En direct des orchestres

L’Orchestre Symphonique de Bretagne labellisé « Orchestre national en région »

Le ministre de la Culture, Franck Riester, a décerné à l’Orchestre Symphonique de Bretagne le label d’ »Orchestre national en région ».

Cette reconnaissance vient souligner le travail de l’Orchestre Symphonique de Bretagne : son ambitieuse politique de diversification programmatique, son maillage territorial et son engagement pour l’éducation. L’OSB devient ainsi le 13e orchestre labellisé.

Selon le communiqué officiel du Ministère de la Culture, « Le projet porté par Marc Feldman depuis 2012, et placé sous la baguette du chef Grant Llewellyn, se distingue par sa modernité et son innovation, tant dans l’approche des publics, que dans l’effort de renouvellement des formes et des répertoires. Il s’inscrit pleinement dans l’ouverture et l’excellence que l’État a souhaité promouvoir dans le cadre du cahier des missions et des charges du label « orchestre national en région » paru en 2017 ». Par ailleurs, le Ministre Franck Riester forme le vœu «que ce soutien institutionnel renouvelé permette de fédérer d’autres partenaires au profit du développement de ce projet remarquable en Bretagne, en France, et à l’international.»

Le label « Orchestre national en région » permet à l’Orchestre Symphonique de Bretagne de sécuriser l’obtention de financements publics. Pour obtenir ce label, l’OSB a du favoriser la création et le renouvellement du répertoire, produire et diffuser des œuvres orchestrales, s’engager en faveur de la permanence artistique, soutenir les créateurs et les artistes, y compris en début de carrière mais aussi développer une politique en matière de transmission et d’action d’éducation artistique et culturelle.

L’Orchestre Symphonique de Bretagne remercie les élus de la Région Bretagne et de la Ville de Rennes de leur soutien à cette candidature.

Pour l’Orchestre Symphonique de Bretagne, qui fête son trentième anniversaire cette saison, cette labellisation est un encouragement à poursuivre sa politique de décloisonnement et son travail au plus près des territoires pour amener la musique à tous.

Reconnu pour l’éclectisme de sa programmation et son soutien à la création contemporaine (en 2019-2020, la création contemporaine représente 25% des œuvres programmées), l’Orchestre Symphonique de Bretagne se distingue notamment par ses incursions réussies dans le domaine du jazz (avec Ibrahim Maalouf, Branford Marsalis, Samy Thiébault, Guillaume Saint-James, Omar Sosa) ou de la musique celte (avec Carlos Nunez, Denez Prigent, Dan Ar Braz, Marthe Vassallo…) et par ses partenariats inattendus avec des artistes de horizons différents tels que le photographe Stéphane Lavoué et l’océanographe Laurent Chauvaud.

L’Orchestre Symphonique de Bretagne se produit partout dans sa région, et en est un ambassadeur au-delà, mais c’est surtout une formation engagée au quotidien auprès de tous les publics, à travers de très nombreux projets d’action culturelle menés auprès de tous les publics, de la petite enfance aux publics empêchés.

L’Orchestre Symphonique de Bretagne, créé en 1989, bénéficie du soutien de la Région Bretagne, de la Ville de Rennes, du Ministère de la Culture-DRAC Bretagne, de Rennes Métropole et des Départements d’Ille-et-Vilaine, du Morbihan, et ses partenaires privés du Cercle Symphonia.

Contacts presse

Presse nationale :
Sylvie Valleix
empreinte@sylvievalleix.com / 06 11 86 45 32

Presse régionale :
Camille Ceysson
ceysson@o-s-b.fr / 06 89 13 11 17

Source : Orchestre symphonique de Bretagne

Deux Haydn sinon rien

Deux orchestres, deux symphonies, deux visions d’interprétation

Mettre en regard deux symphonies, deux effectifs et deux esthétiques différentes lors d’un même concert, telles sont les composantes d’une soirée pour le moins originale imaginée par Julien Chauvin.
Initié à Limoges avec l’orchestre de l’Opéra de Limoges (OLIM) en 2018, ce concept sera proposé à la Cité musicale-Metz dans le cadre du temps fort « Osez Haydn ! » qui se déroulera du 6 au 9 novembre 2019 autour de concerts, expositions, conférences et d’un goûter Viennois. Deux symphonies de Haydn seront exécutées successivement par un orchestre sur instruments anciens dirigé du violon, le Concert de la Loge, et un orchestre moderne dirigé de la baguette par Julien Chauvin, l’Orchestre national de Metz. Présenté par Antoine Pecqueur, ce concert constitue une traversée de l’évolution de la facture instrumentale, de l’écriture du genre symphonique et des multiples possibilités d’interprétation.
L’ambition de cette soirée, est de faire entendre au public les différences liées aux instruments et aux interprétations en révélant les qualités de chacun de ces deux choix esthétiques. Il s’agit donc de dépasser la frontière qui oppose parfois les musiciens des ensembles indépendants et ceux des orchestres permanents traditionnels. Un soirée pleine d’audace où l’on ose non seulement aborder Haydn, mais également faire dialoguer deux esthétiques différentes en illustrant la valeur ajoutée et complémentaire de ces visions antagonistes.

Programme

Vendredi 8 novembre 2019, 20h, Grande Salle de l’Arsenal, Cité musicale-Metz

Symphonie Parisienne n° 86 en ré majeur Hob I: 86 avec Le Concert de la Loge
Symphonie n° 45 en fa# mineur « Les Adieux » Hob I: 45 avec l’Orchestre national de Metz

Julien Chauvin : violon & direction
Antoine Pecqueur : présentation
Le Concert de la Loge
L’Orchestre national de Metz

Contact

Emmanuelle Vassal, administratrice, Le Concert de la Loge,
emmanuelle@concertdelaloge.com, +33 (0)6 88 83 53 94

« Normandie lyrique et symphonique » : une coopération pour renforcer la création et la diffusion musicale

Le 29 mai dernier, Hervé Morin, Président de la Région Normandie, a présenté à l’Opéra de Rouen, en présence de Catherine Morin Desailly, Présidente de la commission culture, tourisme et attractivité du territoire, la nouvelle plateforme régionale « Normandie lyrique et symphonique ». 

Le projet « Normandie lyrique et symphonique »

L’Opéra de Rouen-Normandie, le Théâtre de Caen, et l’Orchestre Régional de Normandie, sous l’impulsion de la Région Normandie, et en concertation avec la DRAC, ont souhaité unir leurs efforts pour produire et diffuser ensemble les œuvres lyriques et orchestrales. Cette coopération culturelle, unique en France, porte le nom de « Normandie lyrique et symphonique ».

La Normandie est dotée de partenaires majeurs qui développent des activités dans les domaines lyrique et symphonique, tel que l’Opéra de Rouen-Normandie, théâtre lyrique d’intérêt national, le Théâtre de Caen, scène lyrique conventionnée, ainsi que l’Orchestre Régional de Normandie. Chacune de ces trois structures développe des projets artistiques singuliers, complémentaires, largement ouverts à la création et au renouvellement des formes, tout en proposant des spectacles pour tous les publics. Sur la saison 2017-2018, les trois partenaires ont totalisé 549 levers de rideaux pour près de 300 000 spectateurs.

À travers la création de la plateforme « Normandie Lyrique et Symphonique­» élaborée conjointement avec l’Etat, ce trio d’excellence s’est lancé dans la co-construction d’un projet artistique ambitieux, orienté vers les territoires, résolument attaché à favoriser les liens entre l’institution et avec les publics dans leur diversité.

La plateforme répond à plusieurs objectifs :

  • Coordonner des projets musicaux dans une synergie des équipes et des moyens
  • Offrir une équité territoriale pour l’accès à la musique
  • Favoriser l’accès du plus grand nombre aux spectacles par des actions de médiation, des actions éducatives, des tarifs préférentiels..
  • Favoriser la mise en valeur du patrimoine normand dans le cadre de la diffusion des projets produits par les trois partenaires au sein de la plateforme
  • Développer la professionnalisation du secteur musical

La Région Normandie affirme ainsi son engagement dans la mise en oeuvre effective des droits culturels, en lien étroit avec l’État et les collectivités dans le cadre de la compétence culturelle partagée. Elle entend également démontrer que l’avenir est à la coopération des forces et des atouts, à la mutualisation des coûts par des coproductions originales. Par ce rapprochement, elle marque son soutien aux initiatives, en accompagnant un projet instrumental innovant, permettant d’aborder tous les formats (de l’ensemble de chambre au grand orchestre symphonique) et tous les répertoires de la musique pour orchestre.

Les productions sont financées conjointement par les partenaires selon leur implication dans chaque projet, et par la Région Normandie, via le Fonds d’aide lyrique et symphonique en Normandie. Créé spécifiquement et adopté en Assemblée plénière le 15 octobre 2018, ce fonds est abondé par la Région à hauteur de 100 000 euros.

Lors de la saison 2017-2018 plusieurs coproductions ont été portées à titre expérimental dans le cadre de cette plateforme.

  • Grande forme lyrique : Opéra : Der Freischutz de Carl Maria von Weber (coproduction : Opéra de Rouen-Normandie, théâtre de Caen. Création au théâtre de Caen les 1er et 3 mars 2019 et reprise les 15 et 17 novembre à l’Opéra de Rouen)
  • Petite forme lyrique : Nahasdzaan ou le monde scintillant, création de Thierry Pécou avec l’Ensemble Variances (nouvelle production de l’Opéra de Rouen-Normandie en coproduction avec le Théâtre de Caen. Création mondiale à l’Opéra de Rouen Normandie les 23et 25 avril 2019 et reprise au Théâtre de Caen le 2 mai 2019)
  • Programme symphonique : Concert Musica Baltica dans le cadre du festival les Boréales à Caen (Orchestre Régional de Normandie et Orchestre de l’Opéra de Rouen-Normandie, Direction : Jean Deroyer, première au théâtre de Caen le 15 novembre 2018)

En outre, la 9ème symphonie de Beethoven est programmée les 2 et 4 juin 2019 à l’Opéra de Rouen-Normandie avec les chœurs de la Région Normandie, l’Orchestre de l’Opéra de Rouen-Normandie, et l’Orchestre Régional de Normandie, sous la direction de Jamie Phillips.

Le soutien de la Région Normandie aux musiques savantes…

Pour 2019, la Région Normandie consacre plus de 10,5 millions d’euros à toutes les musiques savantes, notamment aux grands acteurs du lyrique et du symphonique en Normandie :

  • 7,6 millions destinés à l’Opéra de Rouen-Normandie et à la chapelle Corneille auditorium de Normandie,
  • 1,8 million d’euros pour l’Orchestre régional de Normandie,
  • 515 000 euros pour le Théâtre de Caen,
  • 587 000 euros alloués aux Ensembles et aux festivals de musique classique et contemporaine,
  • 75 000 euros pour l’Académie Bach,
  • 65 000 euros pour la structure l’Art et la manière.
  • La Normandie sera la première Région à prendre en charge, dans le cadre de ses nouvelles compétences, l’organisation et le financement des classes préparatoires à l’enseignement supérieur de la création artistique dans le domaine du spectacle vivant (musique, danse, théâtre). Des crédits de l’Etat seront ensuite transférés après l’adoption d’un Schéma Régional des Enseignements Artistiques.

 

Contact presse :

Laure Wattinne – 02 31 06 78 96 – laure.wattinne@normandie.fr

 

 

Sources : Orchestre Régional Normandie, Région Normandie, Théâtre de Caen, Opéra de Rouen Normandie

Julie Mestre, nouvelle administratrice générale de l’Orchestre des Pays de Savoie

Entretien avec Julie Mestre, nouvelle administratrice générale de l’Orchestre des Pays de Savoie recueilli par l’Orchestre des Pays de Savoie

Julie Mestre, vous avez été nommée à l’unanimité Administratrice Générale de l’Orchestre des Pays de Savoie. Quel a été votre sentiment premier en l’apprenant ?

Cela a été une immense joie. Tout est allé très vite en réalité, j’avais le sentiment que le jury de sélection s’était bien déroulé, mais je ne m’étais volontairement pas renseignée sur le profil des autres candidats, afin de rester concentrée sur ce que j’avais moi-même à apporter à l’orchestre. J’ai effectivement beaucoup travaillé à mon projet. Le soir même du jury, j’ai reçu un appel m’annonçant que j’avais été choisie, à l’unanimité effectivement. Cela est bien sûr flatteur, c’est une très belle preuve de la confiance qui m’est accordée par les membres du jury, mais cela représente surtout pour moi une obligation ; celle d’être à la hauteur des responsabilités qui m’attendent et de les assumer au maximum pour être pleinement engagée à accompagner l’Orchestre des Pays de Savoie dans son développement.

Vous avez un solide bagage dans le milieu culturel, que ce soit dans l’univers de l’art, comme de la musique. Pouvez-vous nous parler un peu plus de votre parcours ?

Je suis diplômée de Sciences Po Paris, j’ai fait un master en affaires publiques avec une spécialité sur la gestion des administrations culturelles. J’ai débuté mon parcours professionnel au ministère de la Culture, où j’étais chargée du suivi administratif et budgétaire des établissements publics du spectacle vivant principalement. Cette première expérience a été structurante dans mon parcours, j’en ai tiré des enseignements qui me servent toujours aujourd’hui. Cela m’a ensuite donné l’opportunité d’évoluer en interne vers un poste de tutelle, à la délégation à la musique du ministère, qui consistait à accompagner les établissements publics de musique symphonique et lyrique – Opéra national de Paris, Opéra-Comique, Philharmonie de Paris – sur l’ensemble de leurs enjeux administratifs et métiers. Cela m’a permis de contribuer aux politiques publiques en matière musicale. J’ai ensuite souhaité mettre en application ces enseignements en évoluant sur un poste plus opérationnel, d’adjointe au directeur administratif et financier de l’Ecole nationale supérieure des Arts décoratifs, où je me suis beaucoup plu.

A côté de cela, j’ai toujours poursuivi ma pratique du violon, commencée enfant, et je fais actuellement partie d’un orchestre symphonique amateur dont le cœur de mission est de travailler à la transmission et à l’accessibilité à tous de la musique classique.

Pourquoi l’Orchestre des Pays de Savoie vous a séduite, vous donnant envie de tenter l’aventure ?

Au-delà de l’excellence de la formation, j’ai été sensible à deux particularités de l’Orchestre des Pays de Savoie : son engagement culturel et sa dimension humaine. L’Orchestre des Pays de Savoie défend, et fait vivre l’idée, d’une musique classique itinérante, accessible au plus grand nombre. C’est la clé qui lui permet d’allier à mon sens modernité et excellence. Cette politique d’ouverture et de partage portée par l’Orchestre des Pays de Savoie au travers de ses actions de sensibilisation et de démocratisation culturelle m’a particulièrement touchée. C’est un engagement qui rejoint entièrement les convictions qui m’animent et mon sens du service public. Par ailleurs, il me semble que la dimension humaine de l’orchestre, de par ses dimensions réduites et des personnalités qui en font la richesse, est susceptible de créer une relation privilégiée avec le public. Il y a donc un fort engagement collectif.

Quel bilan feriez-vous de l’historique riche de l’Orchestre des Pays de Savoie avant votre arrivée ?

En 35 ans d’existence, l’Orchestre des Pays de Savoie a atteint des niveaux d’excellence et d’engagement artistiques remarquables. Sa force réside dans l’ancrage territorial marqué qu’il a acquis au fil des années. Cela résulte du travail accompli ces dernières années par le Directeur musical et son équipe, c’est aussi le fruit de l’engagement des musiciens, ainsi que celui du pacte territorial fort qui a donné naissance à l’orchestre et a accompagné son développement. En visant l’excellence artistique, en s’engageant dans des actions en direction des publics « éloignés » et « empêchés », en remplissant la mission d’implantation et de diffusion dans les territoires des Savoies et en région, je crois que tous ont œuvré à faire de l’Orchestre des Pays de Savoie un véritable partenaire pour les politiques d’aménagement culturel du territoire.

Comment imaginez-vous l’avenir de l’Orchestre des Pays de Savoie ?

Il me semble indispensable de tirer parti de la dimension atypique de l’Orchestre des Pays de Savoie dans le paysage des orchestres régionaux pour penser son avenir. La nature chambriste de l’Orchestre des Pays de Savoie et son absence de lieu permanent de représentation sont autant de spécificités qui doivent être envisagées comme des atouts pour faire de l’orchestre une formation moderne, par sa mobilité et par sa capacité à établir une relation de proximité avec le public. Cela impose que l’orchestre soit en permanence en prise avec les enjeux de son temps, dans ses propositions musicales, dans ses approches, dans son fonctionnement et sa gestion, aujourd’hui tout comme à l’avenir. C’est là tout le défi.

Chaque Administrateur apporte sa pierre à l’édifice, pour faire grandir cette institution de plus de 35 ans. Qu’avez-vous envie de poursuivre ? Que souhaiteriez-vous développer ?

La diversité des publics de l’Orchestre des Pays de Savoie est une de ses richesses qu’il s’agit de préserver. Entretenir cette proximité et irrigation du territoire – qui font l’identité et la vitalité de l’Orchestre des Pays de Savoie – et développer son rayonnement national et international implique de cultiver en permanence l’ambition et l’exigence artistique, au service du public.

Je souhaite également travailler à ce que l’Orchestre des Pays de Savoie soit en capacité de faire preuve de dynamisme permanent, d’innovation et de modernité afin d’investir les nouveaux défis et enjeux des politiques publiques culturelles et du monde musical plus largement : accompagnement des personnels artistiques, ouverture aux amateurs, poursuite des actions d’éducation artistique et culturelle, soutien aux objectifs de diversité et d’égalité femme-homme, etc.

Source : Orchestre des Pays de Savoie

Retrouver l’orchestre 20 ans après sa classe de CM2

20 ans après : retour à l’Orchestre !

Presque 20 ans après avoir été accueillis en résidence à l’orchestre, d’anciens écoliers, aujourd’hui trentenaires retrouveront l’Orchestre national de Metz le 12 octobre prochain à l’Arsenal. Lors de la saison 1999-2000, ces jeunes de CM2 de l’école de Richemont (Moselle) ont vécu une expérience unique d’une semaine, immergés au cœur de la vie d’un orchestre symphonique.

La première classe en résidence à l’Orchestre national de Metz

En 1999, l’orchestre, sous l’impulsion de son chef Jacques Lacombe et de Marie-Pierre Macian, responsable des relations publiques, lançait un programme éducatif novateur mettant au centre la relation privilégiée Enfant-Musicien, les notions de créativité et pratique artistique, et l’immersion au cœur de l’univers symphonique.

A cette occasion, la première classe en résidence fut lancée. Après quelques mois de préparation avec leur enseignante, Janine Bauquis et Christelle Bertringer, intervenante en musique, chaque enfant parrainé par un musicien a participé à la vie de l’orchestre : rencontre avec le chef d’orchestre, participation aux répétitions, à des présentations d’instruments, et au concert final à l’Arsenal au cours duquel ils ont présenté une courte création musicale en lever de rideau du concert la Carmencita, dédié à la musique espagnole.

Les actions d’éducation artistique et culturelle : et après ?

En 2018, Marie-Pierre Macian mûrit l’idée du projet « 20 ans après ! ». Sa volonté fait suite à ses réflexions sur l’importance d’un retour d’expérience sur les projets éducatifs des orchestres ; sa démarche s’inscrit également dans l’idée d’un prolongement possible à donner au Livre blanc des actions éducatives des orchestres qu’elle a co-écrit avec Philippe Fanjas, directeur de l’Association Française des Orchestres (AFO) en 2003. Fin 2018, elle contacte Janine Bauquis et se met en relation avec Antigone Mouchtouris, professeure de sociologie à l’Université de Lorraine, spécialiste des questions artistiques et culturelles. La Cité musicale de Metz et l’orchestre adhèrent immédiatement à ce projet. Tous partagent cet enthousiasme de retrouver ces jeunes désormais trentenaires. Que sont-ils devenus ? Se souviennent-ils de cette expérience unique ? Quel impact a-t-elle pu avoir dans leur vie ?  Quelques mois plus tard, 23 jeunes sur 24 sont retrouvés !

Au premier semestre 2019, s’inscrivant dans la logique de l’enquête nationale menée en 2018 par l’Association Française des Orchestres (AFO) sur le rôle sociétal des orchestres, des entretiens individuels sont menés auprès de ces jeunes trentenaires pour comprendre quelle a été la place éventuelle de ce moment privilégié dans leur vie. Mathilde Feutry, étudiante en Master 2 à l’Université de Lorraine et stagiaire à la Cité Musicale et Janine Bauquis ont interrogé 13 de ces anciens élèvesIl ressort de ces entretiens que chaque jeune interviewé se souvient de cette expérience, elle a été vécue comme positive ; ils souhaitent qu’elle puisse être vécue par d’autres jeunes aujourd’hui, et par ailleurs ils seraient partants pour revivre ce type d’expérience en tant qu’adulte, avec un emploi du temps un peu aménagé ! Pour certains, cette expérience a été marquante : ils ont commencé une pratique musicale, décidé de continuer à écouter des orchestres symphoniques après cette première expérience ; ils mettent en avant l’importance du collectif, l’aventure hors de leur quotidien, la découverte d’un univers différent, la rigueur du métier de musicien d’orchestre, ils se sont ouverts à l’idée de « vivre de sa passion » ;  ils se souviennent de leurs parrains-musiciens, du chef d’orchestre, du « stress » et des enjeux de la représentation en public. Certains évoquent leur souhait de transmettre à leurs enfants cette passion de la musique.

Le 12 octobre 2019 sont prévues les retrouvailles avec l’orchestre. Lors d’un concert à l’Arsenal, les jeunes retrouveront leurs parrains-musiciens et rencontreront l’actuel directeur artistique : David Reiland. Ils se replongeront ainsi dans l’univers symphonique pour un moment tout à fait spécial.

Pour prolonger cet anniversaire, en mai 2020, l’orchestre accueillera deux nouvelles classes en résidence originaires de l’école primaire de Richemont !

Les acteurs du projet
  • Service Education et Médiation – Orchestre National de Metz – Cité musicale de Metz
    • Caroline Philippe, chargée de projet Education et Médiation
    • Mathilde Feutry, stagiaire Master 2 Expertise et Médiation culturelle, Université de Lorraine
    • Les Parrains-Musiciens de l’Orchestre
  • Marie-Pierre Macian, ancienne responsable des relations publiques de l’orchestre (1998-2001), co-auteur avec Philippe Fanjas de : « Prêtez l’oreille ! Livre blanc des actions éducatives des orchestres», AFO 2003
  • Janine Bauquis, ancienne enseignante de la classe de CM2 de Richemont
  • Christelle Bertringer, intervenante en musique (dumiste)
  • Antigone Mouchtouris, professeure de sociologie, Université de Lorraine, Laboratoire Lorrain de Sciences Sociales – 2L2S.

Témoin de l’activité des orchestres et fortement impliquée dans toutes les questions de société, l’Association Française des Orchestres soutient ce projet.

Contact

Marie-Pierre Macian : 06 86 97 13 41 – marie.macian@gmail.com

Source : Marie-Pierre Macian

Un nouveau directeur musical pour l’orchestre de chambre de Paris à partir de juillet 2020

Le Conseil d’Administration de l’Orchestre de chambre de Paris, en accord avec la Ville de Paris et le ministère de la Culture – Drac Île-de-France, a nommé ce mardi 8 octobre Lars Vogt comme nouveau directeur musical à compter du 1er juillet 2020, pour un mandat de 3 ans.

Avec Lars Vogt, l’Orchestre de chambre de Paris se dote d’un directeur musical à la fois musicien hors pair et chef internationalement reconnu. Sa présence renforce encore la démarche artistique originale de l’orchestre et son positionnement chambriste. Cette nomination est le résultat d’un processus entamé depuis plus d’un an par le Conseil d’administration de l’Orchestre de chambre de Paris en dialogue permanent avec l’ensemble des musiciens. Ces échanges fructueux ont abouti à la proposition d’une liste restreinte comprenant une candidate et trois candidats sur laquelle l’ensemble des musiciens se sont prononcés par un vote consultatif. Cette procédure rigoureuse a permis au conseil d’administration, réuni le 8 octobre 2019, de désigner Lars Vogt prochain Directeur Musical de l’Orchestre de chambre de Paris avec l’approbation de la Ville de Paris et du ministère de la Culture – Drac Île-de-France.

La nomination de Lars Vogt marque une nouvelle étape dans la dynamique engagée par Douglas Boyd depuis 2015. Au cours des cinq dernières années, l’Orchestre de chambre de Paris a connu un fort renouvellement avec  44 % de nouveaux musiciens, ce qui en fait l’orchestre le plus jeune de Paris. Il est aussi le premier orchestre français permanent à l’effectif réellement paritaire. Aujourd’hui, l’Orchestre de chambre de Paris s’affirme pleinement comme l’un des orchestres de chambre de référence en Europe. Il rayonne sur le Grand Paris avec des concerts à la Philharmonie, au Théâtre des Champs-Élysées, au Théâtre du Châtelet mais également dans des salles au plus près des publics de la métropole, tout en développant de nombreuses tournées internationales.
Acteur musical engagé dans la cité, l’Orchestre de chambre de Paris développe une démarche citoyenne volontaire s’adressant à tous les parisiens, y compris ceux en situation de précarité ou d’exclusion. Les récentes créations musicales conçues avec des bénéficiaires de centres d’hébergement d’urgence de Paris ou des personnes détenues du centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin en sont de brillantes illustrations.

« Dès ma première répétition avec l’Orchestre de chambre de Paris, j’ai immédiatement ressenti une grande connivence artistique et émotionnelle avec les musiciens. Il est formidable de voir à quel point cet orchestre est créatif, ouvert aux prises de risque, éléments indispensables pour jouer de la musique !
En tant que nouveau directeur musical, je suis enthousiaste à l’idée du chemin que nous allons parcourir tous ensemble et impatient de vivre nos prochaines aventures artistiques. Je voudrais rendre hommage à mon prédécesseur, Douglas Boyd, pour le formidable travail qu’il a accompli avec l’orchestre. Je sais combien il est apprécié des musiciens et du public. J’ai conscience que la grande qualité qui est celle de l’orchestre aujourd’hui est aussi le fruit de son travail et de son investissement des dernières années. » Lars Vogt – 8 octobre 2019

En tant que directeur musical de l’Orchestre de chambre de Paris, Lars Vogt assurera la direction de six à huit concerts par an. Il sera associé aux tournées et aux enregistrements ainsi qu’aux différentes initiatives de l’orchestre.

Biographie de Lars Vogt

Lars Vogt, Pianiste et chef d’orchestre

Lars Vogt s’est imposé comme l’un des musiciens les plus en vue de sa génération. Né dans la ville allemande de Düren en 1970, il a d’abord attiré l’attention du public en remportant le deuxième prix du Concours international de piano de Leeds en 1990. Il a ensuite mené une carrière riche et variée pendant plus de vingt-cinq ans. Sa polyvalence en tant qu’artiste s’étend du cœur du répertoire classique avec Mozart et Beethoven, de Schumann et Brahms aux romantiques Grieg, Tchaïkovski et Rachmaninov en passant par l’éblouissant Concerto de Lutoslawski.

Au cours de sa carrière prestigieuse, Lars Vogt a joué avec de prestigieux orchestres internationaux notamment avec le Royal Concertgebouw Orchestra, l’Orchestre de Paris, l’Orchestre Santa Cecilia, le Berliner Philharmoniker, le Deutsches Symphonie-Orchester Berlin, le Bayerischer Rundfunk Munich, la Staatskapelle Dresden, le Wiener Philharmoniker, le London Philharmonic, London Symphony Orchestra, New York Philharmonic, Philadelphia
Orchestra, Boston Symphony et NHK Symphony.

Depuis septembre 2015, Lars Vogt est directeur musical du Royal Northern Sinfonia chez Sage Gateshead au Royaume-Uni. Cette saison 2019/20, sera sa dernière avant de devenir directeur musical de l’Orchestre de chambre de Paris. En tant que chef d’orchestre, Lars a également collaboré avec de nombreux orchestres de premier plan, dont les orchestres de chambre de Zurich et l’Orchestre de chambre de Paris, Camerata Salzburg, la Deutsche Kammerphilharmonie Bremen, l’Orchestre de l’Opéra de Hanovre, le Frankfurt Museumorchester, le Philharmonique de Varsovie et les orchestres symphoniques de Sydney, de Singapour, de New York et de Nouvelle Zelande. En mai 2019, il a entamé une tournée très appréciée en Allemagne et en France, à la tête du  Mahler Chamber Orchestra, avec des concerts à Berlin, à Munich et à Paris.

Une répétition avec Lars Vogt et l’Orchestre de chambre de Paris  – 26/09/2019

Télécharger le communiqué de presse de l’orchestre

Contact presse : Lucy Boccadoro : 06 62 15 50 78 / lucy@boccadoro.fr

Source : Orchestre de chambre de Paris


Les actions pédagogiques de sensibilisation et de transmission de l’Orchestre de Picardie

L’Orchestre de Picardie est grandement engagé dans des actions pédagogiques de sensibilisation et de transmission auprès de la nouvelle génération, et ce depuis la maternelle jusqu’aux plus hautes classes du conservatoire.

Depuis septembre 2018, à travers ses actions d’éducation artistique et culturelle et les élèves qu’il accueille en salle de répétition, ce sont 7 000 jeunes (primaires/collèges/lycées) qui ont pu accéder à la musique et ainsi découvrir toutes les facettes de l’Orchestre. L’Orchestre n’hésite pas à parcourir les Hauts-de-France pour apporter la musique dans les établissements scolaires ; en témoigne cette vidéo tournée dans les collèges de Sissonne et Fère-en-Tardenois (Aisne), où le chef Nicolas Simon a dirigé des concerts « présentation ».

L’Orchestre de Picardie s’engage également pour l’insertion professionnelle des jeunes artistes. En collaboration avec l’École Supérieure Musique et Danse Hauts-de-France-Lille, il a proposé aux artistes-étudiants de l’ESMD d’expérimenter leur pratique professionnelle en se produisant sur scène aux côtés des musiciens professionnels, leur offrant une expérience immersive exceptionnelle.

 

 

 

 

 

Source : Orchestre de Picardie

Signature d’une convention de partenariat entre la Cité de la Musique-Philharmonie de Paris et la Cité musicale-Metz

Une convention de partenariat a été signée le 10 juin 2019 par Laurent Bayle, directeur général de la Cité de la Musique-Philharmonie de Paris, Hacène Lekadir, président de la Cité musicale-Metz, adjoint au maire de Metz à la Culture, et Florence Alibert, directrice générale de la Cité musicale-Metz.
 
D’une durée de 5 ans, la convention de partenariat s’appliquera à « renforcer et développer la collaboration » entre la Cité de la Musique-Philharmonie de Paris et la Cité musicale-Metz notamment sur le plan de l’éducation artistique et culturelle. Il s’agit de « la première convention, hors Île-de-France, que nous signons », a souligné Laurent Bayle. Elle s’inscrit par ailleurs dans le cadre de la candidature de la Ville de Metz au réseau des Villes Créatives de l’UNESCO dans le domaine de la musique.
 

PROJETS ET ACTIONS MIS EN OEUVRE DANS LE CADRE DE LA CONVENTION :

  • Échange d’expertise et partage d’expériences entre les deux institutions
  • Développement du dispositif Démos 
    • pilotage par l’Orchestre national de Metz de deux nouveaux orchestres d’enfants (Moselle Est et Moselle du Nord) dans le cadre du développement du dispositif conduisant à partir de 2020 à la création de « quelque 60 nouveaux orchestres »
    • accueil de deux groupes d’enfants de la Sarre (Allemagne) et du Luxembourg afin de « donner une dimension européenne au projet »
    • regroupement des enfants poursuivant leur apprentissage après le premier Orchestre Démos Metz Moselle (2016) à travers un « orchestre avancé ».
  • Implantation à l’Arsenal de Metz d’espaces éducatifs et de médiation pérennes dédiés au jeune public sous forme d’une « Cité musicale des enfants » :
    • offre d’ateliers d’éveil, de pratique et de découverte de la musique
    • espace d’exposition musicale interactif sur le modèle de celui qui sera inauguré à la Philharmonie de à Paris en 2021
  • Favoriser des collaborations artistiques tel le projet Baby Doll créé à l’Arsenal avec l’Orchestre national de Metz le 13/03/2020 avant d’être donné à la Philharmonie de Paris le 18/03/2020 avec l’Orchestre de chambre de Paris.

Source : Newstank

Les suites du tremplin de jeunes cheffes d’orchestre

Que deviennent- les jeunes cheffes d’orchestre entendues à la Philharmonie de Paris en novembre 2018 ?
Le tremplin de jeunes cheffes d’orchestre
Le tremplin a été organisé par la Philharmonie de Paris, l’Association Française des orchestres et l’Orchestre de Picardie le 23 novembre 2018 à la Philharmonie de Paris, dans le cadre d’Orchestres en fête !.

Avec la volonté d’agir en faveur de l’égalité femmes-hommes au sein de ses orchestres membres, l’Association Française des Orchestres a pris part à l’organisation du premier tremplin international pour jeunes cheffes d’orchestre organisé en France. Cette journée avait pour but de mettre en lumière le travail de six jeunes femmes pratiquant la direction d’orchestre sélectionnées sur dossier. A l’issue du tremplin, l’AFO a souhaité proposer un accompagnement aux jeunes filles via des offres de collaboration de ses membres sur des projets artistiques intégrés aux saisons.

Pour mémoire, les six candidates étaient les suivantes :
– Chloé Dufresne
– Sora Elisabeth Lee
– Holly Choe
– Nil Venditti
– Gabriella Teychenné
– Lucie Leguay

Et après ? 

Suite à ce tremplin, voici quelques projets qui, à ce jour, ont été proposés aux jeunes filles :

  • Suite à la victoire à un concours spécifique, Lucie Leguay devient chef.fe assistant.e auprès de trois orchestres membres de l’AFO pour la saison 19-20 :  l’Orchestre de Picardie, l’Orchestre national d’Île-de-France et l’Orchestre national de Lille.
  • Sora Elisabeth Lee dirigera trois concerts avec l’Orchestre philharmonique de Strasbourg en septembre 2019 et deux concerts jeune public avec l’Orchestre de chambre de Paris en mai 2019.
  • L’Auditorium-Orchestre national de Lyon propose un accompagnement professionnel à Holly Choe et Lucie Leguay
  • Chloé Dufresne dirigera, aux côtés de Pierre Dumoussand, la nouvelle coproduction du centre français de promotion lyrique : Le Voyage dans la Lune d’Offenbach, sur plusieurs dates de la tournée.

[article non définitif à vocation d’être complété prochainement par l’annonce d’autres projets]

L’Orchestre d’Auvergne rejoint le cercle des orchestres nationaux

Suite à l’arrêté ministériel du 14 janvier 2019, l’Orchestre d’Auvergne, situé à Clermont-Ferrand (Auvergne Rhône-Alpes), obtient le label «Orchestre national en région».

Ce label national ne concernait que dix orchestres jusqu’à présent :

  • l’Orchestre de Picardie – orchestre national en région Hauts-de-France
  • l’Orchestre national Bordeaux-Aquitaine
  • l’Orchestre national de Lille
  • l’Orchestre national de Lyon
  • l’Orchestre national de Metz
  • l’Orchestre national de Montpellier Occitanie Pyrénées-Méditerranée
  • l’Orchestre national des Pays de la Loire
  • l’Orchestre national d’Île-de-France
  • l’Orchestre national du Capitole de Toulouse
  • l’Orchestre philharmonique de Strasbourg – orchestre national

La région Auvergne Rhône-Alpes rejoint les régions Occitanie et Hauts de France, qui étaient jusqu’à présent les seules à réunir deux orchestres nationaux.

Région Hauts de France :

  • Orchestre de Picardie
  • Orchestre national de Lille

Région Auvergne Rhône-Alpes :

  • Orchestre d’Auvergne
  • Orchestre national de Lyon

Région Occitanie  :

  • Orchestre national de Montpellier Occitanie Pyrénées-Méditerranée
  • Orchestre national du Capitole de Toulouse

Article de presse Le Figaro