insertion professionnelle

Les suites du tremplin de jeunes cheffes d’orchestre

Que deviennent- les jeunes cheffes d’orchestre entendues à la Philharmonie de Paris en novembre 2018 ?
Le tremplin de jeunes cheffes d’orchestre
Le tremplin a été organisé par la Philharmonie de Paris, l’Association Française des orchestres et l’Orchestre de Picardie le 23 novembre 2018 à la Philharmonie de Paris, dans le cadre d’Orchestres en fête !.

Avec la volonté d’agir en faveur de l’égalité femmes-hommes au sein de ses orchestres membres, l’Association Française des Orchestres a pris part à l’organisation du premier tremplin international pour jeunes cheffes d’orchestre organisé en France. Cette journée avait pour but de mettre en lumière le travail de six jeunes femmes pratiquant la direction d’orchestre sélectionnées sur dossier. A l’issue du tremplin, l’AFO a souhaité proposer un accompagnement aux jeunes filles via des offres de collaboration de ses membres sur des projets artistiques intégrés aux saisons.

Pour mémoire, les six candidates étaient les suivantes :
– Chloé Dufresne
– Sora Elisabeth Lee
– Holly Choe
– Nil Venditti
– Gabriella Teychenné
– Lucie Leguay

Et après ? 

Suite à ce tremplin, voici quelques projets qui, à ce jour, ont été proposés aux jeunes filles :

  • Suite à la victoire à un concours spécifique, Lucie Leguay devient chef.fe assistant.e auprès de trois orchestres membres de l’AFO pour la saison 19-20 :  l’Orchestre de Picardie, l’Orchestre national d’Île-de-France et l’Orchestre national de Lille.
  • Sora Elisabeth Lee dirigera trois concerts avec l’Orchestre philharmonique de Strasbourg en septembre 2019 et deux concerts jeune public avec l’Orchestre de chambre de Paris en mai 2019.
  • L’Auditorium-Orchestre national de Lyon propose un accompagnement professionnel à Holly Choe et Lucie Leguay
  • Chloé Dufresne dirigera, aux côtés de Pierre Dumoussand, la nouvelle coproduction du centre français de promotion lyrique : Le Voyage dans la Lune d’Offenbach, sur plusieurs dates de la tournée.

[article non définitif à vocation d’être complété prochainement par l’annonce d’autres projets]

Insertion professionnelle / Side by Side à Lyon

Le projet Side by Side vise à donner aux étudiants du CNSMD de Lyon une expérience supplémentaire dans le travail de musicien d’orchestre. Ce métier ne consiste pas seulement à jouer d’un instrument au plus haut niveau. Être musicien d’orchestre requiert de nombreux autres talents, une écoute, une adaptabilité, une discipline de pupitre, une capacité à réagir en groupe. C’est cette expérience que les musiciens de l’Orchestre national de Lyon partagent côte à côte, au pupitre, avec les étudiants lors d’une semaine de tutorat que conclura ce concert.

Après un premier essai réussi (à retrouver ici), voici la version 2017 !

Au programme, la grandiose Septième Symphonie de Mahler, plus de 130 exécutants sur scène dont une mandoline et une guitare, et un concert gratuit !

CNSMDL et ONL réunis pour un concert unique

Un projet de formation inédit

En janvier dernier, l’Orchestre National de Lyon et l’Orchestre du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon (CNSMDL) étaient réunis sous la baguette de Leonard Slatkin pour un programme placé sous le signe de la transmission symphonique et de la solidarité musicale.

Une semaine de travail en commun a abouti à un concert inédit. En ouverture, les étudiants seuls ont interprété Timepiece de Cindy McTee, œuvre pleine d’humour et de contrastes, exigeante sur le plan technique et rythmique. Puis les musiciens de l’ONL — dont le violoncelliste solo Edouard Sapey-Triomphe, également enseignant au CNSMD de Lyon — ont rejoint les étudiants pour le Concerto de Dvořák. Frisson garanti avec cette œuvre au succès immédiat jamais démenti, où le violoncelle se fait tour à tour fougueux, passionné, émouvant ou révolté. La Symphonie n°5 de Chostakovitch écrite en pleine période des purges staliniennes alors que l’auteur se sait menacé est porteuse elle-aussi d’une incroyable tension émotionnelle. L’interprétation de ce 20 janvier a enthousiasmé le public — une salle comble et a parachevé ce programme placé sous le signe du partage et d’une dynamique d’insertion professionnelle.

En effet, les jeunes étudiants du Conservatoire étaient « accueillis comme leurs pairs par leurs aînés » comme l’explique Géry Moutier, directeur de l’institution. Le temps d’un concert, 60 étudiants intègrent l’orchestre et travaillent dans un cadre professionnel, sous la direction du maestro Leonard Slatkin. Un moment de formation unique, qui enrichit autant les futurs professionnels que les musiciens permanents.

L’ART DE LA TRANSMISSION – LEONARD SLATKIN

« C’est ici l’occasion de mener un projet qui me tient particulièrement à cœur : l’accueil d’étudiants du CNSMD de Lyon au sein de notre orchestre. Le monde de l’orchestre a considérablement évolué en 20 ans. La compétition pour obtenir un poste est encore plus difficile, notre métier s’est enrichi de nouvelles facettes, notre répertoire s’est ouvert à de nouvelles formes musicales, les attentes des financeurs sont croissantes… Et votre (notre) métier ne consiste pas seulement à jouer d’un instrument au plus haut niveau. Etre musicien d’orchestre requiert de nombreux autres talents, une écoute, une adaptabilité, une discipline de pupitre, une capacité à vivre en groupe, une générosité dans nos actions en direction des plus jeunes ou des public empêchés… Comment un jeune musicien peut-il intégrer tout cela ? Il est de notre responsabilité, nous professionnels, d’accompagner, d’inspirer et de guider la nouvelle génération. C’est l’idée de cette première initiative avec le CNSMD de Lyon, initiative que je souhaite renouveler tous les deux ans. Cette série autour de la 5e symphonie de Chostakovitch et du Concerto pour violoncelle de Dvorak ne sera donc pas une série comme les autres. Dans ce type de collaboration, les répétitions sont importantes, qui permettent à des étudiants d’être assis à côté de professionnels. L’objet principal est d’aider les jeunes à comprendre la relation de travail au sein d’un orchestre et cela n’a rien à voir avec du coaching individuel. Même des répétitions en partielles ne donnent pas aux jeunes musiciens une véritable idée du travail réalisé au sein d’un orchestre permanent. C’est notre première initiative de ce genre. Je suis persuadé, pour l’avoir déjà fait de nombreuses fois, qu’à la fin de la première répétition, l’importance d’un tel projet sera une évidence pour chacun. Et qu’à la fin de cette série, au-delà d’une très belle aventure vécue, nous aurons l’expérience avec nous pour construire au mieux les futurs projets de collaboration avec le Conservatoire ».

Leonard Slatkin