En direct des orchestres

Pavel Baleff, futur directeur musical de l’Opéra de Limoges à partir de 2022-2023

Le chef d’orchestre, Pavel Baleff, actuellement directeur musical de la Philharmonie de Baden-Baden, sera le nouveau chef principal et directeur musical associé de l’Orchestre de l’Opéra de Limoges à compter de la saison 2022/2023 et ce, pour trois saisons.

A ce titre, il remplacera Robert Tuohy, en fonction depuis 2013, et dont la mission avait été prolongée l’an passé jusqu’en juin 2022.

Pavel Baleff vient d’être désigné sur proposition de la direction de l’Opéra de Limoges, après vote des musiciens et avis favorable du Conseil d’Administration. Il y a un an, suite au processus de recrutement stoppé car jugé infructueux, Pavel Baleff figurait parmi les chefs à suivre, après accord entre la direction et l’Orchestre de l’Opéra de Limoges.

Très expérimenté, il constitue une opportunité pour l’Orchestre de l’Opéra de Limoges de poursuivre une évolution déjà largement engagée par son prédécesseur vers une maturation artistique qui lui permettra de figurer parmi les meilleures formations orchestrales en région.

Éléments biographiques

Pavel BALEFF

Né en Bulgarie, Pavel Baleff étudie à l’Académie de Musique de Sofia. Premier prix du Concours international « Carl Maria von Weber » de Munich et Premier prix de la «Fondation Herbert Von Karajan», il reçoit en 2003, le prestigieux prix pour jeunes chefs d’orchestre, le « Bad Homburg  Conductor Award ». Il se produit au Staatsoper de Vienne, à l’Opernhaus Zürich, au Semperoper de Dresde, à la Gewandhaus de Leipzig, au Staatsoper de Hambourg, au Théâtre Bolchoï de Moscou… ainsi qu’avec les Orchestres symphoniques de la Radio WDR de Cologne et de la Radio bavaroise.

En 2010, à l’occasion de la première de Der Ring des Nibelungen de Richard Wagner, à l’Opéra National de Sofia, il est honoré du titre de « Chef d’orchestre bulgare de l’année». En 2018/2019, il dirige deux nouvelles productions à l’Opernhaus Zurich, Les Pêcheurs de perles et la première du ballet Nijinski puis suivent, en 2020, Don Pasquale au Staatsoper de Vienne ainsi que Walking Mad à Zurich.

A l’Opéra de Limoges, Pavel Baleff dirigea en mars 2016 un programme avec les cordes de l’Orchestre puis, en janvier 2019, une nouvelle production, La Ville morte d’H.W Korngold, restée depuis dans les mémoires. Il était invité en 2021 pour deux productions en amont de sa prise de fonctions, engagements qui sont bien évidemment confirmés. Pavel Baleff est directeur musical de la Philharmonie de Baden-Baden depuis 2007.

Source : Communiqué de presse de l’Orchestre de l’Opéra de Limoges

 

 

 

Baby Doll, un objet symphonique sans frontières

Imaginé et mis en scène par Marie-Ève Signeyrole, Baby Doll bouleverse avec audace et poésie les codes du concert. La co-production de 7 structures met en musique l’emblématique 7e Symphonie de Beethoven qui croise la route de jeunes femmes migrantes et du musicien Yom, au cœur d’un spectacle singulier qui se présente comme une aventure, et qui marie l’iconique et l’iconoclaste.

Une ambition commune : la création d’un pur objet symphonique

Marie-Ève Signeyrole travaille habituellement beaucoup pour l’opéra. Se confronter à l’espace de l’auditorium, avec des contraintes techniques et scéniques fortes mais aussi stimulantes, l’intéressait particulièrement dans ce projet : pas de fosse d’orchestre, des temps de répétitions plus courts que ceux permis par l’opéra et le théâtre. Ces contraintes semblent imposer des limites, mais permettent la création d’un pur objet symphonique. Pour donner naissance à Baby Doll, cinq prestigieuses maisons se sont réunies, fédérant avec enthousiasme leurs ressources et leurs énergies pour que ce projet hors normes puisse voir le jour. « Seuls, nous n’aurions pas été en mesure de porter un projet de cette envergure, qui est finalement celle d’une petite production d’opéra ou d’une très grosse création de théâtre musical », précise Chrysoline Dupont. L’Orchestre de Paris (Philharmonie de Paris), l’Orchestre national de Metz, l’Orchestre national de Lyon, l’Opéra orchestre national de Montpellier, la Fondation Gulbenkian et l’Opéra de Rouen Normandie se sont unis pour faire advenir ce projet. Toutes ces institutions coproductrices qui accueilleront le spectacle se sont investies dans sa création et accompagnent le projet.

«Prophéties effroyables, vous êtes devenues terrestres, et vous avez été sauvées par la poésie », écrivait Beethoven dans ses Carnets intimes. Sa 7e Symphonie peut-elle devenir demain le porte-voix et l’étendard d’Aya, de Zebida, d’Asma et de ces milliers de femmes syriennes, soudanaises ou afghanes, errant, persécutées, d’une frontière à l’autre ? « Nous avons conscience que c’est assez iconoclaste, mais notre objectif est aussi de montrer comment Beethoven peut résonner aujourd’hui et comment un artiste venu d’un univers totalement différent peut s’approprier ce répertoire. Nous souhaitons que ce projet parle à tous, qu’il ait du sens aussi bien pour un public de mélomanes que de néophytes. L’idée est de penser le concert autrement, de convoquer des artistes qui renouvellent la lecture d’œuvres que nous avons l’habitude d’écouter sans propositions scéniques ou plastiques. Avec un musicien comme Yom et des danseuses, en nous ouvrant à la vidéo et à la singularité du regard de Marie-Ève Signeyrole, nous avons la volonté de décloisonner le genre du concert, d’ouvrir la musique classique à des aventures artistiques inédites, conclut Chrysoline Dupont. Bien sûr, nous sommes conscients de prendre un grand risque. Mais sans risque, pas de création.» [Lola Gruber]

Quand le parcours de migrantes devient un conte musical

Que peut donc raconter la 7e Symphonie sur notre époque troublée ? « Marie-Ève Signeyrole s’est tout de suite emparée de la thématique de la migration, avec cette musique de Beethoven qui symbolise pour une part un idéal européen, se souvient Chrysoline Dupont. À travers cette symphonie, elle a choisi de raconter le parcours de femmes qui quittent leurs pays d’origine – en Afrique subsaharienne, en Asie ou au Moyen-Orient – pour rejoindre l’Europe. Ces femmes sont souvent violées par les passeurs ou, pour éviter d’être violées, sont enceintes lorsqu’elles entreprennent de traverser la Méditerranée. Marie-Ève Signeyrole a été frappée par leurs destins. Elle a réuni leurs histoires et les a retravaillées pour donner naissance à une forme de conte moderne. Il ne s’agit pas de fiction documentaire ou d’un projet politique mais d’un objet symphonique inédit, qui poétise les faits pour rejoindre le domaine du conte. »

Un conte qui sera servi par la force de plusieurs disciplines : le texte, la danse, la vidéo… Deux comédiennes-performeuses dialogueront sur scène, chacune incarnant un destin différent : un destin européen et un destin exilé ou migrant. Un travail de scénographie et de vidéo – avec notamment un vidéaste qui filmera en direct sur le plateau – complétera le dispositif. L’idée de la barrière sera reprise sur scène et rappellera la notion de la frontière : qu’est-ce que la franchir ? ne pas la franchir ? L’accueil ou le refus, la main tendue ou pas… Toutes ces thématiques sont explorées dans le spectacle.

Pour que la magie opère et que Beethoven franchisse lui aussi de nouvelles frontières, restait aussi à créer une rencontre musicale. C’est là qu’interviendra le clarinettiste virtuose et inspiré Yom, qui dialoguera avec l’orchestre sur des motifs beethovéniens. En s’inspirant des motifs mélodiques de la 7e Symphonie, il a composé une partition originale. Des motifs qu’il va autant intégrer que déformer, réorienter vers son propre univers esthétique. Il y aura des chevauchements et des points de rencontre, par exemple des notes tenues après ou avant un mouvement sur lesquelles il pourra improviser, pour ramener à Beethoven. La rencontre est donc doublement déployée : au niveau musical et au niveau scénique.

La distribution

David Reiland (le 13.03)/ Douglas Boyd (les autres concerts)  : Direction musicale
Yom : Clarinette et composition
Régis Huby : Violon ténor, effets
Léo Jassef : Piano
Maxime Zampieri : Grosse caisse symphonique, percussions
Marie-Ève Signeyrole : Conception, livret, mise en scène, scénographie et vidéo
Johanna Faye : Collaboratrice aux mouvements
Laurent La Rosa : Collaborateur artistique à la vidéo
David Garniel : Lumière
Annie Hanauer ; Stencia Yambogaza : Performeuses
Tarek Aït Meddour : Performeur
Benoît Probst – art&Oh : Assistance à la scénographie et Direction technique
Yann Philippe : Régisseur vidéo
Claire Willemann : Cadreuse

Le programme

Beethoven, Symphonie n° 7

Yom, Intermèdes musicaux

La diffusion
  • Vendredi 13 mars, 20h – Orchestre national de Metz à l’Arsenal – Cité musicale (Metz)
  • Mercredi 18 mars, 20h30 – Orchestre de chambre de Paris à la Cité de la musique – Philharmonie (Paris)
  • Vendredi 27 mars, 20h et samedi 28 mars, 18h – Orchestre national de Lyon à l’Auditorium (Lyon)
  • Vendredi 24 et samedi 25 avril, 20h – Opéra-Orchestre national Montpellier au Corum – Opéra Berlioz (Montpellier)
  • Vendredi 11 et samedi 12 décembre – Orchestre de l’Opéra de Rouen Normandie au Théâtre des Arts (Rouen)

Source : Orchestre de chambre de Paris

Un stage international de direction d’orchestre proposé par l’Orchestre national de Metz

L’Orchestre national de Metz lance une masterclass internationale de direction d’orchestre sur plusieurs jours en juillet 2020. C’est une première pour l’orchestre, qui souhaiterait inscrire cette opération dans le temps. 

Gabriel Pierné International Conducting Master class
Du 6 au 9 juillet 2020 à l’Arsenal de Metz (France)
Orchestre national de Metz
Directeur musical : David Reiland

LIEU

Grande Salle de l’Arsenal,
3 avenue Ney, 57000 Metz (France)

RÉPERTOIRE
  • Wolfgang Amadeus Mozart, Symphonie n°41, K.551, Ut M (Jupiter) – 31 minutes
  • Betsy Jolas, A Little Summer Suite – 13 minutes
  • Claude Debussy, Prélude à l’après-midi d’un faune – 10 minutes

Ces 3 œuvres sont à préparer en intégralité.

Du 6 au 9 juillet 2020, le directeur musical de l’Orchestre national de Metz, David Reiland, proposera 4 jours de master class de direction d’orchestre. À l’orée de leur carrière, six jeunes chef.fe.s d’orchestre sélectionné.e.s sur dossier bénéficieront d’un temps de travail privilégié avec avec l’Orchestre national de Metz dans la prestigieuse salle de l’Arsenal à Metz. Disciple de Dennis Russel Davies, Pierre Boulez, David Zinman, Bernard Haitink, Jorma Panula ou encore Peter Gülke, David Reiland souhaite avec ce nouveau projet transmettre à son tour cet art et cette exigence de la direction d’orchestre, en pleine collaboration avec les musiciens de l’Orchestre national de Metz.

DÉROULEMENT
  • Lundi 6 juillet 2020
    10h-12h et 14h-16h : séances de travail avec David Reiland + piano
  • Mardi 7, mercredi 8 & jeudi 9 juillet 2020
    9h30-12h et 14h-16h30 : séances de travail avec David Reiland + orchestre
    17h-19h30 : débriefing vidéo avec David Reiland
    La dernière journée se conclura par une présentation publique du travail effectué à 20h dans la Grande Salle de l’Arsenal.
    Toutes les séances de travail seront ouvertes au public et filmées.
CRITÈRES DE SÉLECTION DES 6 CANDIDATS

Les candidats seront sélectionnés sur dossier par un jury constitué de David Reiland et de musiciens de l’Orchestre national de Metz.

Le dossier sera composé des documents suivants (en français ou anglais) :
– biographie
– Curriculum Vitae
– lettre de motivation
– 1 à 2 vidéos récentes et contrastées de 20 min maximum, du candidat dirigeant un orchestre
– 1 à 2 photos (HD 300dpi)

Le candidat devra parler au moins une des langues suivantes : français, allemand, anglais, espagnol

Limite d’âge : 35 ans

La sélection des 6 participant.e.s respectera le principe de parité.

Le dossier est à envoyer à : mediation@citemusicale-metz.fr

PROCÉDURE D’INSCRIPTION

Date limite de dépôt des dossiers de candidatures : 31 mars 2020

Communication des résultats par mail : au plus tard le 30 avril 2020

La sélection des 6 candidat.e.s retenu.e.s pour diriger l’orchestre sera effectuée par un jury constitué de David Reiland et de musiciens de l’Orchestre national de Metz.

Les 6 candidat.e.s retenu.e.s devront s’acquitter de frais d’inscription d’un montant de 150€.

Le transport, l’hébergement, les repas et les partitions seront à la charge des participant.e.s.

RENSEIGNEMENTS

+ 33 (0)3 87 55 07 46

citemusicale-metz.fr

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Retour sur la masterclasse de direction d’orchestre de l’Orchestre Victor Hugo Franche-Comté

Souhaitant poursuivre le travail engagé depuis 2018 sur la place des femmes dans les orchestres, l’Association Française des Orchestres a souhaité cette année encore, s’associer à la Philharmonie de Paris, pour organiser une masterclasse de direction d’orchestre destinées aux jeunes femmes dans le cadre de la manifestation Orchestres en fête!.

Contexte

Après avoir rédigé une Charte pour l’égalité entre les femmes et les hommes au sein des orchestres et des opéras conjointement avec les Forces Musicales en juillet 2018 et organisé un tremplin de jeunes cheffes d’orchestres et une conférence sur la place des femmes dans le secteur de la musique classique en novembre 2018, l’AFO a souhaité mettre en place une masterclasse de direction d’orchestre réservée aux cheffes d’orchestres en collaboration avec la Philharmonie de Paris et l’Orchestre Victor Hugo Franche Comté.

Présentation de la masterclasse

La master-classe a eu lieu le 30 novembre 2019.  Ouverte à tous les spectateurs mais dont la participation était réservée aux jeunes cheffes d’orchestre, la classe invite le public à découvrir en direct le travail de direction d’orchestre, avec la complicité de l’Orchestre Victor Hugo Franche-Comté, bénéficient des conseils du chef Jean-François Verdier.
Cet événement, organisé une fois encore au cœur du week-end Orchestres en fête, s’inscrit dans le cadre de l’action de la Philharmonie de Paris en faveur des carrières féminines.

Chacune des quatre jeunes interprètes a dirigé deux des œuvres au programme, selon le déroulé suivant :

19h : Jane Latron
Richard Wagner, Siegfried Idyll
Sergueï Prokofiev, Pierre et le Loup

19h40 : Louise Müller-Monod
Dimitri Chostakovitch, Symphonie de Chambre
Alma Mahler, Waldseligkeit, Bei dir ist es traut

20h20 : entracte

20h40 : Macarena Quantin
Richard Wagner, Siegfried Idyll
Alma Mahler, Waldseligkeit, Bei dir ist es traut

21h20 : Anne-Louise Bourion
Richard Wagner, Siegfried Idyll
Alma Mahler, WaldseligkeitBei dir ist es traut

De la volonté de réattribuer aux femmes, leur place dans l’histoire musicale, il a semblé juste de proposer durant la soirée, deux œuvres d’une compositrice,  Alma Schindler (épouse de Gustav Mahler) : Bei dir ist es traut (lieder de 1910) & Waldseligkeit (lieder de 1915).

Le chef Jean-François Verdier

Super-soliste de l’Opéra de Paris, Jean-François Verdier est considéré comme l’un des meilleurs clarinettistes européens, lauréat des concours internationaux de Tokyo, Vienne, Anvers, Colmar, Lugano, et joue sous la direction de Bernstein, Ozawa, Muti, Gergiev, Salonen, Boulez, Jordan, Dohnanyi, Dudamel, Nelsons… Il est notamment invité par le Concertgebouw d’Amsterdam et enseigne au CNSM de Paris.

Prix Bruno Walter du Concours international de direction d’orchestre de Lugano en 2001, c’est avec les conseils d’Armin Jordan et Kent Nagano qu’il débute un parcours de chef d’orchestre rapidement salué par la critique. Chef résident de l’Orchestre national de Lyon (2008-10), il est directeur artistique de l’Orchestre Victor Hugo depuis 2010. Avec cet orchestre, il enregistre plusieurs disques primés par la critique internationale. Il est sollicité par les grandes scènes lyriques et symphoniques, invité des orchestres et opéras nationaux français et jury de concours internationaux.

Il compose des contes musicaux : une suite pour Pierre et le loupLe Canard est toujours vivant ! (texte de Bernard Friot, avec Jacques Gamblin, Milan) ; Anna, Léo et le gros ours de l’armoire (Actes sud) joué à la Philharmonie de Paris (tous deux Coup de Coeur de l’Académie Charles Cros) ; Nuage Rouge (texte de Vincent Cuvellier) joué à la Folle Journée de Nantes. Il a écrit un mini-opéra pour enfants créé par le Capitole de Toulouse (juin 2019) : Orphée.

Les candidates

Jane Latron

En 2004, elle intègre le conservatoire du 11ème arrondissement de Paris. Elle y commence l’étude de la clarinette avec Michel Capozzoli, puis Frédéric Sueur. Elle étudiera par la suite la percussion dans la classe d’Alain Bouchaux, de Sylvie Reynaert et Sandra Valette. En 2014, à l’âge de 16 ans, elle intègre la classe de direction d’orchestre de Michaël Cousteau dans les conservatoires parisiens. En complément de sa formation musicale, elle suit des cours d’écriture avec Michèle Droulez ainsi que des cours de culture et d’orchestration avec Marion Navone. En 2016, elle intègre la classe de direction d’orchestre d’Adrian McDonnell, au conservatoire du 15ème arrondissement de Paris. Elle y pratique également l’harmonisation au clavier. En 2017, elle intègre la classe d’Olivier Pierre Vergnaud, en clarinette, au CRD de Meudon, ainsi que la classe d’analyse de Bruno Plantard, au conservatoire du Centre. Depuis septembre 2016, elle a rejoint “La Sirène“, orchestre d’harmonie de Paris, en qualité de cheffe-assistante de Fabrice Colas. En 2019, elle obtient son DEM de direction d’orchestre au CRR de Paris, dans la classe de direction d’orchestre d’Adrian McDonnell. La même année, elle est admise en CPES (cycle préparatoire aux grandes écoles), dans la classe de Jean-Michel Ferran et devient directrice artistique d’un ensemble de cuivres des élèves du Conservatoire national Supérieur Musique et Danse de Paris.

Louise Muller-Monod

Louise Müller-Monod est entrée dans la musique par le violon et le chant choral. Elle se passionne très tôt pour le répertoire symphonique et la variété des choix d’interprétations musicales, ce qui l’amène vers la direction d’orchestre. Elle entame en 2019 un Master dans cette discipline au Conservatoire Royal de Bruxelles dans la classe de Robin Engelen. Titulaire de cinq Diplômes d’Etudes Musicales en direction d’orchestre, orchestration, violon, analyse et formation musicale, elle a été la directrice musicale de l’Orchestre Universitaire Paris-Descartes de 2014 à 2017, ainsi que de la Formation Symphonique du COGE (Choeur et Orchestres des Grandes Ecoles de Paris) de 2016 à 2017. Sa grande exigence musicale est nourrie des conseils dont elle a pu bénéficier en direction d’orchestre comme en direction de chœur auprès de chefs reconnus tels que Pierre Cao, Claire Marchand, Ariane Matiakh, Claire Gibault, Jacques Mercier ou encore François-Xavier Roth. Elle assure depuis septembre 2018 la direction musicale de l’orchestre symphonique « Oppera » basé à Montreuil.

Macarena Quantin 

Macarena Quantin a grandi dans une petite ville du nord de l’Argentine. A l’âge de 17 ans, elle débute ses études de composition à l’Université Catholique Argentine à Buenos Aires. Après la réussite de ses deux premières années d’études, elle décide d’envoyer sa candidature pour le programme de formation à la  direction d’orchestre en 5 ans proposé dans la même université. Elle intègre le programme et pendant son temps libre, elle étudie l’allemand et l’italien. Après avoir obtenu son diplôme au Goethe Institut, voyagé en Allemagne à deux reprises et obtenu son diplôme universitaire, elle décide d’aller y vivre. Elle devient jeune fille au pair à Freiburg en décembre 2014. Elle prend des cours de latin et postule à un Master de musicologie à l’Université de Freiburg. Elle l’intègre avec succès et concentre ses recherches sur l’édition musicale et l’opéra italien. Pendant son master, elle part 3 mois travailler à plein temps à la maison d’édition de Bärenreiter à Kassel et prend des leçons de français en parallèle. Quand elle obtient son diplôme de master, ayant des origines familiales italiennes, elle part en Italie dans le souhait d’en obtenir la nationalité . En octobre 2018, elle s’installe de nouveau à Freiburg et commence à travailler comme cheffe de la production à l’Institut de Théâtre musical de la Hochschule. Depuis ses débuts en direction d’orchestre, elle a suivi les masterclasses de Facundo Agudin, Ulrich Windfuhr, Ekkehard Klemm, John Farrer, Neil Thomson, Georg Christoph Sandmann, Dario Lucantoni, Jooyong Ahn et Luis Gorelik. En avril et juin 2019, elle a assisté le chef d’orchestre Facundo Agudin lors de la production « Cavalleria Rusticana » avec l’orchestre « Musique des Lumières ».

Anne-Louise Bourion

En juillet 2019, Anne-Louise Bourion est lauréate du concours international de direction de l’Opéra de Baugé, au cours duquel elle obtient le premier prix ainsi que le prix de l’orchestre. En septembre 2019, elle atteint les quarts de finale au Concours international de jeunes chefs d’orchestre de Besançon. Anne-Louise a commencé par étudier le piano, puis le hautbois, dès l’âge de 3 ans. Après une licence d’accompagnement au CNSMD de Lyon (D.Selig), elle obtient un master de direction de chant au CNSMD de Paris en Juin 2018 (E.Guiomar). Elle est actuellement chef de chant à l’Opéra de Limoges pour le projet Operakids. En 2013, elle s’initie à la direction d’orchestre au Conservatoire de Lille dans la classe de Jean-Sébastien Béreau et y étudie pendant deux ans, tout en étant cheffe de chœur assistante du Cantrel de Lyon et cheffe assistante de l’Orchestre INSA-Universités de Lyon. Elle est régulièrement appelée à être cheffe de chant et cheffe assistante pour des productions d’opéra et d’opérettes dans des festivals de la région lyonnaise, et cheffe assistante ponctuelle de l’Orchestre de Chambre Pelléas, dirigé par Benjamin Levy. Elle se perfectionne auprès de Claire Levacher, Colin Metters, Alim Shakh et bénéficie actuellement des conseils de Roberto Benzi.

Source : Orchestre Victor Hugo Franche-Comté

 

Jean-Marie Blanchard nommé directeur général de l’Orchestre de Cannes

Le Bureau de l’Orchestre de Cannes Provence Alpes Côte d’Azur, les représentants de la Ville de Cannes, du Ministère de la Culture et de la Communication, de la Région SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur et du Conseil départemental des Alpes-Maritimes, ont nommé Monsieur Jean-Marie Blanchard en qualité de Directeur général de l’Orchestre de Cannes Provence Alpes Côte d’Azur à compter du 1er janvier 2020.

Biographie

Né en 1956, Jean-Marie Blanchard rejoint en 1987 le Théâtre du Châtelet à Paris en tant que conseiller artistique, poste qu’il occupe jusqu’en 1992. Il est ensuite Administrateur général de l’Opéra national de Paris-Bastille de 1992 à 1994, puis Directeur Général de l’Opéra national de Nancy et de Lorraine et Administrateur général de l’Orchestre symphonique et lyrique de Nancy pendant six ans. En 2001, il prend la Direction générale du Grand Théâtre de Genève et créé en 2013 le Wagner Geneva Festival. Ces dernières années, il a été consultant pour différentes collectivités et institutions publiques telles que, entre autres, le Gouvernement fédéral de Belgique et la Haute École de Musique de Genève. Jean-Marie Blanchard est membre du Conseil consultatif de la Culture de la République et Canton de Genève.

Contact presse :
Iannick Marcesche – Orchestre de Cannes – 04 93 90 77 91 / iannick.marcesche@orchestre-cannes.com

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Île de créations : découvrez les trois œuvres finalistes

Île de créations est un concours annuel de composition pour orchestre, créé par l’Orchestre national d’Île-de-France en 2013. Il a pour vocation de permettre aux jeunes compositeurs de confronter leur inspiration, leur savoir-faire à un orchestre symphonique et d’être joués en public et diffusés à la radio. Au public francilien, ce concours offre l’occasion de découvrir la pépinière de la création musicale formée en Europe.

La huitième édition

Ce concours s’adresse aux compositeurs de moins de 33 ans au 1er janvier 2020, ayant été inscrits en cursus de composition et/ou d’orchestration en Europe entre 2015 et 2020. Pour cette huitième édition, les candidats doivent composer une œuvre concertante pour violoncelle et orchestre. La pièce doit être d’une durée de 10 minutes en 5 mouvements de 2 minutes chacun, pouvant être enchaînés les uns aux autres. Le compositeur Guillaume Connesson est le parrain de la 8e édition.

Chaque année l’Orchestre national d’Île-de-France convie plusieurs personnalités prestigieuses à former le jury du concours de composition Île de Créations. En 2020, l’Orchestre a le plaisir d’accueillir les compositeurs Matteo Franceschini et Hèctor Parra. Le jury est présidé par le directeur musical de l’Orchestre Case Scaglione et par Guillaume Connesson, parrain de l’édition 2020.

Un finaliste, une oeuvre

Julien GIRAUDET, pour son œuvre « Mythe »

Nationalité : française
Âge : 32 ans
Parcours : diplômé du cursus composition et orchestration au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris
Son oeuvre – Un Mythe

I. Un jour dans la plaine
II. Sur la crête
III. Rites
IV. Devant la pierre lisse et noire
V. Le Gouffre dans la nuit

Un mythe. Deux protagonistes : le violoncelle, l’orchestre. Le violoncelle suit sa ligne, s’aventure, cherche ; quand l’orchestre devient brumeux, menaçant, harassant, il fuit, se cache, espionne, tente d’échapper aux incantations obsédantes qui finissent par l’entraîner devant le gouffre.

L’orchestre est employé ici dans toute sa dimension spatiale : c’est de manière physique que la bataille se tient, dans des vagues d’assaut qui montent du fond de l’orchestre jusqu’au tutti submergeant. Ces vagues ne laissent pas la ligne du violoncelle indemne, elles l’infiltrent, lui instillent progressivement des modes de jeu de plus en plus grinçants et percussifs. De plus en plus et jusqu’au bout, pour résister à ces vagues d’assaut, le violoncelliste doit faire corps avec son violoncelle.

Maarten LINGIER, pour son œuvre « Suite concertante pour violoncelle et orchestre »

Nationalité : belge
Âge : 26 ans
Parcours : diplômé du cursus de composition de l’École Normale de Musique de Paris, Alfred Cortot
Son oeuvre – Suite concertante

Cette œuvre est une musique absolue, il n’y a pas d’inspiration directe de l’extérieur à part la musique elle-même. Les cinq mouvements sont écrits en contraste. Ce sont des mouvements courts avec chacun un caractère très spécifique, souvent déterminé par leur propre motif ou par un geste musical. Il y a des influences de musique ancienne, comme le quatrième mouvement, Passacaglia, un petit canon dans Intermezzo et la suggestion d’un bourdon dans la Sérénade. Ce ne sont que de petites références qui sont liées à l’idée d’une suite, le but étant surtout d’écrire quelque chose personnel et contemporain. L’approche du violoncelle est souvent lyrique, parfois rythmique. Le son d’orchestre est parfois orchestral, puis plutôt lié à la musique de chambre. Il y a une recherche harmonique, mélodique, rythmique et de couleur dans l’orchestration, construite intuitivement. Cette œuvre montre les aspects, sonorités et caractères différents du violoncelle, accompagné par l’orchestre.

Maria del Pilar MIRALLES CASTILLO, pour son œuvre « Cello Concerto « Five Pieces of Advices »

Nationalité : espagnole
Âge : 22 ans
Parcours : diplômée du cursus de composition du Conservatoire Royal Supérieur de Grenade, Victoria Eugenia
Son oeuvre – Five pieces of advice

Le concerto pour violoncelle Five Pieces of Advice (“Cinq conseils”) a été composé en septembre 2019 et constitue ma troisième œuvre orchestrale. Il a été composé à partir des règles imposées par le concours : cinq mouvements de deux minutes chacun. La difficulté était de respecter cette durée spécifique à chaque mouvement tout en y développant totalement mes idées musicales. C’était également un défi de parvenir à de la cohérence sur l’ensemble du concerto. Comme l’explique le titre, le concept de cette pièce est “cinq conseils” qui sont les étapes que j’ai l’habitude de suivre pour trouver l’inspiration et la motivation face à une nouvelle pièce : Stand Up (Levez-vous), Walk (Marchez), Close Your Eyes (Fermez les yeux), Take a Deep Breath (Prenez un souffle profond), et Now You Are Ready (Maintenant vous êtes prêt). Tous les mouvements partagent des matériaux identiques et comportent des ressources communes telles que l’harmonie quartale, des accords majeurs avec un triton de la tonique, etc. La structure dans son ensemble est en quelque sorte une fractale dans laquelle le premier et le cinquième mouvement sont énergiques et agités, le deuxième et le quatrième mouvement sont caractérisés par un matériau composé de notes répétées augmentant en dynamique jusqu’à un point culminant, et le troisième mouvement fonctionne comme une cadence pour le violoncelle solo. Certains matériaux de la partie orchestrale de ces mouvements sont réutilisés dans le cinquième mouvement, où tous les motifs sont combinés pour obtenir une cohérence dans la pièce entière.

Source : Orchestre national d’Île-de-France

La ludification des œuvres pour renforcer la relation aux publics

La ludification : utiliser le jeu comme outil pédagogique et expérience culturelle
Qu’est ce que la ludification ?

Aussi appelée « gamification » (anglicisme), la ludification est l’application de mécanismes ludiques à ce qui ne relève pas du jeu. Elle peut être appliquée au domaine numérique via une application ou un jeu en ligne mais peut aussi prendre la forme d’un jeu de société standard avec du matériel à manier : plateau de jeu, cartes, pions, etc.

De plus en plus utilisé pour acquérir un public, pour en fidéliser un autre ou encore pour fédérer les membres d’une équipe en interne, le jeu connait une ère de revalorisation. Il n’est plus réservé aux enfants. Il fait partie intégrante d’une expérience culturelle tout en étant un outil pédagogique (puisqu’il propose un processus d’apprentissage).

Deux exemples proposés actuellement par l’Orchestre de Paris
  • Monsieur Onde

L’objectif du projet de « Monsieur Onde »  est de faire en sorte que le public s’approprie les œuvres différemment. Ce projet est représenté par un petit personnage (Monsieur Onde) qui va suivre l’utilisateur du jeu tout au long de son parcours. L’utilisateur a le choix entre deux parcours : 

La discothèque : l’utilisateur navigue comme il le souhaite entre les œuvres. Il choisit l’ordre des œuvres écoutées et peut à chaque écoute attribuer un adjectif ou un nom pour caractériser l’oeuvre (« surprenant », « mélancolique », « frisson », « tragique », etc) souvent en lien avec l’émotion ressentie lors de l’écoute. Cette expérience ludique est accessible à tous puisqu’elle ne requiert aucune compétence ou connaissance dans le domaine artistique.  Le caractère pédagogique est ici bien présent puisqu’en écoutant les œuvres, l’utilisateur mémorise le ou la compositrice écoutée, des caractéristiques clés de l’oeuvre, se forme un premier socle de connaissances à ce sujet.

Le puzzle : l’utilisateur navigue à travers plusieurs niveaux. A chaque niveau, il prend la place du chef d’orchestre et doit reconstituer l’extrait de l’oeuvre correctement en redonnant à chaque instrument, la partition qu’il interprète. Ce jeu s’adresse à un public ayant les connaissances de bases de l’orchestre (reconnaissance des instruments de musique à l’écoute). L’avantage du jeu est que l’on retient 80% du sujet abordé par rapport à une approche basique car l’utilisateur s’approprie les différents éléments du jeu. Ici, il s’approprie les différentes parties d’instruments dans une oeuvre mais aussi les différents thèmes qu’il doit replacer dans le bon ordre.  

Ce double jeu permet de valoriser le patrimoine de la musique symphonique en liant un jeu de « puzzle » autour d’un répertoire d’œuvres mais aussi de naviguer dans une discothèque virtuelle d’œuvres symphoniques afin d’attribuer à chaque œuvres écoutée, un adjectif caractéristique de l’oeuvre lié à une émotion ressentie pendant l’écoute. 

  • Résonance

L’objectif du projet « Résonance » est de proposer une expérience numérique ludique mêlant musique classique et art pictural. Dès l’annonce de la consigne, le spectateur entre directement dans l’action puisqu’il se glisse dans le rôle du chef d’orchestre. A l’écoute d’une oeuvre, les couleurs et les formes apparaissent au même rythme que les instruments interviennent dans la partition. L’utilisateur va alors pouvoir créer aux grès de ses envies et de son imagination, sa propre oeuvre d’art. Cette expérience ludique est accessible à tous puisqu’elle ne requiert aucune compétence ou connaissance dans le domaine artistique.

Des études ont montré qu’à l’écoute d’une musique, le cerveau humain partage une « palette d’émotions » et peut associer des couleurs à la musique.  En partant de ce principe de « Synesthésie » et influencé par le travail d’artistes tels que Paul Klee, Kasimir Malévitch, l’Orchestre de Paris a imaginé des univers visuels autour des deux morceaux proposés.

Et maintenant laissez-vous emporter par la musique et votre imagination en faisant l’expérience de Résonance.

Ruth Reinhardt, une jeune cheffe d’orchestre à suivre de près !

Ruth Reinhardt, jeune cheffe d’orchestre allemande a fait ses débuts français à l’Orchestre national d’Île-de-France début décembre.
La première saison du directeur musical et chef d’orchestre de l’Orchestre national d’Île-de-France, Case Scaglione, s’est ouverte en octobre avec un programme wagnérien. En attendant le retour du directeur musical en janvier pour une série beethovénienne, plusieurs chefs invités se succèdent à la tête de l’orchestre.
Après l’interprétation du Sacre du Printemps de Tito Muñoz, le public de l’orchestre a pu découvrir Ruth Reinhardt (photo), jeune cheffe d’origine allemande qui, d’abord formée dans son pays natal et en Suisse, a par la suite étudié auprès d’Alan Gilbert à la Juilliard School.  «Conducting fellow » à Boston et Seattle en 2015-2016, « Dudamel fellow » à Los Angeles en 2017-2018, assistante de Jaap van Zweden au Dallas Symphony de 2016 et 2018, l’artiste connaît un début de carrière outre-Atlantique, puis en Allemagne et dans les pays scandinaves. On se réjouit  donc que la France, grâce à l’ONDIF, ait pu pour la première fois juger de ses qualités.
Le résultat ? Vifs applaudissements à chaque concert du 29 novembre au 3 décembre 2019 et nombreux rappels pour la jeune cheffe d’orchestre qu’il faudra suivre de très près !

Source : Concertclassic

L’Orchestre Symphonique de Bretagne labellisé « Orchestre national en région »

Le ministre de la Culture, Franck Riester, a décerné à l’Orchestre Symphonique de Bretagne le label d’ »Orchestre national en région ».

Cette reconnaissance vient souligner le travail de l’Orchestre Symphonique de Bretagne : son ambitieuse politique de diversification programmatique, son maillage territorial et son engagement pour l’éducation. L’OSB devient ainsi le 13e orchestre labellisé.

Selon le communiqué officiel du Ministère de la Culture, « Le projet porté par Marc Feldman depuis 2012, et placé sous la baguette du chef Grant Llewellyn, se distingue par sa modernité et son innovation, tant dans l’approche des publics, que dans l’effort de renouvellement des formes et des répertoires. Il s’inscrit pleinement dans l’ouverture et l’excellence que l’État a souhaité promouvoir dans le cadre du cahier des missions et des charges du label « orchestre national en région » paru en 2017 ». Par ailleurs, le Ministre Franck Riester forme le vœu «que ce soutien institutionnel renouvelé permette de fédérer d’autres partenaires au profit du développement de ce projet remarquable en Bretagne, en France, et à l’international.»

Le label « Orchestre national en région » permet à l’Orchestre Symphonique de Bretagne de sécuriser l’obtention de financements publics. Pour obtenir ce label, l’OSB a du favoriser la création et le renouvellement du répertoire, produire et diffuser des œuvres orchestrales, s’engager en faveur de la permanence artistique, soutenir les créateurs et les artistes, y compris en début de carrière mais aussi développer une politique en matière de transmission et d’action d’éducation artistique et culturelle.

L’Orchestre Symphonique de Bretagne remercie les élus de la Région Bretagne et de la Ville de Rennes de leur soutien à cette candidature.

Pour l’Orchestre Symphonique de Bretagne, qui fête son trentième anniversaire cette saison, cette labellisation est un encouragement à poursuivre sa politique de décloisonnement et son travail au plus près des territoires pour amener la musique à tous.

Reconnu pour l’éclectisme de sa programmation et son soutien à la création contemporaine (en 2019-2020, la création contemporaine représente 25% des œuvres programmées), l’Orchestre Symphonique de Bretagne se distingue notamment par ses incursions réussies dans le domaine du jazz (avec Ibrahim Maalouf, Branford Marsalis, Samy Thiébault, Guillaume Saint-James, Omar Sosa) ou de la musique celte (avec Carlos Nunez, Denez Prigent, Dan Ar Braz, Marthe Vassallo…) et par ses partenariats inattendus avec des artistes de horizons différents tels que le photographe Stéphane Lavoué et l’océanographe Laurent Chauvaud.

L’Orchestre Symphonique de Bretagne se produit partout dans sa région, et en est un ambassadeur au-delà, mais c’est surtout une formation engagée au quotidien auprès de tous les publics, à travers de très nombreux projets d’action culturelle menés auprès de tous les publics, de la petite enfance aux publics empêchés.

L’Orchestre Symphonique de Bretagne, créé en 1989, bénéficie du soutien de la Région Bretagne, de la Ville de Rennes, du Ministère de la Culture-DRAC Bretagne, de Rennes Métropole et des Départements d’Ille-et-Vilaine, du Morbihan, et ses partenaires privés du Cercle Symphonia.

Contacts presse

Presse nationale :
Sylvie Valleix
empreinte@sylvievalleix.com / 06 11 86 45 32

Presse régionale :
Camille Ceysson
ceysson@o-s-b.fr / 06 89 13 11 17

Source : Orchestre symphonique de Bretagne

Deux Haydn sinon rien

Deux orchestres, deux symphonies, deux visions d’interprétation

Mettre en regard deux symphonies, deux effectifs et deux esthétiques différentes lors d’un même concert, telles sont les composantes d’une soirée pour le moins originale imaginée par Julien Chauvin.
Initié à Limoges avec l’orchestre de l’Opéra de Limoges (OLIM) en 2018, ce concept sera proposé à la Cité musicale-Metz dans le cadre du temps fort « Osez Haydn ! » qui se déroulera du 6 au 9 novembre 2019 autour de concerts, expositions, conférences et d’un goûter Viennois. Deux symphonies de Haydn seront exécutées successivement par un orchestre sur instruments anciens dirigé du violon, le Concert de la Loge, et un orchestre moderne dirigé de la baguette par Julien Chauvin, l’Orchestre national de Metz. Présenté par Antoine Pecqueur, ce concert constitue une traversée de l’évolution de la facture instrumentale, de l’écriture du genre symphonique et des multiples possibilités d’interprétation.
L’ambition de cette soirée, est de faire entendre au public les différences liées aux instruments et aux interprétations en révélant les qualités de chacun de ces deux choix esthétiques. Il s’agit donc de dépasser la frontière qui oppose parfois les musiciens des ensembles indépendants et ceux des orchestres permanents traditionnels. Un soirée pleine d’audace où l’on ose non seulement aborder Haydn, mais également faire dialoguer deux esthétiques différentes en illustrant la valeur ajoutée et complémentaire de ces visions antagonistes.

Programme

Vendredi 8 novembre 2019, 20h, Grande Salle de l’Arsenal, Cité musicale-Metz

Symphonie Parisienne n° 86 en ré majeur Hob I: 86 avec Le Concert de la Loge
Symphonie n° 45 en fa# mineur « Les Adieux » Hob I: 45 avec l’Orchestre national de Metz

Julien Chauvin : violon & direction
Antoine Pecqueur : présentation
Le Concert de la Loge
L’Orchestre national de Metz

Contact

Emmanuelle Vassal, administratrice, Le Concert de la Loge,
emmanuelle@concertdelaloge.com, +33 (0)6 88 83 53 94