Politiques culturelles

Chorégraphes et compositrices : en finir avec l’invisibilité

Le 20 septembre 2019, le CNSMD de Lyon accueille une table ronde sur le thème de la visibilité des créatrices dans le secteur du spectacle vivant, qui marquera le début des Journées du Matrimoine (20-22 septembre 2019).

Pour la deuxième année consécutive, le CNSMD de Lyon s’engage dans la valorisation de l’héritage des créatrices et la promotion de la création contemporaine au féminin. Les Journées du Matrimoine 2019 au CNSMD de Lyon s’ouvriront sur une table ronde dédiée aux réflexions sur le manque de visibilité des créatrices dans le spectacle vivant en présence d’Agnès Saal, Haut Fonctionnaire à l’Egalité et à la Diversité au Ministère de la culture et d’Anne Grumet, représentante du Haut Conseil à l’Egalité, et d’universitaires reconnues.

Le week-end se prolongera par des visites guidées historiques des bâtiments et extérieurs sur les rives de la Saône : grenier d’Abondance, cloître de l’ancien couvent du XVe siècle, médiathèque Nadia Boulanger, amphithéâtre Darasse – témoin de l’époque de la première école vétérinaire au monde. Les visites seront rythmées par des temps chorégraphiques et musicaux proposés par les étudiant.e.s du conservatoire.

L’histoire de la création féminine sera explorée à travers les œuvres des Trobairitz du Moyen Âge, de la Comtesse de Die, de Barbara Strozzi, de la révolutionnaire Hélène de Montgeroult, de Clara Wieck-Schuman, de Lili Boulanger ou de Germaine Tailleferre. Une place importante sera laissée aux créations musicales et chorégraphiques des étudiant·e.s du CNSMDL.

Programme

Vendredi 20 septembre

19h – Salle Varèse (CNSMD de Lyon)

Table ronde : Chorégraphes et compositrices : en finir avec l’invisibilité   – 1h15

Intervenantes :

Agnès Saal, Haut fonctionnaire à l’égalité et la diversité du ministère de la Culture

Anne Grumet, membre du Haut Conseil à l’Égalité, spécialiste des politiques culturelles

Marie Buscatto, sociologue de la musique, chercheure à l’IDHE.S (Cnrs), professeure à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, HDR

Florence Poudru, historienne de la danse, Professeure au CNSMD de Lyon, chercheure associée Université Lumière Lyon II, HDR

Dès 18h30, il sera possible d’assister à la restitution de la résidence d’Artist Diploma de Yijoo Hwang, percussionniste, avec sa création intitulée « Music is magic ».

Samedi 21 septembre 

  • Côté danse (6 quai St Vincent, Lyon 1er, avec la DRAC Auvergne Rhône-Alpes)

10h-18h : Visite libre des studios danse – diffusion de films et documentaires danse sur le CNSMD de Lyon.

10 h : Parcours chorégraphique et musical  (2h) Cartes Blanches des étudiant.e.s danseur.se.s et des étudiant·e·s CoPeCo

14h : Parcours chorégraphique et musical (2h) Cartes Blanches des étudiant.e.s danseur.se.s et des étudiant·e·s CoPeCo

  • Côté musique (3 quai Chauveau, Lyon 9e)

13h-19h : Visite découverte des bâtiments, des jardins (théâtre de verdure et sculpture de Giuseppe Penone) et de la médiathèque Nadia Boulanger

13h-16h : Visites historiques guidées des bâtiments du CNSMDL

16h-19h : Parcours musical et chorégraphique présentant des œuvres de créatrices, des trobairitz aux compositrices du XXIe siècle (la Comtesse de Die, Barbara Strozzi, Hélène de Montgeroult, Fanny Mendelssohn, Clara Wieck, Lili Boulanger, Germaine Tailleferre, Pauline Oliveros, etc… )

18h30 : Yijoo Hwang, étudiante en Artist Diploma, percussionniste (Conception et composition) – Music is magic – Restitution publique de la résidence d’Artist Diploma

Dimanche 22 septembre

  • Côté danse (6 quai St Vincent, Lyon 1er, avec le DRAC Auvergne Rhône-Alpes)

10h-18h : Visite libre des studios danse – diffusion de films et documentaires danse sur le CNSMD de Lyon.

10 h : Parcours chorégraphique et musical  (2h) Cartes Blanches des étudiant.e.s danseur.se.s et des étudiant.e.s CoPeCo

14h : Parcours chorégraphique et musical (2h) Cartes Blanches des étudiant.e.s danseur.se.s et des étudiant.e.s CoPeCo

  • Côté musique (3 quai Chauveau, Lyon 9e)

13h-19h : Visite découverte des bâtiments, des jardins (théâtre de verdure et sculpture de Giuseppe Penone) et de la médiathèque Nadia Boulanger

13h-16h : Visites historiques guidées des bâtiments du CNSMDL

16h-19h : Parcours musical et chorégraphique présentant des œuvres de créatrices, des trobairitz aux compositrices du XXIe siècle (la Comtesse de Die, Barbara Strozzi, Hélène de Montgeroult, Fanny Mendelssohn, Clara Wieck, Lili Boulanger, Germaine Tailleferre, Pauline Oliveros, etc.)

18h30 :  Earth ears de Pauline Oliveros – présentation par les étudiant·e·s du Master européen CoPeCo

 

Sources : CNSMD de Lyon, Journées du Matrimoine Auvergne Rhône-Alpes

Le secteur du spectacle vivant appelle à la levée de la réserve de précaution sur les crédits du ministère de la Culture

L’Union syndicale des employeurs publics du spectacle vivant (dont les Forces Musicales) et les réseaux nationaux du spectacle vivant (dont l’Association Française des Orchestres) en appellent au ministre de la Culture pour obtenir la levée de la réserve de précaution sur les crédits du ministère de la Culture.

Les organisations professionnelles de la culture et les réseaux nationaux du spectacle vivant attirent l’attention du ministre de la Culture sur la nécessité d’obtenir le dégel de ses crédits en 2019, et cela dans les meilleurs délais.

Les acteurs de la culture que nous représentons sont, comme chaque année à la même période, dans une inquiétude extrême. La réserve de précaution de 3 % appliquée à notre secteur (opérateurs et réseaux) constitue un élément de grande incertitude et de fragilisation des projets.

Sans prétendre échapper aux réalités nationales, notre revendication d’un dégel des crédits du ministère de la Culture est l’expression de la fragilité de notre secteur compte tenu du faible budget qui lui est consacré dans les dépenses de l’État. Cette année, cette menace pèse plus lourd que d’ordinaire, en raison de l’arrêt du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) qui est très loin d’être compensé à l’euro près !

Nous espérons que d’ici le Conseil national des professions du spectacle (CNPS) plénier du 20 juin prochain vous serez en mesure de donner une réponse positive à notre demande et qu’elle s’appliquera de manière cohérente et globale sur tout le territoire national.

La culture est une réponse majeure à l’angoisse de déclassement social et d’inégalité territoriale. Nul ne comprendrait que seule la politique culturelle ne soit pas prise en compte dans le cadre de la crise sociale qui traverse le pays depuis de longs mois.

Paris, le 3 juin 2019

L’Appel 2019 de Culture Action Europe

Culture Action Europe lance le 25 janvier 2019 un appel à engagement vers les politiques des différents pays d’Europe sur le rôle crucial de la culture et de son impact, dans l’avenir de l’Europe.

Les élections de mai 2019 auront lieu à un moment critique pour l’Union européenne. Après une dure récession et l’assainissement budgétaire, les disparités économiques et sociales ont entraîné du désenchantement politique croissant et des attitudes eurosceptiques. Dans ce contexte, la culture ne doit pas servir à polariser, mais devrait agir comme une source d’unité, ainsi qu’une force de coopération et de compréhension mutuelle.

Le temps est venu d’avancer et d’affirmer que la diversité européenne nous renforcent. Culture Action Europe exhorte toutes les forces politiques à aborder les questions culturelles de manière constructive et respectueuse pendant les élections européennes. En effet, sans la reconnaissance explicite de sa dimension
culturelle, l’avenir de l’Union européenne en tant qu’entreprise commune est difficile à imaginer.

Culture Action Europe considère les élections européennes de 2019 comme une revendication de la démocratie et des valeurs fondamentales de l’Europe, dans un moment où elles sont toutes deux menacées. Nous observons avec inquiétude des pressions montantes sur la liberté d’expression artistique et culturelle, ainsi que de nouveaux défis mondiaux, parmi lesquels la transition numérique et le changement climatique. Tout cela nécessite des politiques culturelles ambitieuses et ciblées au niveau européen, comme partie intégrante d’une Europe forte, que le secteur culturel soutiendra et défendra.

Le moment critique est venu pour les partis politiques européens de faire face à ceux qui essaient de déstabiliser ses fondements. À cette ambition commune, Culture Action Europe défie les voix eurosceptique et soutient des initiatives politiques qui reconnaissent la contribution de la culture à l’Europe, en tant qu’une force nécessaire pour l’unité, l’égalité et la coopération inclusive.

En conséquence, Culture Action Europe appelle tous les participants aux élections européennes à :

1.Reconnaître le rôle essentiel de la culture pour le progrès de l’Union européenne dans leurs programmes politiques, y compris une définition claire de leurs orientations stratégiques pour la politique culturelle européenne ;

2. S’engager à défendre les valeurs européennes, en particulier la liberté d’expression artistique et culturelle et les droits culturels, défendre le dialogue contre la haine et soutenir avec fierté la diversité culturelle comme élément essentiel de nos sociétés européennes ;

3. Proposer des candidats sensibles aux enjeux culturels. Il importe que les candidats puissent évaluer les politiques dans une perspective multidimensionnelle, comprenant des considérations sociales, économiques et culturelles ;

4. Consacrer au moins 1% du budget européen à la culture et doubler l’allocation financière pour la culture dans le programme Europe Créative, pour garantir son impact et son accessibilité ;

5. Reconnaître que la création et les pratiques culturelles sont à l’origine de la valeur culturelle, laquelle engendre par suite un impact social et économique. La culture mérite par conséquent un investissement public initial ;

6. Reconnaître que les recherches et l’expérimentation artistiques sont essentielles pour la génération de nouvelles connaissances et de réflexions critiques, ainsi que pour le développement de nouvelles approches à l’égard des défis technologiques, environnementaux et sociaux émergents, et encore pour la production de la culture contemporaine, y compris des cultures numériques ;

7. Favoriser une coordination multi-niveaux entre le secteur de la culture et des acteurs concernés dans d’autres domaines, les institutions européennes, les États Membres, ainsi que des autorités locales et régionales, de même que des organisations internationales ;

8. Encourager le développement des systèmes de sécurité sociale et des pratiques justes en matière d’emploi, qui soutiennent les travailleurs intermittents, déjà très courants dans le secteur culturel et de plus en plus dans l’économie au sens large ;

9. Allouer des ressources suffisantes à la mobilité de travailleurs culturels et à la circulation des œuvres culturelles pour tous les secteurs au sein de l’Europe et au-delà, étant donnée leur incontestable valeur ajoutée européenne et leur contribution à une compréhension culturelle réciproque, à un développement des marchés, ou encore à l’innovation et aux pratiques culturelles durables ;

10. Favoriser une numérisation juste et éthique de la culture et du patrimoine culturel qui prenne en considération la diversité et l’inclusivité, de même qu’elle promeuve un paysage numérique où coexistent des initiatives à but lucratif ou non lucratif, publiques et communautaires.

Télécharger l’Appel CAE

Télécharger les visuels

 

Migrations : intégration et insertion par la musique

Mercredi 12 décembre, le mouvement Habitat et humanisme organisait le premier acte du projet EUTERPE en partenariat avec l’Association Française des Orchestres, Cultures du cœur, la Févis et Petit Bain. Une journée d’information, de réflexion et de travail pour parler du rôle que peuvent jouer la musique et les acteurs de ce secteur dans l’accueil, l’intégration et l’insertion professionnelle des réfugiés en France. 

Cette journée a aussi permis de mettre en avant le travail engagé par plusieurs orchestres membres de l’AFO :

  • l’Orchestre de chambre de Paris avec le projet de composition musicale participative « Chansons migrantes » ;
  • l’Ensemble intercontemporain
  • l’Orchestre national de Lille
  • l’Orchestre national d’Ile-de-France
  • l’Orchestre d’Auvergne, avec différentes actions citoyennes et solidaires ;
  • l’Orchestre de l’Opéra de Limoges
  • l’Orchestre national de Metz, avec le projet du réseau Bérénice ;
  • l’Orchestre de l’Opéra de Rouen, avec son projet d’opéra solidaire ;
  • l’Orchestre Français des Jeunes.

Lire l’introduction de Philippe Fanjas à cette journée de conférence ici.

Mission parlementaire sur le Centre National de la Musique

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Mission parlementaire sur le Centre National de la Musique : une méthode qui interroge

La mission parlementaire confiée aux députés Émilie Cariou et Pascal Bois a réuni vendredi 12 octobre dernier à l’Assemblée Nationale l’ensemble du secteur musical. L’ordre du jour de cette rencontre avec les organisations professionnelles, les réseaux et fédérations avait pour objet de mettre en discussion la gouvernance du projet du futur Centre National de la Musique.

Nous nous sommes étonnés – alors que l’ensemble des acteurs liés à ce dossier étaient réunis pour la première fois depuis le lancement de la mission – qu’aucune mise en débat du rapport intermédiaire n’ait été prévue. Cela est d’autant plus dommageable que le secteur que représentent les signataires avait déjà pointé fin juillet de nombreux points restant à travailler pour remporter leur complète adhésion sur le projet.

L’exercice de vendredi 12 octobre s’est plus apparenté à une consultation qu’à une concertation, nous le regrettons. Le principe d’un vote indicatif sur les orientations proposées, en séance, sans possibilité de pouvoir instruire dans nos organisations au plus près de nos adhérents les pistes préconisées par la mission, nous est apparu choquant.

À ce stade, nous maintenons que de nombreux points doivent toujours faire l’objet d’une meilleure définition, car seul le détail du périmètre des missions, de la mise en oeuvre et de l’organisation fine permettrait de nous projeter ou non dans cet outil. Néanmoins, nous remercions la mission d’avoir pris en compte dans ses préconisations notre impératif d’une gouvernance comptant une majorité de représentants de l’État pour le Centre National de la Musique. Cette demande que nous portions va dans le sens de plus d’intérêt général et plus de transparence si le CNM venait à voir le jour.

Nos organisations continueront bien entendu de porter les observations qui ont été les leurs jusqu’à présent et à être contributives sur cette deuxième phase de mission, continuant à espérer un infléchissement de la méthode employée.

Paris le 23 octobre 2018.

TÉLÉCHARGER LE COMMUNIQUE

Contacts presse :

AFO – Association Française des Orchestres
Philippe Fanjas – phfanjas@france-orchestres.com / 01 42 80 26 27

AJC / Association jazzé croisé – Le réseau des diffuseurs de jazz en France
Antoine Bos – antoinebos@ajc-jazz.eu / 01 42 36 00 12

FEVIS – Fédération des Ensembles Vocaux et Instrumentaux Spécialisés
Louis Presset – louis.presset@fevis.com / 01 40 26 81 62

Les Forces Musicales
Alexandra Bobes – a.bobes@lesforcesmusicales.org / 06 63 49 93 19

Futurs Composés – Le réseau de la création musicale
Martine Duverger – martine.duverger@futurscomposes.com / 01 77 32 23 19

Grands Formats – Fédération d’artistes pour la musique en grande formation
Grégory Jurado – gregory@grandsformats.com / 01 40 26 31 36

Profedim – Syndicat des producteurs, festivals, ensembles et diffuseurs indépendants de musique
Aurélie Foucher – aurelie.foucher@profedim.org / 07 60 49 44 06

ROF – Réunion des Opéras de France
Laurence Lamberger-Cohen – laurence.lamberger-cohen@rof.fr / 01 42 56 49 70

SNSP – Syndicat National des Scènes Publiques
Juliette Prissard – j.prissard@snsp.fr / 01 40 18 55 95

SYNDEAC – Syndicat National des Entreprises Artistiques et Culturelles
Vincent Moisselin – v.moisselin@syndeac.org / 01 44 53 72 13

Les orchestres et les opéras s’associent en faveur de l’égalité femmes – hommes

CHARTE POUR L’EGALITÉ entre les femmes et les hommes au sein des orchestres et des opéras
Préconisations présentées par l’Association Française des Orchestres et Les Forces Musicales

à Paris, le 16 juillet 2018

COMMUNIQUE DE PRESSE

A l’issue d’un séminaire les réunissant à Aix-en-Provence les 9, 10 et 11 juillet 2018, les membres de l’Association Française des Orchestres et des Forces Musicales se sont engagés à amplifier leur action en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes au sein de leurs organisations respectives.

Instruits par les résultats d’une enquête de l’AFO sur le sujet, ils ont formulé des préconisations qu’ils mettront en œuvre localement dans leurs établissements, et en développant les partenariats nécessaires.

C’est un travail sur la durée qui s’engage, pour lequel les orchestres et les opéras, leurs dirigeants et leurs salariés, l’AFO et Les Forces Musicales, agiront en favorisant le dialogue avec l’ensemble des acteurs impliqués.

La mise en œuvre de cette charte fera l’objet d’une analyse annuelle, permettant d’en valider ou corriger les termes.

Conscients qu’aucune contrainte ne changera l’orchestre ou l’opéra si la société tout entière n’évolue pas, ils réaffirment en effet que l’ensemble des acteurs d’une véritable chaîne de responsabilités doit se mobiliser autour d’une même cause, dès le plus jeune âge.

Les préconisations sont annexées à ce communiqué.

Télécharger l’enquête détaillée

Télécharger la charte

CONTACTS 

  • Pour l’Association Française des Orchestres :

Zoé Garry

zgarry@france-orchestres.com – 01 42 80 26 27

  • Pour Les Forces Musicales :

Alexandra Bobes

a.bobes@lesforcesmusicales.org – 01 40 38 66 01

Les institutions culturelles s’engagent pour l’insertion des réfugiés

Source : Agence France Presse

Suite à la présentation du projet de loi controversé sur l’asile et l’immigration, Françoise Nyssen a salué, le 22 février à l’Opéra Bastille, l’engagement de onze établissements culturels dans un programme d’insertion en faveur des réfugiés.

Ces lieux culturels d’Île-de-France, majoritairement de spectacle vivant, se sont portés volontaires pour participer au programme d’insertion HOPE (Hébergement Orientation Parcours pour l’Emploi), lancé par le gouvernement et visant plus largement à accompagner l’insertion dans l’emploi de mille réfugiés tous secteurs économiques confondus.
Les lieux culturels volontaires au programme d’insertion HOPE sont les suivants :
  • Théâtre National de la Colline
  • Opéra de Paris
  • Comédie-Française
  • Théâtre de l’Odéon
  • Théâtre de Chaillot
  • Philharmonie de Paris
  • Grande Halle de la Villette
  • MC 93
  • Théâtre Mogador
  • Théâtre Le Comédia
  • Institut du Monde Arabe

Dans ce cadre, 28 réfugiés, venant d’Afghanistan, du Soudan ou encore d’Erythrée, ont été reçus le 22 février par des représentants de lieux culturels pour des entretiens de recrutement, dont douze seront sélectionnés pour des postes d’ « agent du bâtiment » (petits travaux de peinture, électricité, plomberie…). Ils les intègreront en contrat de professionnalisation de six mois.

« C’est par la culture que nous accueillons »

« Ce programme HOPE est très important. Nous avons vraiment souhaité d’entrée de jeu l’accompagner, parce que c’est évident que c’est par la culture que nous pourrons reprendre confiance, par la culture aussi que nous accueillons« , a souligné la ministre de la Culture lors d’un discours prononcé avant le lancement de ces entretiens, en présence du député LREM Aurélien Taché, auteur d’un rapport sur l’intégration des étrangers arrivant en France.

« Je tiens vraiment à défendre ce que nous pouvons faire avec la culture« , a-t-elle encore dit. « Souvent en tant qu’artiste, nous vivons en contradiction totale avec ce que nous prétendons défendre (…) Je crois que l’on a la responsabilité de mener à bien ce projet« , a souligné pour sa part le directeur du Théâtre National de la Colline Wajdi Mouawad.

Ce déplacement de la ministre est intervenu alors que le gouvernement français a défendu mercredi son projet de loi sur l’asile et l’immigration, un texte dont la fermeté est critiquée par la gauche et les associations et qui a fait des vagues jusque dans la majorité du président Macron.

 

Les orchestres aussi s’engagent auprès des réfugiés
L’Orchestre de Chambre de Paris

L’orchestre réalise des actions auprès des publics migrants. Cette année, il les associe à une création musicale et scénique. Cette pièce écrite collectivement par des participants d’âge, de culture et d’origine divers (adultes en apprentissage du français, collégiens), s’inspirera de contes et fables des quatre coins du monde, mais aussi de Ma Mère l’Oye de Ravel. Guidés par le compositeur et instrumentiste Mark Withers et la metteure en scène Aurélie Rochman, les participants en seront aussi les interprètes sur scène aux côtés de musiciens de l’orchestre.

Site internet de l’orchestre

L’Orchestre de Paris

L’Orchestre de Paris a à cœur de soutenir activement l’action de Parcours d’exil et propose depuis quelques années des ateliers-rencontres musicales avec des mineurs et adultes isolés étrangers, ayant subi des sévices, tortures et violences dans leur pays d’origine. Des temps d’échange et des ateliers de pratique instrumentale avec les musiciens de l’Orchestre de Paris, ainsi que des places de concert, sont proposés aux personnes aidées par cette association.
Cette saison, l’Orchestre de Paris innove en exportant les ateliers-rencontres, avec l’aide de Parcours d’exil, vers les familles du Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile.

Site internet de l’orchestre

 

Pour aller plus loin :

A la rencontre de Jordi Savall et de son projet Orpheus XXI.

Soutenir la culture, c’est soutenir l’Europe !

Soutenir la culture c’est soutenir l’Europe!

Pourquoi est‐ce important ?


Nous sommes des citoyens et des organisations convaincus que la culture est le fondement de l’unité européenne. Elle nous lie les uns aux autres et sous‐tend notre sentiment d’appartenance à la communauté européenne;

Nous croyons que la culture joue un rôle crucial dans la promotion de valeurs européennes communes, en facilitant la compréhension mutuelle entre les peuples d’Europe et en favorisant la diversité et l’intégration dans nos sociétés;

Nous sommes des artistes, des décideurs politiques, des opérateurs culturels, des étudiants, des chercheurs et des citoyens ayant la ferme conviction que la culture est un pilier pour des sociétés durables;

Nous aspirons à placer la culture au cœur du débat public et de la prise de décisions politiques. La culture et les arts sont profondément ancrés dans la société et touchent un large éventail de politiques. Il existe des preuves solides démontrant l’impact positif de la culture sur la santé et le bien‐être, la cohésion sociale et l’égalité, l’éducation, la promotion des principes démocratiques, les relations extérieures, ainsi que sur la croissance et l’emploi, la recherche et l’innovation.

La culture, en tant que fondement de l’unité européenne et clé de la prospérité future, a besoin d’un engagement financier approprié pour assurer la durabilité du projet européen.

Les gouvernements nationaux et les responsables politiques européens prennent actuellement des décisions sur le budget de l’UE pour l’après 2020, qui influenceront le niveau de soutien accordé à la culture durant la prochaine période de programmation financière. Nous exhortons les institutions européennes et les États membres à reconnaître la valeur ajoutée européenne de l’investissement culturel et à apporter un soutien financier qui soit à la hauteur de cette valeur ajoutée.

• Faire en sorte qu’1% du budget réservé à chaque domaine d’action politique de l’UE soit alloué à la culture
• Doubler le budget de la culture


Un avenir européen partagé n’est possible qu’avec un financement substantiel et durable de la culture, tant dans les différents domaines d’action politique que dans le cadre d’un programme culturel spécifique.


Nous l’affirmons : la construction d’une Union européenne pleinement démocratique est un projet culturel. Face aux tendances polarisantes observées actuellement en Europe, nous devons renforcer la communauté européenne et en respecter la diversité!

Soutenez notre campagne, signez le manifeste et faites passez le mot !
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Notes:

1. Culture Action Europe (CAE) est une plateforme incontournable d’échange d’opinions éclairées et de débats sur les politiques artistiques et culturelles en Europe. CAE est la plus grande organisation et l’unique réseau représentant tous les sous‐secteurs culturels. A travers ses 145 membres répartis dans toute l’Europe, CAE représente 80 000 voix du secteur culturel. www.cultureactioneurope.org


2. L’Eurobaromètre 2017 montre que la culture pèse de plus en plus lourd dans la perception qu’ont les citoyens de l’appartenance à une communauté européenne. En effet, la culture est considérée comme le facteur contributif le plus important, suivi par les valeurs et l’histoire. (http://bit.ly/2t9Azzo)

3. Il existe des preuves solides démontrant l’impact positif de la culture sur diverses politiques européennes, comme le montre l’étude d’impact de Culture Action Europe intitulée «La valeur et les valeurs de la culture». (http://bit.ly/2F8qERH)

4. Cette campagne vise à influencer le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) qui prendra effet après 2020 et déterminera les budgets annuels de l’UE sur une période de 7 ans. Plusieurs institutions de l’UE sont impliquées dans les processus de préparation et de négociation du CFP. La proposition de règlement CFP est rédigée par la Commission européenne. Le Conseil européen adopte le règlement CFP à l’unanimité, après avoir obtenu le consentement du Parlement européen. (http://bit.ly/1lZks0Z)

 

Un plan ministériel pour tendre à la parité hommes-femmes

La ministre de la Culture, Françoise Nyssen se donne 4 ans, soit jusqu’à la fin du mandat présidentiel d’Emmanuel Macron pour tendre à la parité hommes-femmes dans le monde de la culture.

Selon les résultats 2017 de l’Observatoire de l’égalité entre femmes et hommes dans la culture et la communication, il y a actuellement aucune femme à la tête d’un théâtre national. Seulement 13 % de femmes sont directrices de centres chorégraphiques nationaux, 15 % de Maisons d’opéra, 25 % de centres dramatiques nationaux et régionaux, 29 % de scènes nationales. « Les rares bons élèves sont les Fonds régionaux d’art contemporain (Frac) », relève-t-on dans l’entourage de la ministre Françoise Nyssen, de même que les médias publics, désormais présidés à 60 % par des femmes.

Décrivant cette situation comme « insatisfaisante », la ministre de la culture a réuni le 7 février 2018, un comité ministériel pour l’égalité entre femmes et hommes dans la culture et la communication. Elle a présenté « une « feuille de route »  décrivant la mise en oeuvre sur cinq ans d’un seul objectif :  faire en sorte que  50 % (contre un tiers aujourd’hui) de femmes dirigent les 76 établissements publics du secteur de la culture (musées, patrimoine, spectacle vivant, audiovisuel…) d’ici à 2022.

Refusant « le fatalisme » ou la « passivité », Françoise Nyssen a brandi « le volontarisme » : « C’est la voie que je veux emprunter. J’assume le recours aux quotas de progression, aux objectifs chiffrés (…). Le secteur culturel a un devoir d’avant-garde », a-t-elle déclaré

Réduire les écarts de salaires

En plus du fait qu’il y  a encore très peu de femmes à la direction des structures culturelles, celles-ci doivent accepter le fait d’être moins rémunérées que les hommes exerçant un poste similaire. Selon l’Observatoire de l’égalité dans la culture et la communication, l’écart de salaires entre les deux genres, à compétence égale, est encore de 18 % dans le monde de la création, et de 10 % au sein du ministère de la Culture. Soucieux de montrer l’exemple, le ministère de la Culture consacrera 100.000 euros par an (sur 5 ans) au rattrapage salarial. Les établissements culturels publics comme privés (ETCI) devront présenter au ministère une progression chiffrée de leur politique en faveur de l’égalité professionnelle, et notamment salariale.

Lutter contre les violences et les stéréotypes

Dans les établissements culturels, des référents de l’égalité hommes-femmes seront nommés pour recueillir des témoignages de la part de victimes ou de témoins de violences sexuelles et/ou de harcèlement.

La ministre de la Culture prévoit également la lutte contre les stéréotypes et « les images et les représentations » dans l’audiovisuel, la presse la publicité et l’édition. Les femmes ne sont présentes qu’à 35 % dans les fictions, 32 % dans les magazines et documentaires, et seulement 17 % dans les programmes sportifs, selon l’Observatoire. Et elles sont encore trop souvent interrogées en tant que victimes plutôt que comme expertes.

Dans l’entourage de la ministre, on confie qu’une attention particulière sera portée aux écoles de journalisme et à l’édition jeunesse, là où se forgent les consciences et s’acquièrent les réflexes.