Des Activités Multiples et Contrastées

 

Activités 2De l’ensemble de 12 cordes qu’est l’Orchestre de Chambre de Toulouse au grand « réservoir » de 174 musiciens de l’Opéra National de Paris, les tailles très variables des formations permanentes françaises dessinent la riche cartographie d’une activité qui embrasse le lyrique, le symphonique, mais aussi les concerts de chambre, voire, depuis peu, la musique baroque. Cependant, leur taille et leur répertoire ne sont pas les seuls critères qui permettent de ranger en diverses catégories les orchestres français. Quelques regroupements sont néanmoins possibles.

Une première ligne de partage sépare les formations vouées au concert de celles qui doivent diviser leur activité entre symphonique et lyrique. Aux orchestres de Radio France, de Paris, Lille, Lyon, d’Île-de-France, pour ne citer que les plus importants parmi ceux qui œuvrent essentiellement dans le domaine symphonique (mais ne veulent pas se couper entièrement de l’opéra), s’opposent les orchestres de Bordeaux, Nancy, Nice, Montpellier, Mulhouse, Strasbourg, Toulouse, Lorraine et Pays de la Loire, qui se partagent entre une saison lyrique et une saison symphonique.

Parmi les formations dont le nombre de 4.1.1musiciens se situe entre 20 et 50, le partage est moins tranché. Certains, comme l’Orchestre de Chambre de Paris, l’Orchestre de Bretagne, celui de l’Opéra de Rouen-Haute Normandie ou celui de Basse-Normandie, mènent de front les deux activités. Mais, pour tous ou presque, la saison de concerts reste le cœur de l’activité. C’est le cas, par exemple, pour les orchestres d’Auvergne, de Cannes et de Picardie ou, dans le domaine de la création, pour l’Ensemble Intercontemporain.

L’autre critère qui permet de « classer » les orchestres est celui de la mobilité. À première vue, ce critère semblerait se superposer à celui de la taille des orchestres, les formations moins étoffées pouvant se produire dans des lieux moins vastes – bien plus nombreux que les grands auditoriums. Dans les faits, il n’en va pas toujours ainsi. Si certaines formations « légères » sont présentes dans tous les lieux possibles de leur région, d’autres préfèrent se concentrer sur une ou deux villes.

À l’inverse, certains orchestres de « format » symphonique comme l’Orchestre National d’Île-de-France, ont pour vocation quasi-exclusive l’irrigation d’un vaste territoire. Il y a là le reflet d’une volonté des collectivités publiques, mais une volonté qui n’est pas synonyme de rigidité. Les situations sont très diverses et bien que puisse être tracée une frontière entre les orchestres mobiles, à vocation régionale, et ceux attachés essentiellement à une ville, elles peuvent évoluer. Ainsi l’Orchestre National de Lille, Région Nord Pas-de-Calais, sans cesser d’aller au-devant de son public dans plus de cent communes du Nord Pas-de-Calais, a-t-il pu compléter cette mission régionale par une vraie saison lilloise.

Activités 1

En fait, l’activité des orchestres français est sans cesse en évolution. Une évolution dictée par des exigences artistiques, mais aussi par la nécessité de créer, fidéliser, renouveler un public. En bref par une juste appréciation du chemin parcouru et du chemin à parcourir, un chemin qui ne peut être le même pour les 21 musiciens du jeune Orchestre d’Auvergne et les 117 permanents du plus que centenaire Orchestre National Bordeaux-Aquitaine.

Laisser un commentaire