellier, Lyon, Pau, Mulhouse, Strasbourg et Marseille – Saint-Charles se verront envahies par des concerts … déconcertants.

Car en effet, cette année, deux grandes catégories structurent Orchestres en fête :
– l’orchestre des concerts – l’excellence artistique en partage : des programmes prestigieux, des œuvres du patrimoine, d’étonnantes créations… bref, l’orchestre dans toute sa splendeur
– l’orchestre déconcertant   des rencontres avec les artistes, des concerts surprenants, des expériences participatives inattendues… voici l’orchestre comme vous ne l’imaginez pas.

Enfin, pour le week-end de clôture, faites coup-double en venant à la fois découvrir notre manifestation et la Philharmonie de Paris. Le seul risque en allant découvrir ce week-end de folie, c’est de ne pas pouvoir choisir ! Alors pour vous aider, cliquez sur ce petit tableau que nous vous avons concocté (cliquer pour agrandir):

N’oubliez-pas de nous suivre sur Twitter @Orchestr_enfete, Instagram, Pinterest, ainsi que sur notre page Facebook Orchestres en fête pour suivre toute l’actualité et participer à nos jeux en ligne. Suivez le mot-dièse #oef15 ! De nombreux lots sont à gagner, également relayés sur  Le Mag qui vous tiendra au courant de tout dans les rubriques « news » et « les bons plans des orchestres ».

l’Orchestre Symphonique de Bretagne lance son propre label

Le premier disque d’OSB productions, nom du label créé par l’Orchestre symphonique de Bretagne, est sorti le 18 février 2015.

disque OSB productions

Pour ce premier disque consacré à Mozart, l’Orchestre Symphonique de Bretagne a joué sous la direction d’un jeune chef invité, Julien Masmondet et a accueilli le soliste François Dumont, qui a lui-même dédicacé les premiers disques lors des concerts des mercredi 18 et jeudi 19 février à l’opéra de Rennes.

(c) Julien Mignot

(c) Julien Mignot

Rencontre avec Julien Masmondet

Pour revivre l’enregistrement et découvrir le jeune chef d’orchestre Julien Masmondet :

 La presse en parle !

Retrouvez l’interview donnée à Ouest France
Rencontre avec Marc Feldman, administrateur général de l’OSB (site de Rennes).
Breizh info – Article du 22 janvier
Breizh info – Article du 15 février
Le Télégramme
France Musique : « L’Orchestre symphonique de Bretagne créé son propre label. Décryptage d’une pratique qui se généralise »

Et après ?

Clothilde Chéron a posé la question « Quelle suite envisagez-vous de donner à ce premier opus ? » à Marc Feldman, administrateur général de l’OSB.

« Le pianiste François Dumont, étoile montante sur la scène musicale internationale, que nous suivons depuis plusieurs années, et les musiciens de l’Orchestre ont été très satisfaits de la qualité de l’enregistrement. L’équipe est donc partante pour poursuivre l’aventure. Nous allons nous appuyer sur notre programmation et nos interprètes, faire confiance aux jeunes talents pour monter un catalogue dont la découverte devrait réserver de belles surprises. »

L’Orchestre Philharmonique de Liège

L’orchestre

L’Orchestre Philharmonique Royal de Liège est la seule formation symphonique de la Belgique francophone. Il se produit à Liège, dans le cadre prestigieux de la Salle Philharmonique, dans tout le Royaume (à Anvers, Bruxelles, Charleroi, Hasselt, Namur, Saint-Hubert, Sankt-Vith, Verviers, Virton etc.) et dans les grandes salles d’Europe (Amsterdam, Espagne, France…).

liège 2 photos

Le directeur musical

Après des chefs comme Fernand Quinet, Paul Strauss, Pierre Bartholomée ou Louis Langrée qui ont forgé l’identité de l’Orchestre, au carrefour des influences germanique et latine, Christian Arming, directeur musical depuis septembre 2011, pousse les feux de l’excellence et élargit les horizons de l’OPRL.

liège christian arming

La saison

À l’occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, la saison 2014-2015 a pour thème « Guerre(s) et Paix », évoqué par Magnard (Hymne à la justice), Debussy (Berceuse héroïque), Ravel (Concerto pour la main gauche), Nielsen (Symphonie n° 4 « Inextinguible »), Chostakovitch (Symphonie n° 7 « Leningrad »), Khatchaturian (Symphonie avec orgue n° 3), Jongen (Sérénades), Beethoven (Symphonie n° 9), Holst (Les Planètes), Respighi (Sinfonia drammatica), etc.

Depuis près de 15 ans, l’OPRL a pris le parti d’offrir le meilleur de la musique au plus grand nombre, avec des formules originales comme les Concerts du chef, Music Factory, ou les Samedis en famille. L’ambition de l’orchestre est de porter la musique toujours plus près et toujours plus loin : plus près des publics défavorisés ou isolés, plus loin grâce à tous les moyens de diffusion d’aujourd’hui (internet, télévision, radio, CD, DVD…).

 

Les prochains concerts de l’OPRL :
MUSIC FACTORY : LOVE STORYliège musique factory

Le 4 février à 18h30 –  LIÈGE, Salle Philharmonique
L’Orchestre Philharmonique Royal de Liège sera sous la direction de Fayçal Karoui.
Au programme : Roméo et Juliette; de Tchaikovski

FLAGEY PIANO DAYS

liège FLAGEY PIANO DAYS

Le 8 février 2015 à 15h00 – BRUXELLES, Flagey
Artistes : Denis Kozhukhin, piano / Orchestre Philharmonique Royal de Liège
Sous la direction de Fayçal Karoui
Au programme : Roméo et Juliette; de Tchaikovski; Concerto pour piano n° 2 de Brahms.

LES CONCERTS DU CHEF : WAGNER

liège les concerts du chef
Le 22 février 2015 à 16h00 – LIÈGE, Salle Philharmonique
Artistes : Evgeny Nikitin, baryton-basse / Orchestre Philharmonique Royal de Liège
Sous la direction de Christian Arming.
Au programme : WAGNER (extraits de Lohengrin, Le vaisseau fantôme, La Walkyrie, Tannhäuser, Le crépuscule des dieux).

PETROUCHKA

liège TROUCHKA

Le 27 février 2015 à 20h00 – LIÈGE, Salle Philharmonique
Artistes : Iveta Apkalna, orgue / Orchestre Philharmonique Royal de Liège
A la direction : George Pehlivanian.
Au programme : JONGEN (extraits de Tableaux pittoresques) / KHATCHATURIAN (Symphonie n° 3 avec orgue) /
STRAVINSKY (Petrouchka).

LES SAMEDIS EN FAMILLE : PETROUCHKA

liège LES SAMEDIS EN FAMILLE PETROUCHKA

Le 28 février 2015 à 16h00 – LIÈGE, Salle Philharmonique
Artistes : Orchestre Philharmonique Royal de Liège.
A la direction : George Pehlivanian.
Au programme : Petrouchka de STRAVINSKY

PETROUCHKA / DIMANCHE EN FAMILLE

liège PETROUCHKA DIMANCHE EN FAMILLE

Le dimanche 1er mars 2015 à 16h00 – CHARLEROI, Palais des Beaux-Arts
Artistes : Orchestre Philharmonique Royal de Liège
George Pehlivanian, direction
Au programme : Petrouchka de STRAVINSKY

L’ORCHESTRE À LA PORTÉE DES ENFANTS : CARNAVAL

liège L'ORCHESTRE À LA PORTÉE DES ENFANTS CARNAVAL

Le vendredi 06 mars 2015 – 181h00 et 20h00 – LIÈGE, Salle Philharmonique
Artistes : Orchestre Philharmonique Royal de Liège
Abonnement(s): L’Orchestre à la Portée des Enfants

Le samedi 07 mars 2015 à 11h00 et 14h00 – BRUXELLES, Palais des Beaux-arts
Artistes : Orchestre Philharmonique Royal de Liège
Abonnement(s): L’Orchestre à la Portée des Enfants

Rencontre / Paul Daniel, Directeur musical de l’Orchestre National de Bordeaux

Chaque spectacle, chaque concert, chaque soirée est l’occasion d’un rituel. Pour le public, pour le personnel d’une salle, pour les artistes.

Découvrez le très beau teaser de l’Orchestre national Bordeaux Aquitaine et entrez dans la peau (et le rituel !) de son directeur musical, Paul Daniel, guidé par la sublime partition du IIe mouvement de la Ve symphonie de Mahler :

Paul Daniel, directeur musical de l’ONBA
(c) Droits réservés ONBA

(c) Droits réservés ONBA

Après avoir débuté sa formation musicale dans les chœurs de la Cathédrale de Coventry, Paul Daniel poursuit ses études de musique au King’s College de Cambridge et de direction à la Guildhall School of Music and Drama à Londres avec Sir Adrian Boult et Sir Edward Downes. Titulaire des prix « Laurence Olivier Award » pour sa direction d’opéras (1998), « Gramophone » pour ses enregistrements Naxos (1999), et « CBE » du New Year’s Honours List (2000), il a derrière lui une carrière de directeur musical très riche : Directeur musical de Opera Factory (1987-1990), Directeur musical de l’Opera North (1990-1997), Directeur musical de l’English National Opera (1997-2005), Chef principal et conseiller artistique du West Australian Symphony Orchestra (2009-2013), Directeur artistique de la Real Filharmonía de Galice depuis déc. 2012.

Depuis septembre 2013, il est à la tête de l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine.

Il a également été invité à diriger de nombreux ensembles : Philharmonia Orchestra, London Philharmonic, Royal Philharmonic, Orchestra of the Age of Enlightenment (tournée à New York), BBC Symphony (notamment lors des BBC Proms 2005), Orchestre de Paris, New York Philharmonic, Los Angeles Philharmonic, Cleveland Orchestra, Malaysian Philharmonic, Tonhalle-Orchester Zurich, Netherlands Radio Philharmonic, Royal Flanders Philharmonic, City of Birmingham Symphony Orchestra, BBC Philharmonic, Hallé Orchestra, Royal Scottish National Orchestra, Bournemouth Symphony Orchestra, Royal Liverpool Philharmonic, BBC National Orchestra of Wales, National Youth Orchestra of Great Britain, Orchestre Philharmonique de Radio France, Orchestre National de Lyon, Gothenburg Symphony Orchestra, Orchestre de la Suisse Romande, Sydney Symphony, Deutsche Kammerphilharmonie, Orchestre Philharmonique de Liège, Vienna Symphony Orchestra, Essen Philharmonic, Gürzenich Orchester Köln, Leipzig Gewandhaus, mais aussi de nombreux concerts en Grande-Bretagne et lors de festivals (Edimbourg, Strasbourg…), le Hamburg Symphony, le Munich Rundfunkorchester, Tapiola Symphony et le National Youth Orchestra of Great Britain…

Avec l’ONBA, il dirige les concerts Purcell/Mahler avec le Chœur de l’Opéra National de Bordeaux et les solistes Nathalie Stutzmann et Henriette Bonde Hansen (sept. 2013), des extraits de Tannhäuser, La Walkyrie, Le Crépuscule des dieux, soliste Heidi Melton (oct. 2013), Coates/Mendelssohn/Haydn, soliste Nemanja Radulovic (janv. 2014), Ravel/Messiaen, solistes Bertrand Chamayou et Cynthia Millar à Bordeaux et à Toulouse (fév. 2014), l’Acte III de Siegfried de Wagner (avril 2014), Bordeaux fête le vin avec Dee Dee Bridgewater (juin 2014)…

Différents projets sont en cours d’élaboration : Une série de concerts symphoniques : Greenwood/Mahler, Dean/Beethoven (déc. 2014), La Damnation de Faust en version de concert (fév. 2015), Brahms-Sibelius (avril 2015), la 9e Symphonie de Beethoven (juin 2015) qui donnera lieu à la manifestation Tutti ! Place de la Comédie.
La Bohème est le premier opéra dirigé à l’Opéra National de Bordeaux par Paul Daniel.

Retrouvez Paul Daniel dans son prochain concert avec l’orchestre : Dean / Beethoven (plus d’informations).

Projet participatif «Ring» – Orchestre de Chambre de Paris

Lundi 26 à 15 heures et Mardi 27 mai à 19 heures, l’Amphithéâtre de la Cité de la Musique accueille la restitution du projet éducatif et participatif « Ring », soit une adaptation de la Tétralogie de Richard Wagner réalisée par des élèves de 5ème, trois de leurs professeurs et trois musiciens de l’Orchestre de Chambre de Paris.

Projet "Ring" - (c) Association Françaises des Orchestres - 2014

Projet « Ring » – (c) Association Française des Orchestres – 2014

Résumer l’Anneau des Nibelungen de Wagner en une petite heure et en réécrire le dernier volet, voilà le projet auquel ont travaillé des élèves de 5ème du Collège Guillaume Budé (Paris 19°), un professeur de musique, un professeur de français, un professeur d’arts plastiques et trois musiciens de l’Orchestre de Chambre de Paris (Etienne Cardoze au violoncelle, Florent Pujuila à la clarinette et Ricardo Delgado à la contrebasse). Projet très ambitieux, puisqu’il s’agissait pour les élèves de s’approprier et de restituer à leur manière une épopée des plus complexes, mettant en scène une galerie de personnages extrêmement riche et mouvante… et, au total, 15 heures de musique !

Projet "Ring" - (c) Association Françaises des Orchestres - 2014

Projet « Ring » – (c) Association Française des Orchestres – 2014

Projet "Ring" - (c) Association Françaises des Orchestres - 2014

Projet « Ring » – (c) Association Française des Orchestres – 2014

Réalisé entre octobre 2013 et mai 2014, ce projet éducatif et participatif multifacette a fait appel à la fois l’imagination rédactionnelle des enfants, à leur créativité sonore et graphique et les a amenés à travailler leur expression.

Auprès de leurs professeurs de musique et de français, les élèves ont étudié la Tétralogie et ses thèmes musicaux. En s’appuyant sur les éléments de la mythologie germanique ayant servi de trame à Wagner pour construire son œuvre, ils ont résumé les quatre opéras en une suite d’étapes-clés, ont réécrit les textes et, pour finir, ont repris Le Crépuscule des Dieux à leur manière, car la fin du Ring ne leur plaisait guère.

Les collégiens ont également suivi des ateliers participatifs avec les musiciens, afin d’identifier les différents leitmotivs employés par le compositeur pour ponctuer l’histoire et les intégrer dans leur propre création et  afin d’étudier les mélodies et les rythmes et d’aborder la pratique musicale, par le biais des percussions corporelles.

Enfin, pour illustrer les différentes scènes de leur travail, ils ont imaginé des décors figuratifs et abstraits.

Projet "Ring" - (c) Association Françaises des Orchestres - 2014

Projet « Ring » – (c) Association Française des Orchestres – 2014

Le projet Ring s’inscrit dans le cadre de la 5ème édition du programme l’Art pour Grandir, initiative de la Ville de Paris ayant pour objectif de favoriser l’accès des enfants à la culture et de leur offrir la possibilité de se familiariser avec les différentes formes d’expression artistique (musique, littérature, cinéma, art contemporain, théâtre, danse, architecture, photographie, arts du cirque, etc.) en leur faisant rencontrer des œuvres, artistes, pratiques et en leur ouvrant les portes d’institutions culturelles. Les divers projets mis en œuvre sont co-construits par les équipes éducatives des établissements scolaires ou centres de loisirs impliqués et les professionnels des institutions culturelles partenaires. Chaque programme est conçu comme un parcours sur une ou plusieurs années scolaires..

En 2013–2014, l’Art pour Grandir a rassemblé 431 écoles (dont 3 centres scolaires en hôpital et 73 associations ou établissements culturels), 61 collèges dont 4 lycées professionnels et 140 centres de loisirs.

Pour découvrir l’aboutissement du projet Ring rendez-vous aujourd’hui même à la Cité de la Musique, à 19 heures. Il reste de la place !

Retrouvez l’Orchestre de Chambre de Paris :
Sur son site : http://www.orchestredechambredeparis.com/
Sur facebook : https://www.facebook.com/pages/Orchestre-de-chambre-de-Paris/130521883686030?fref=nf
Sur Twitter : https://twitter.com/orchambreparis

Consultation nationale sur l’éducation artistique et culturelle – Document stratégique

ASSOCIATION FRANÇAISE DES ORCHESTRES

Consultation nationale sur l’éducation artistique et culturelle :

« Pour un accès de tous les jeunes à l’art et à la culture »

Contribution de l’Association Française des Orchestres (AFO) – Philippe Fanjas – Décembre 2012.

Les acteurs culturels et notamment les orchestres membres de l’AFO ont un avis partagé sur la Consultation nationale sur l’éducation artistique et culturelle : les délais sont extrêmement courts ; le sujet est récurrent depuis 50 ans, sans que les initiatives successives aient pu se pérenniser ; ce thème leur semble devoir faire l’objet d’une concertation et d’un affichage fort associant plusieurs ministères parmi lesquels ceux de la Culture, de l’Éducation nationale, de la ville et de la décentralisation.
Le travail des orchestres dans ce domaine se heurte à de nombreuses difficultés parmi lesquelles : des relations trop complexes avec l’Éducation nationale – alors même que de nombreux enseignants et directeurs d’établissements militants sont très souvent partenaires –, et des financements insuffisants – souvent compris comme des variables d’ajustement.
Pour ces raisons, les orchestres participent à la consultation en cours, en espérant vivement qu’elle produise des effets concrets et durables.

Les orchestres appellent à ce que les actions artistiques et culturelles soient déclarées enjeu national. Ils appellent à la continuité des projets et à des financements pérennes, permettant ainsi à des initiatives multiples de se développer pleinement et de produire les effets que l’on attend d’elles.

CONTEXTUALISATION DES PROGRAMMES D’ÉDUCATION ARTISTIQUE ET CULTURELLE

Les orchestres membres de l’Association Française des Orchestres sont depuis plus de 20 ans les acteurs d’une réflexion approfondie et de projets ambitieux destinés à faciliter « l’accès de tous les jeunes à l’art et à la culture ».
Plus généralement, leurs actions s’inscrivent dans le cadre d’un élargissement de leur fonction première de créateurs, producteurs et diffuseurs de musique instrumentale, et doivent être comprises comme traduisant leur présence active sur leur territoire d’implantation au service de tous les publics. Ainsi, si les orchestres contribuent à l’éducation artistique et culturelle en proposant aux acteurs de l’Éducation nationale de très nombreuses ressources, il est essentiel de rappeler que leurs interventions se situent aussi au-delà, ou ailleurs, que dans le domaine de l’éducation stricto sensu : l’orchestre est un acteur citoyen participant à la vie d’un territoire dans toutes ses composantes.
Leurs programmes d’intervention se fondent sur cette réalité de terrain, avec dans tous les cas un objectif prioritaire en même temps qu’un instrument privilégié d’intervention : l’écoute de la musique vivante.

Cela se concrétise par un travail éducatif et de sensibilisation, dans les champs artistique, culturel et social, à l’attention des jeunes comme des adultes et du troisième âge, dans le temps scolaire et hors temps scolaire, dans la salle de concert et dans tous autres lieux, pour des publics empêchés comme au sein de l’hôpital ou des prisons, dans les quartiers défavorisés, en partenariat avec d’autres acteurs associatifs, institutionnels,sociaux, et cette énumération n’est pas exhaustive. 

En 2003, l’AFO témoignait de ce travail en publiant le livre « Prêtez l’oreille ! Livre blanc des actions éducatives des orchestres », diffusé par la Documentation française. Elle soulignait alors que ces actions étaient nées dans les années 1990 de l’initiative des orchestres et non d’un plan national, réaffirmant ainsi l’importance primordiale de l’initiative et de l’intervention artistiques, fussent-elles institutionnelles en même temps qu’individuelles.

Les questions posées par la consultation nationale sur l’éducation artistique et culturelle de 2012 sont une formulation nouvelle de questions récurrentes et particulièrement importantes, objet de débats incessants entre l’État et les collectivités territoriales, entre administrations publiques et acteurs de terrain, entre professionnels enfin.
Il faut noter que l’une des principales difficultés est celle de trouver des termes communs qui soient compris de la même façon par chacun des milieux professionnels impliqués (ainsi que par les publics auxquels in fine ils s’adressent). Ainsi, concernant les acteurs, il est essentiel de ne pas confondre les compétences et donc le rôle des artistes, des enseignants, des éducateurs et des médiateurs.
De même quant au terme « éduquer », nous retiendrons ici la formulation d’Olivier Reboul1 : « L’éducation, dans tous les domaines, depuis la naissance jusqu’au dernier jour, c’est apprendre à être homme ».
Nous comprenons la consultation en cours comme ayant pour objet de faire émerger et reconnaitre les rôles de chacun des acteurs du grand projet de permettre l’accès de tous les jeunes à l’art et à la culture. Le travail sera d’autant plus facilité si les rôles possibles et souhaitables de chacun sont reconnus par tous.

Que sont les orchestres ?

Les orchestres sont les interprètes en collectif d’une musique complexe, principalement instrumentale et donc abstraite ; cette forme artistique demande du temps pour l’entendre et pour l’apprécier, elle exige de la disponibilité ou peut-être seulement de la curiosité. On sait aussi qu’elle peut produire un effet immédiat d’adhésion lorsqu’elle touche directement les sens.
L’orchestre est donc une entité artistique, composée d’individualités artistiques. Chacune joue seul et avec les autres, généralement sous la conduite d’un chef qui incarne l’autorité qui conduit le groupe, mais aussi la transcendance qui fait que chaque individu se dépasse dans l’interprétation collective. La figure du chef est un emblème rendant parfois simpliste la lecture symbolique que l’on a de ce groupe de personnalités, et ce symbole fait effet tant sur les musiciens eux-mêmes que sur le public et les partenaires privés et publics. Cette image de l’orchestre et de son chef s’est profondément modifiée dans la dernière décennie. L’artiste, seul ou au sein d’un collectif – apparaissant sur la scène éclairée face à la salle plongée dans le noir propice à l’écoute attentive, ou à la vénération – n’est plus à l’abri des turbulences de la société contemporaine, de sa frénésie, de ses crises.
Les orchestres ont donc vu leur modèle se transformer profondément, suivant les évolutions considérables et rapides de nos sociétés dans la deuxième moitié du XXème siècle. La musique orchestrale n’est plus l’apanage de la bourgeoisie du XIXème siècle réendossant l’un des attributs de l’aristocratie, en s’appropriant la musique classique et le rituel social qui l’accompagnait. Le partage d’une culture dominante n’est plus vrai. L’éclatement des pratiques culturelles et de divertissement et l’éclectisme des goûts musicaux caractérisent le public d’aujourd’hui, faisant écho à une très grande segmentation. Poids grandissant de l’image, technologies numériques de l’information et de la communication, volatilité du public, tout cela conduit inexorablement à une transformation profonde du rapport à ce que sont les orchestres.
Les orchestres entendent ces mutations. Ils s’affirment aujourd’hui comme des acteurs citoyens de la vie des territoires, dans toutes leurs dimensions. La première est celle de la relation aux publics, acquis, comme à conquérir. Les orchestres participent aussi de la vitalité des territoires en générant des emplois directs et indirects et en contribuant à l’image et à la notoriété d’un ensemble urbain. Ils accompagnent aussi le projet politique, compris dans le sens le plus noble comme contribution à la vie de la Cité.

Dans ces mêmes 20 dernières années, les ministres de la culture successifs ont inscrit un certain nombre de normes concernant les orchestres dans des documents de portée générale repris dans les textes conventionnels cosignés par les différents financeurs des orchestres. Ces documents expriment les transformations des politiques culturelles. Les orchestres ont ainsi vu les subventions qui leur sont versées correspondre à des missions de service public de plus en plus nombreuses et couvrant un champ de plus en plus large – au risque d’ailleurs d’une atténuation de la place des enjeux artistiques. Ainsi la Charte des missions de service public de 1998, qui énonce quatre responsabilités principales pour les structures subventionnées par l’Etat : responsabilité artistique, responsabilité territoriale, responsabilité sociale et responsabilité professionnelle. Les deux dernières étaient nouvelles dans le vocabulaire de l’administration centrale. Elles sont intégrées dans le Cahier des missions et des charges du réseau des orchestres en régions de 2010.

On le voit, l’image traditionnelle et rassurante de l’orchestre compris seulement comme un instrument de musique – et c’est déjà beaucoup – s’estompe et se complexifie. Cette situation peut contribuer à expliquer le développement des Actions éducatives.

L’orchestre est bien devenu un acteur citoyen participant à la vie d’un territoire dans toutes ses
composantes.

Les projets artistiques et culturels conduits par les orchestres répondent à des objectifs multiples. Ils dépendent des institutions, de leurs partenaires, et des artistes eux-mêmes.

Quels sont leurs objectifs en matière d’action artistique et culturelle ?

A. Favoriser la fréquentation
Dans des temps de difficultés financières, augmenter la fréquentation des salles de concert peut être une justification aux projets éducatifs, compris comme un complément au travail de communication et de marketing. Cet objectif ne résiste pas longtemps à la réflexion : Constater à court terme une augmentation de la fréquentation comme résultat d’un programme éducatif n’est pas prouvé et pas démontrable. Espérer que l’enfant d’aujourd’hui sera un spectateur ou un auditeur assidu à long terme n’est pas non plus mesurable.

B. Légitimer
On entend souvent dire que la culture coûte cher. En disant cela on oublie aussi souvent de dire que l’absence de culture coûte plus cher encore. En Europe où les fonds publics restent majoritaires dans le financement de la culture, la question de la légitimité est centrale : quelles sont les raisons pour lesquelles l’État, les régions, les villes, vont continuer à participer au financement des orchestres permanents ? La question se pose de la même manière lorsqu’il s’agit de financement privé.

    • 1) Légitimer l’institution par sa présence physique sur un territoire
      L’orchestre est dans la Cité. Il ne peut pas ne pas nouer une relation avec ce territoire et ses habitants. Si l’on veut assoir la présence de l’orchestre, la rendre «naturelle» en quelque sorte, les populations doivent pouvoir s’approprier sa présence, le considérer comme sien, au sein de son paysage quotidien. Comme l’église, la mairie ou l’école, la présence physique du musée ou de la salle de concert aide à son incarnation car ce que l’on voit et que l’on touche existe davantage et se comprend plus rapidement que le son. Or la musique est volatile et les salles de concert sont encore trop peu nombreuses et pas toujours conçues ou comprises comme des lieux de vie et d’accueil.
    • 2) Légitimer l’utilisation des fonds publics et privés
      La légitimation de l’institution sur son territoire va de pair avec la légitimation de l’utilisation des fonds publics. Les subventions proviennent de l’impôt : combien permettent-elles de concerts, de quelle qualité, et surtout à l’attention de quelle population ? Un concert de musique symphonique n’attirera jamais les mêmes quantités de passionnés qu’une émission de téléréalité. Il convient de se méfier du fantasme de la notoriété populaire, qui peut porter les professionnels comme les élus qui les financent à verser dans le populisme. Or, parce qu’une forme d’expression artistique deviendrait moins populaire, serait-elle pour autant moins «utile» à la société ? La musique, qui demande seulement un peu de curiosité pour l’apprécier, est fondamentale à nos vies. Les orchestres attendent des décideurs publics qu’ils encouragent la nécessaire préservation d’une culture dite savante, ce qui n’est pas faire l’éloge du conservatisme mais de la richesse du legs des créateurs. Ils s’engagent parallèlement à partager cette culture avec le plus grand nombre. Les partenaires privés ont les mêmes exigences de légitimité de leurs actions de mécénat. En France, le mécénat dédié aux actions sociales l’emporte depuis 2010 sur le mécénat culturel. Cette donnée doit être prise en compte et les projets éducatifs et sociaux font aujourd’hui l’objet d’une aide en mécénat plus importante que la production artistique elle même.

De la question de la légitimité découle celle de l’évaluation. Si ce sujet est d’une actualité brûlante en France et
en Europe, les moyens d’une évaluation adaptée et probante sont encore à débattre. Les analyses des activités
des orchestres ne peuvent se limiter aux seuls critères quantitatifs.

C. Favoriser l’écoute du concert / donner à entendre
Les actions éducatives et culturelles visent principalement à favoriser l’abord du concert symphonique. Cela impose notamment qu’il existe toujours un lien entre les actions et le «vrai concert live» lui-même. Un atelier ou un documentaire sur une oeuvre musicale doivent être complétés par la confrontation du public à la réalité, qui n’est perceptible qu’à l’occasion du concert lui-même. Les actions doivent donc permettre l’approche de la musique vivante, interprétée de façon collective par un groupe important d’artistes, qui constituent une micro société. Chacune de ces caractéristiques peut être mise en avant et « décodée » grâce aux programmes éducatifs des orchestres.
Priment aujourd’hui l’immédiateté des sensations et leur violence, l’approbation du plus grand nombre et un consumérisme acharné. Il est fort probable que l’omnipotence de l’image – encore renforcée par les évolutions techniques dispensatrices de sensations démultipliées avec la 3D par exemple – détruit plus radicalement l’impact d’un concert de musique classique que la supposée impuissance des acteurs eux-mêmes à se remettre en cause.
Deux objectifs sont donc mis en avant, presque à contre courant des caractéristiques du modernisme du XXIème siècle : le temps (le temps de l’écoute, le temps du ressenti, le temps de l’apprivoisement des formes, etc.), et la perception sensible individuelle et collective.

D. Participer à l’intégration sociale
La musique (l’orchestre) comme moyen d’expression personnelle et outil d’intégration sociale
L’expression personnelle de l’enfant, au sein d’ateliers musicaux créatifs et participatifs, est déterminante dans de nombreux cas pour l’épanouissement de l’enfant. En créant en groupe, il s’agit de laisser émerger les idées de chacun, d’entendre les idées des autres, de prendre plus d’assurance en soi pour enfin jouer ensemble. Bien entendu, donner accès aux enfants à une forme de culture à laquelle ils pensaient ne pas avoir accès est également un facteur d’intégration sociale. De plus, l’orchestre est l’archétype du travail collectif, qui signifie écouter l’autre, apprendre à se situer par rapport à lui, considéré comme un partenaire dans la réalisation d’un projet de groupe. Cela peut vouloir dire aussi s’intéresser à l’orchestre comme à une micro société, avec son organisation interne, ses conflits et les modes de résolution des conflits, les effets des relations interindividuelles sur le groupe, le rôle du leader. Travailler sur ces caractéristiques peut constituer un objectif pédagogique.

E. Générer une société plus inventive, plus libre, plus créatrice via la musique ?
On peut invoquer le caractère utilitaire de la créativité, en estimant qu’un individu créatif le sera dans tous les domaines. Une vision humaniste permet d’affirmer que la créativité mise en oeuvre rend plus libre, et donc plus humain.
Partager est sans doute un autre terme clé. La mission de l’orchestre et de ses musiciens, c’est d’organiser et gérer un partage qui prend des formes multiples : de l’institution vers les enfants et les adultes, formés ou non, favorisés et défavorisés ; de l’artiste professionnel vers ceux qui ne le sont pas ; entre participants aux actions éducatives, et par exemple des adultes vers les enfants ; des participants vers leurs animateurs ; entre cultures et entre générations ; des musiciens vers le public bien entendu, mais aussi, et il ne faut pas l’oublier, du public vers les musiciens (les artistes sortent toujours transformés par les projets éducatifs auxquels ils ont participé).

NOS PRÉCONISATIONS DANS LE CADRE DE LA CONSULTATION

Nos réponses sont inscrites dans le cadre des 5 thématiques mais concernent souvent plusieurs d’entre elles.

1. Développer et articuler les actions proposées aux jeunes pendant leurs différents temps de vie

Concertation et coordination :
Les orchestres interviennent dans leur champ de compétence et les actions qu’ils conduisent sont complémentaires de celles d’autres acteurs. Améliorer les partenariats, quelle qu’en soit la nature, et parvenir à construire des parcours, supposerait une coordination effective. L’exemple de cette coordination pourrait être donné par l’institutionnalisation d’un comité paritaire Éducation nationale et Culture au niveau central, dupliqué au niveau de chaque Région. Les acteurs culturels y seraient associés, institutions et/ou artistes.

Les médiateurs, acteurs essentiels :
Les musiciens participent en tant qu’artistes à la plupart des actions artistiques et culturelles. Mais l’intervention de médiateurs est indispensable. Leur positionnement, la force et la richesse de leur métier, résident dans le fait de n’être ni musiciens, ni enseignants ; loin d’être une faiblesse, cette situation les positionne comme les artisans essentiels à l’impulsion et à la coordination du travail de chacun au profit du public acquis comme à conquérir. La reconnaissance de leur rôle doit être plus forte tant au sein des institutions culturelles elles-mêmes qu’à l’extérieur. Si les Actions artistiques et culturelles sont bien intégrées au projet de l’institution elle-même, les médiateurs doivent être associés au plus près à l’élaboration de la programmation et à la planification des activités.

Au sein des conservatoires, il est souhaitable que la médiation puisse être enseignée en tant que telle, et que la fonction de médiateur soit envisageable comme un débouché professionnel possible et reconnu comme très honorable. Leurs compétences doivent être des plus larges : leur maitrise instrumentale, la musicologie et l’analyse musicale sont déterminantes, mais aussi l’expression orale et scénique, la pédagogie, la connaissance des réseaux et dispositifs, la capacité à développer des relations tant avec les acteurs au sein de l’Éducation nationale qu’avec les élus et les administrations locales. Leur capacité à comprendre des mécènes potentiels et à échanger avec eux est également nécessaire. Ils doivent faire preuve de capacités d’invention et d’innovation. On le voit avec cette énumération partielle, le métier de médiateur doit s’exercer dans des postes à responsabilité. C’est là la condition à une intégration réussie au sein des équipes de gestion et à une vraie reconnaissance par les artistes et les directeurs musicaux avec lesquels ils sont appelés à travailler.

2. Favoriser une approche territoriale et partenariale de l’éducation artistique et culturelle

Aucun projet éducatif ne peut aboutir sans approche territoriale et partenariale. Une partie des difficultés réside actuellement dans leur mise en oeuvre.

La territorialisation :
Les orchestres sont déjà partenaires des réseaux de diffusion à l’échelle régionale, par exemple les Scènes nationales, mais avec des succès divers selon les contextes locales. Il convient donc d’encourager fortement les partenariats entre les orchestres et les lieux d’accueil dans le domaine des Actions éducatives et culturelles, dans une logique de co-construction, et au service d’une meilleure appréhension de la musique et de ses ressources éducatives et culturelles. De même, il convient de rappeler ici que les Actions éducatives et culturelles doivent se construire en étroite collaboration avec les politiques territoriales, dont les politiques de la ville.

La mutualisation :
La mutualisation des expériences et des savoirs
Le rôle des réseaux comme l’Association Française des Orchestres (ou Accord Majeur) est incontournable. L’AFO a la volonté et la capacité à favoriser la mutualisation des idées et des moyens. Citons par exemple :
– Orchestres en fête qui contribue à une meilleure connaissance de ces programmes dans et hors le temps scolaire ;
– Une base de données synthétisant chaque année les programmes d’action artistique et culturelle proposés par les orchestres, à l’instar de l’annexe jointe ici ;
– Le recensement et la mise en ligne des commandes d’oeuvres pour orchestre spécialement dédiées au jeune public ou didactiques, comprenant toutes mentions utiles dont la nomenclature requise ;
– Une bourse aux projets : un site de partage d’informations permettant de recueillir des propositions de toute provenance, et mises à disposition des orchestres et des opérateurs eux-mêmes, tant aux niveaux national que régional qu’européen.
Ces préconisations permettront la mise en oeuvre de plusieurs recommandations du document stratégique de l’AFO Orchestres 2020 parmi lesquelles :
– La réalisation de co-commandes ;
– La mise en partage des livrets pédagogiques.

La politique éditoriale
La mutualisation par l’AFO peut faciliter la co-édition d’ouvrages destinés au jeune public comme de textes de vulgarisation sur l’orchestre. Déjà réalisée dans le passé, cette activité peut se développer encore. Sont envisageables livres et livres-disques en version imprimée et numérique.

L’évaluation :
Les actions artistiques et culturelles souffrent d’une évaluation pour l’instant incomplète et souvent maladroite, passant par l’examen exclusif de données chiffrées. L’AFO travaille sur ce sujet et une journée de formation y sera consacrée en début d’année 2013, dans la perspective de dégager des critères qualitatifs d’analyse, utilisables par l’ensemble des partenaires concernés.

3. Prendre en compte la diversité des modes d’accès des jeunes à l’art et à la culture

La petite enfance :
L’émergence de projets dédiés aux tout petits est récente dans les orchestres mais se développe considérablement. Parvenir à concerner et toucher les plus jeunes est l’un des axes sur lesquels les orchestres travaillent.

Rôle des pratiques amateurs :
Nombreuses sont les difficultés qui font obstacle à un rapprochement entre les amateurs et les professionnels, et notamment celles liées au droit du travail. Néanmoins, la mise en oeuvre croissante de projets participatifs par les orchestres se révèle très efficace au succès de productions associant musiciens professionnels et amateurs de tous âges et tous horizons lors d’ateliers et de concerts publics.

4. Le numérique et les nouveaux médias : quelle place dans l’éducation artistique et culturelle ?
Le développement de projets innovants coûte très cher et s’oppose pour l’heure à la concrétisation de nombreux projets fréquemment discutés au sein de l’AFO. Ici encore, la mutualisation pourrait constituer une solution permettant de construire des outils à vocation pédagogique à l’usage des enfants et des adultes, des enseignants et des parents. L’une des ressources pourrait être celle de partenariats avec des industriels en mécénat de compétence. Aucun de ces projets ne sera développé sans une forte implication des pédagogues, des musiciens et des médiateurs. Concernant les musiciens, ces projets pourraient aujourd’hui entrer dans le cadre des nouveaux accords audiovisuels.

La télévision publique étant hélas inopérante ici, la préférence sera donnée à des partenaires plus souples et créatifs dans le domaine du numérique. La création de France TV éducation soulève des espoirs, mais ce projet ne sera utile que si son contenu est lié à des productions spécifiques, consécutives à des concertations approfondies avec les acteurs des actions éducatives et culturelles.

5. Mieux former les acteurs
Ce thème a été évoqué plus haut à propos des médiateurs. L’AFO a développé une offre de formation professionnelle pour les musiciens d’orchestre sur le thème des actions éducatives dont de nombreux orchestres ont déjà bénéficié. L’offre de formation 2013 intègre les thèmes suivants : l’évaluation des projets éducatifs ; une approche des actions éducatives par la créativité ; l’improvisation musicale au service d’un projet éducatif ; l’intervention auprès de publics empêchés, en milieu hospitalier ou carcéral ; l’expression verbale et corporelle ou comment occuper la scène.

Ces thèmes de formation font partie de ceux sur lesquels les établissements d’enseignement spécialisés pourraient intervenir, dans le cadre d’une extension des compétences des jeunes musiciens et d’une « intégration » plus facile de leur rôle éducatif vers des publics non musiciens. C’est là l’une des principales conditions à une évolution du métier de musicien d’orchestre et l’une des conditions de réalisation des projets au sein des orchestres membres de l’AFO.

Conclusion
Pour conclure, nous souhaiterions pouvoir répondre à cette interrogation constante qui est la nôtre : pourquoi la saisine du sujet de l’éducation artistique et culturelle est-elle récurrente depuis des décennies et pourquoi son financement est-il si faible, et lorsqu’il existe, si fragile et soumis aux aléas politiques ? Le sujet fait l’objet d’invocations mais rarement de progrès durables dans le temps.
Nous souhaitons qu’il soit considéré comme l’une des priorités nationales et européennes, et prenne une visibilité publique qui consolide les enjeux qu’il représente. Faut-il créer un label national affichant ainsi l’intention, les collaborations interministérielles, et la mise en oeuvre des moyens indispensables à sa réussite ? 

Afin d’offrir un complément d’information utile à toute personne travaillant sur le sujet des Actions éducatives et culturelles au sein des orchestres, 4 annexes sont jointes à notre réponse :
– Un essai de typologie des actions conduites et un descriptif des modalités d’intervention ;
– Un descriptif des programmes culturels des orchestres pour la saison 2012 – 2013 ;
– Un descriptif des actions culturelles développées dans le cadre d’Orchestres en fête ! entre 2008 et 2012 ;
– Orchestres 2020, document stratégique de l’Association Française des Orchestres publié à l’automne 2012, qui comprend nombre de préconisations intéressant la consultation en cours.

Télécharger le dossier « Consultation nationale sur l’éducation artistique et culturelle »

Télécharger le dossier « L’orchestre permanent – Orchestres 2020 – Document stratégique »

Télécharger les annexes