PROFEDIM

Mission parlementaire sur le Centre National de la Musique

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Mission parlementaire sur le Centre National de la Musique : une méthode qui interroge

La mission parlementaire confiée aux députés Émilie Cariou et Pascal Bois a réuni vendredi 12 octobre dernier à l’Assemblée Nationale l’ensemble du secteur musical. L’ordre du jour de cette rencontre avec les organisations professionnelles, les réseaux et fédérations avait pour objet de mettre en discussion la gouvernance du projet du futur Centre National de la Musique.

Nous nous sommes étonnés – alors que l’ensemble des acteurs liés à ce dossier étaient réunis pour la première fois depuis le lancement de la mission – qu’aucune mise en débat du rapport intermédiaire n’ait été prévue. Cela est d’autant plus dommageable que le secteur que représentent les signataires avait déjà pointé fin juillet de nombreux points restant à travailler pour remporter leur complète adhésion sur le projet.

L’exercice de vendredi 12 octobre s’est plus apparenté à une consultation qu’à une concertation, nous le regrettons. Le principe d’un vote indicatif sur les orientations proposées, en séance, sans possibilité de pouvoir instruire dans nos organisations au plus près de nos adhérents les pistes préconisées par la mission, nous est apparu choquant.

À ce stade, nous maintenons que de nombreux points doivent toujours faire l’objet d’une meilleure définition, car seul le détail du périmètre des missions, de la mise en oeuvre et de l’organisation fine permettrait de nous projeter ou non dans cet outil. Néanmoins, nous remercions la mission d’avoir pris en compte dans ses préconisations notre impératif d’une gouvernance comptant une majorité de représentants de l’État pour le Centre National de la Musique. Cette demande que nous portions va dans le sens de plus d’intérêt général et plus de transparence si le CNM venait à voir le jour.

Nos organisations continueront bien entendu de porter les observations qui ont été les leurs jusqu’à présent et à être contributives sur cette deuxième phase de mission, continuant à espérer un infléchissement de la méthode employée.

Paris le 23 octobre 2018.

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Contacts presse :

AFO – Association Française des Orchestres
Philippe Fanjas – phfanjas@france-orchestres.com / 01 42 80 26 27

AJC / Association jazzé croisé – Le réseau des diffuseurs de jazz en France
Antoine Bos – antoinebos@ajc-jazz.eu / 01 42 36 00 12

FEVIS – Fédération des Ensembles Vocaux et Instrumentaux Spécialisés
Louis Presset – louis.presset@fevis.com / 01 40 26 81 62

Les Forces Musicales
Alexandra Bobes – a.bobes@lesforcesmusicales.org / 06 63 49 93 19

Futurs Composés – Le réseau de la création musicale
Martine Duverger – martine.duverger@futurscomposes.com / 01 77 32 23 19

Grands Formats – Fédération d’artistes pour la musique en grande formation
Grégory Jurado – gregory@grandsformats.com / 01 40 26 31 36

Profedim – Syndicat des producteurs, festivals, ensembles et diffuseurs indépendants de musique
Aurélie Foucher – aurelie.foucher@profedim.org / 07 60 49 44 06

ROF – Réunion des Opéras de France
Laurence Lamberger-Cohen – laurence.lamberger-cohen@rof.fr / 01 42 56 49 70

SNSP – Syndicat National des Scènes Publiques
Juliette Prissard – j.prissard@snsp.fr / 01 40 18 55 95

SYNDEAC – Syndicat National des Entreprises Artistiques et Culturelles
Vincent Moisselin – v.moisselin@syndeac.org / 01 44 53 72 13

La chaîne Mezzo est mise en vente

Mise en vente de Mezzo : les musiques de patrimoine et de création définitivement hors du service public audiovisuel ?

[COMMUNIQUE DE PRESSE]

Source : PROFEDIM

La chaîne Mezzo (Mezzo, Mezzo Live HD et Mezzo Live HD Monde), qui fête cette année ses 20 ans, est mise en vente. Née de la fusion il y a plus de 15 ans de la chaîne cryptée Muzzik (Groupe Lagardère) et de Mezzo (France Télévisions), Mezzo est détenu à 60 % par Lagardère et toujours à 40% par France Télévisions, illustrant un un partenariat public privé exemplaire et rare. Présente dans 60 pays, la chaîne émet en français et en anglais et demeure une exception française du paysage audiovisuel, ainsi qu’une alliée indispensable du monde musical français et européen (musique classique, jazz, danse). Sa dynamique de coproductions et de captations est remarquable et sa ligne éditoriale – même si elle gagnerait à développer une offre plus large, incluant davantage la création musicale – reste inégalée.

A l’heure où les questions d’accès à la musique, mais aussi de représentation de notre secteur sont au cœur de nos échanges avec les décideurs politiques, à l’heure où le service public de l’audiovisuel est questionné sur sa responsabilité de diffuseur de contenus culturels à des heures de grande écoute, nous, professionnels de la musique, invitons France Télévisions à maintenir ses parts ou à faire l’acquisition de Mezzo. Sans engagement fort de l’audiovisuel public, le rachat à 100 % de Mezzo par un groupe pourrait mener in fine à un délitement des contenus. Nous craignons qu’avec l’éloignement de Mezzo du service public audiovisuel se déploie une logique – largement observée chez les labels auparavant – de back catalogue et de moindre éditorialisation sur le modèle des chaines Brava et Classica, détenues par le groupe Stingray. A terme, non seulement la richesse des contenus et le lien avec les artistes d’aujourd’hui – parmi lesquels les artistes
émergents – en seraient affectés, mais également la valeur ajoutée de la chaîne, ce qui pourrait mener à terme à son démantèlement.

Culturebox, plateforme web culturelle détenue par France Télévisions, ne saurait être la seule réponse du service public du fait de l’absence d’une politique de développement à l’international et d’une faible éditorialisation. La chaîne Arte reste bien entendu un partenaire privilégié des musiques de patrimoine et de création, mais dans des proportions très ténues, les temps d’antenne étant raccourcis d’année en année et le plus souvent éloignés des heures de grande écoute.

La défense de Mezzo est tout à la fois celle d’un modèle économique français public-privé dans le secteur musical qui a fait ses preuves, et celle d’une exception culturelle à la française, soit deux arguments essentiels de défense de cet outil.

Nous appelons à ce que l’audiovisuel public, via France Télévisions, puisse continuer à jouer un rôle majeur dans l’avenir de Mezzo, de manière à préserver et développer la chaîne qui est un maillon primordial de la vie musicale et de sa diffusion auprès d’un public large, en France comme à l’étranger.

Contact presse

Aurélie Foucher, Déléguée Générale
aurelie.foucher@profedim.org
01 44 76 08 16 – 07 60 49 44 06

www.profedim.org
info@profedim.org
T : 01 44 76 08 16