musique classique

Le premier tremplin de jeunes cheffes d’orchestres

Dans le cadre du week-end Orchestres en fête!, l’Association Française des Orchestres propose en partenariat avec l’Orchestre de Picardie et la Philharmonie de Paris, le premier tremplin pour jeunes cheffes d’orchestre.

Dans l’esprit du dispositif d’accompagnement au projet pour jeunes musiciens qu’elle développe depuis plusieurs années, la Philharmonie souhaite encourager l’émergence et la professionnalisation des femmes chefs d’orchestre.

Sélectionnées sur dossiers, six candidates sont invitées à diriger en public l’Orchestre de Picardie devant un jury de professionnels.

Ce tremplin valorise à la fois la capacité des jeunes cheffes à construire un projet solide, cohérent, pertinent, l’originalité d’une démarche et la qualité artistique de l’interprétation.

LE TREMPLIN POUR JEUNES CHEFFES D’ORCHESTRE

Le 23 novembre 2018, de 15h à 18h, dans le cadre du week-end Orchestres en fête!, manifestation initiée par l’Association Française des Orchestres, aura lieu le premier tremplin pour jeunes cheffes d’orchestre.

Dans l’esprit du dispositif d’accompagnement au projet pour jeunes musiciens qu’elle développe depuis plusieurs années, la Philharmonie a très vite accepté de s’associer au projet afin d’encourager l’émergence et la professionnalisation des femmes chefs d’orchestre.

Sélectionnées sur dossiers, six candidates sont invitées à diriger en public l’Orchestre de Picardie devant un jury de professionnels. Ce tremplin valorise à la fois la capacité des jeunes cheffes à construire un projet solide, cohérent, pertinent, l’originalité d’une démarche et la qualité artistique de l’interprétation.

Les 20 minutes de prestation comprennent :

  • une oeuvre imposée : Vajrayana, ouverture pour orchestre en cinq tableaux de Camille Pépin
  • une oeuvre au choix parmi les propositions suivantes :
    • Joseph Haydn, Symphonie nº 104 en ré majeur « Londres ». 1er mouvement
    • Ludwig van Beethoven, Symphonie no 2 en ré majeur opus 36. 1er mouvement
    • Ludwig van Beethoven, Symphonie No 4 en si bémol majeur opus 60. 1er mouvement.

L’oeuvre de Camille Pépin fera l’objet d’une brève présentation orale.

DÉROULEMENT DU TREMPLIN

Date : Vendredi 23 novembre 2018

o 10h30 – 13h30 : service de répétition avec l’Orchestre de Picardie.
o Pause
o 15h – 18h : audition publique de direction
o 18h – 19h : délibération du jury
o 19h : remise des prix autour d’un cocktail

Des loges seront mises à disposition des candidates.

Le temps de répétition est limité à 25’ par candidate.

La pause déjeuner n’est pas prise en charge par la Philharmonie.

CONDITIONS DE PARTICIPATION

Limite d’âge : 30 ans

Vous remplissez le critère ? Vous pouvez donc vous inscrire dès aujourd’hui et jusqu’au 3 septembre 2018 !

Aucun droit d’inscription n’est requis.

Le transport et l’hébergement sont à la charge des participantes

SÉLECTION

La sélection des candidates pour l’audition publique sera communiquée le 15 septembre 2018.

A l’issue des prestations, trois lauréates se verront remettre un des prix attribués par le jury :

  • Une résidence auprès de l’Orchestre de Picardie
  • Une collaboration à un projet éducatif avec la Philharmonie
  • Une séance professionnelle de prises de vue

Elles bénéficieront chacune d’un accompagnement spécifique de l’Association Française des Orchestres (AFO) ainsi que d’un entretien de développement de projet avec la Philharmonie de Paris (aide à la définition du projet, travail sur les outils de présentation et de communication…).

PROCÉDURE D’INSCRIPTION

Pour toute question : formation@philharmoniedeparis.fr

Téléchargez les conditions de participation
Remplissez le dossier de candidature en ligne

 

 

 

 

 

 

Un concert surprise pour une fidélité sans faille à l’orchestre

L’Orchestre de l’Opéra de Rouen Normandie a souhaité mettre à l’honneur son client le plus fidèle en lui offrant un concert surprise chez lui. Les musiciens se sont donc rendus dans la résidence pour personnes âgées où André Junement  vit désormais afin de célébrer  ses 80 ans d’abonnement !

Spectacle insolite et peu commun, le mois dernier dans les salons de la résidence « Les Roses des sables ». Traditionnellement les équipes de l’institution se mobilisent pour fêter les anniversaires de certains résidents. Mais cette dernière réunion a revêtu une émotion particulière. En effet, plusieurs musiciens de l’orchestre de l’Opéra de Rouen Normandie avaient tenu à être présents afin d’honorer un homme, abonné aux spectacles et concerts du Théâtre des arts depuis… quatre-vingts ans ! Assis sur son siège au milieu de ses « compagnons » de résidence, André Junement a les yeux ailleurs pendant une heure. Il est transporté par cette musique classique (concerto Brandebourgeois de Bach, d’une sérénade de Schubert ou encore Nocturnedu quatuor N2 d’Alexandre Borodine…) qui a jalonné sa vie. Ému par ce cadeau que l’orchestre symphonique de Rouen est venu lui livrer pour récompenser 80 ans de fidélité à l’opéra de Rouen, il a les yeux qui brillent et contient ses larmes au souvenir de ce qu’il appelle sa « deuxième maison », dans laquelle il sent qu’il ne pourra plus retourner.

En 80 ans de fidélité à l’Opéra, André Junement était connu de tous les musiciens. Mais résident de « La Rose des sables » depuis 2017, le mélomane de 87 ans ne peut plus, ainsi qu’il l’indique, « assister aux représentations de l’Opéra ». Cette absence n’est pas passée inaperçue parmi les habitués de la salle de spectacle. « C’est Elena Chesneau, deuxième violon dans l’orchestre de l’Opéra qui s’est inquiétée de ne plus le voir, raconte Frédéric Besnier, chef de service de la résidence. Elle a entamé des recherches et a retrouvé André dans notre maison… Elle nous a raconté son histoire et nous avons collaboré afin de monter cette surprise. »

Reportage France 3 Normandie (R. Deh / P. Cornily / B. Stefani / L. Courbe) : https://culturebox.francetvinfo.fr/opera-classique/un-concert-a-la-maison-de-retraite-pour-80-ans-de-fidelite-a-l-opera-de-rouen-271081

André Junement a découvert l’opéra à l’âge de 7 ans quand ses parents ont décidé de l’emmener voir et entendre « Carmen ». Ce coup de foudre a fait de lui un journaliste critique musical.

Disquaire de référence

Et ce Rouennais n’est pas un inconnu pour ceux qui ont suivi l’actualité musicale de la région depuis plusieurs décennies. André Junement est celui qui, en 1961, ouvre le magasin Record Shop, rue Ganterie, puis, comprenant l’importance de l’évolution de la musique de rythme, s’équipe de tous les catalogues anglais pop-rock et prend le risque de se lancer dans le 45 tour simple. Ses conseils avisés en feront la référence locale, toutes oreilles confondues. Le disquaire ferme ses portes en 1985 mais sa passion pour la musique, notamment classique, ne se dément pas. Il écrit toujours, sous forme de brèves, sur le site des Publics de l’Opéra de Rouen.

La chaîne Mezzo est mise en vente

Mise en vente de Mezzo : les musiques de patrimoine et de création définitivement hors du service public audiovisuel ?

[COMMUNIQUE DE PRESSE]

Source : PROFEDIM

La chaîne Mezzo (Mezzo, Mezzo Live HD et Mezzo Live HD Monde), qui fête cette année ses 20 ans, est mise en vente. Née de la fusion il y a plus de 15 ans de la chaîne cryptée Muzzik (Groupe Lagardère) et de Mezzo (France Télévisions), Mezzo est détenu à 60 % par Lagardère et toujours à 40% par France Télévisions, illustrant un un partenariat public privé exemplaire et rare. Présente dans 60 pays, la chaîne émet en français et en anglais et demeure une exception française du paysage audiovisuel, ainsi qu’une alliée indispensable du monde musical français et européen (musique classique, jazz, danse). Sa dynamique de coproductions et de captations est remarquable et sa ligne éditoriale – même si elle gagnerait à développer une offre plus large, incluant davantage la création musicale – reste inégalée.

A l’heure où les questions d’accès à la musique, mais aussi de représentation de notre secteur sont au cœur de nos échanges avec les décideurs politiques, à l’heure où le service public de l’audiovisuel est questionné sur sa responsabilité de diffuseur de contenus culturels à des heures de grande écoute, nous, professionnels de la musique, invitons France Télévisions à maintenir ses parts ou à faire l’acquisition de Mezzo. Sans engagement fort de l’audiovisuel public, le rachat à 100 % de Mezzo par un groupe pourrait mener in fine à un délitement des contenus. Nous craignons qu’avec l’éloignement de Mezzo du service public audiovisuel se déploie une logique – largement observée chez les labels auparavant – de back catalogue et de moindre éditorialisation sur le modèle des chaines Brava et Classica, détenues par le groupe Stingray. A terme, non seulement la richesse des contenus et le lien avec les artistes d’aujourd’hui – parmi lesquels les artistes
émergents – en seraient affectés, mais également la valeur ajoutée de la chaîne, ce qui pourrait mener à terme à son démantèlement.

Culturebox, plateforme web culturelle détenue par France Télévisions, ne saurait être la seule réponse du service public du fait de l’absence d’une politique de développement à l’international et d’une faible éditorialisation. La chaîne Arte reste bien entendu un partenaire privilégié des musiques de patrimoine et de création, mais dans des proportions très ténues, les temps d’antenne étant raccourcis d’année en année et le plus souvent éloignés des heures de grande écoute.

La défense de Mezzo est tout à la fois celle d’un modèle économique français public-privé dans le secteur musical qui a fait ses preuves, et celle d’une exception culturelle à la française, soit deux arguments essentiels de défense de cet outil.

Nous appelons à ce que l’audiovisuel public, via France Télévisions, puisse continuer à jouer un rôle majeur dans l’avenir de Mezzo, de manière à préserver et développer la chaîne qui est un maillon primordial de la vie musicale et de sa diffusion auprès d’un public large, en France comme à l’étranger.

Contact presse

Aurélie Foucher, Déléguée Générale
aurelie.foucher@profedim.org
01 44 76 08 16 – 07 60 49 44 06

www.profedim.org
info@profedim.org
T : 01 44 76 08 16

Grand Ensemble – Dialogue entre un immeuble et un orchestre symphonique

La création musicale de Pierre Sauvageot se prépare à une tournée mondiale. Après la première mondiale réalisée à Paris avec l’orchestre de Chambre de Paris et la participation des habitants de la place d’Aligre, une deuxième opération a été réalisée rue Léon Paulet, à Marseille avec l’orchestre Régional Avignon-Provence, les 7 et 8 octobre 2017. 

Victime de son succès, le projet prendra de l’ampleur en 2018 en s’exportant à l’international : à Avignon, puis en Autriche, au Danemark, en Finlande, aux Etats-Unis, …

LE PROJET

Grand Ensemble est pensé, conçu et spatialisé autour de la présence d’un orchestre symphonique en réponse à un immeuble d’habitation et son architecture, avec le foisonnement sonore de ce lieu de vie et de ses habitants.

« Sur les balcons d’un immeuble prennent place une cinquantaine de musiciens classiques. Un orchestre au grand complet avec ses signes distinctifs – costumes de scène-, ses sonorités bien reconnaissables, ses instruments emblématiques – harpes, timbales, … Le public est confortablement installé devant l’immeuble, dans des transats rouges, tel un parterre d’opéra. Pour ces 500 à 1000 personnes, le décor est planté, les deux protagonistes sont présents, l’immeuble avec ses habitants et ses rumeurs du quotidien, l’orchestre avec ses codes et son histoire. La partition les unit et le dialogue peut commencer. Des sons, de la musique s’échappent par les fenêtres tel un puzzle sonore. »

TOUS SONS MÊLÉS : UNE PARTITION MUSICALE DE LA DIVERSITÉ

Grand Ensemble est une partition musicale d’environ 45 minutes qui mêle écriture symphonique et toute la profusion sonore de la vie quotidienne d’un immeuble, dans un quartier animé et populaire d’une ville. Le matériau musical est donc double : bruits domestiques, sons familiers, voix, cris, murmures, paroles des habitants de l’immeuble croisent les sonorités et les tonalités des instruments des musiciens d’un orchestre symphonique. Ainsi, le public entendra les noms des habitants comme support rythmique, les sonneries des téléphones portables en base harmonique, les talons des chaussures martelant l’escalier comme tempo, les vocalises sous la douche comme soprano coloratur, les pleurs des bébés comme mélopées.

UN IMMEUBLE MUSICIEN AU CŒUR DE LA VILLE

Composition à chaque fois spécifique, Grand Ensemble crée une orchestration spatialisée ouverte sur la rue, la place, le quartier, un environnement urbain. Une cinquantaine de musiciens viennent s’installer avec leur instrument sur les balcons d’un immeuble, à tous les étages. Chacun, sur ce balcon, accueilli dans l’intimité des habitants, se trouve dans une situation inédite d’un nouvel espace orchestral, à la fois séparé de l’ensemble des autres musiciens, privé de direction musicale mais, porteur d’un casque binaural, il devient interprète unique d’une partition commune.
Cette scénographie, qui met en tension créatrice tout un immeuble en en faisant un acteur musical et sonore à part entière, permet des effets orchestraux spectaculaires et inventifs : étages se répondant les uns aux autres, mélodies circulant de fenêtre en fenêtre, rythmiques découpées par cages d’escaliers, harmonies de timbres, motifs répétitifs traversant les pupitres…

UN CONCERT ADAPTÉ A SON CONTEXTE : RETOUR SUR LES DEUX PREMIÈRES MONDIALES

Dans ce dialogue immeuble-orchestre, l’immeuble tient une place essentielle.

À Paris, l’immeuble qui se trouve au 13/15 de la place d’Aligre dans le 12e arrondissement, a la particularité d’avoir une incurvation qui lui donne l’allure d’un amphithéâtre dans l’espace public. Le célèbre marché d’Aligre en fait un endroit très fréquenté, très mélangé, incroyablement populaire et animé. Place d’Aligre, c’est l’Orchestre de chambre de Paris qui a participé à la création de Grand Ensemble en interprétant pour la première fois la partition.

Retour sur Grand Ensemble avec l’OCP

À Marseille, c’est l’Orchestre Régional d’Avignon-Provence qui interprète la partition de Grand Ensemble. Le spectacle a lieu dans l’immeuble de la rue Paulet, dans le huitième arrondissement. A deux pas du Stade Vélodrome, l’immeuble de la rue Léon Paulet, construit dans les années soixante-dix, est un grand ensemble installé dans une résidence arborée, dont les appartements en hauteur offrent une vue sur les massifs des calanques au sud. Ses habitants, rencontrés par Pierre Sauvageot et l’équipe de Lieux publics depuis plusieurs mois, racontent leur immeuble et la vie du quartier. Le travail de captation sonore des bruits de l’immeuble, croisés avec des paroles d’habitants, fait partie intégrante de l’oeuvre. Les résidents deviennent acteurs de la création en accueillant les musiciens sur leurs balcons, mais aussi en apportant une partie du matériau sonore et musical.

 

 

 

Kazuki Yamada à la tête de l’OPMC

Kazuki Yamada est le nouveau Directeur Musical de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo. En effet, il vient d’être désigné « Chef Principal invité » de l’Orchestre. Il succédera donc à Gianluigi Gelmetti, qui va progressivement lui laisser la place. Le chef d’orchestre japonais, déjà en poste depuis l’automne 2013, sera donc directeur artistique et musical à partir de septembre 2016. Gianluigi Gilmetti recevra lui le titre de directeur honoraire et continuera à assumer la responsabilité de l’orchestre durant la saison prochaine qu’il a déjà préparée, ce qui devrait permettre une transition en douceur.

Kazuki Yamada est loin d’être un inconnu en principauté, puisqu’il est actuellement le « chef principal invité » du Philharmonique, qu’il a déjà dirigé à plusieurs reprises comme en 2011 en remplacement de Yakov Kreizberg, en 2012 en dirigeant la Symphonie n° 3 de Beethoven, à l’été 2013 pour un concert de gala au Palais princier.

Plus récemment, il a dirigé l’orchestre à l’occasion de la venue de Marion Cotillard pour l’oratorio Jeanne d’Arc au bûcher.

Découvrez Kazuki Yamada dans son interview réalisée la veille de la finale du Concours International de jeunes chefs d’orchestre de Besançon en 2011.

Articles de presse :
France 3
Radio Monaco
Musicologie.org
Res Musica
Royal Monaco

Rencontre / Léo Hussain, Directeur musical de l’Opéra de Rouen

Chaque spectacle, chaque concert, chaque soirée est l’occasion d’un rituel. Pour le public, pour le personnel d’une salle, pour les artistes.

Leo Hussain est le nouveau chef principal de l’Orchestre de l’Opéra de Rouen Haute-Normandie depuis septembre 2014.

Nous vous avions déjà présenté son parcours. Aujourd’hui, découvrez le témoignagne de ses premiers pas à Rouen.

LEO HUSSAIN, DIRECTEUR MUSICAL DE L’OPERA DE ROUEN.
©MarcoBorggreve

©MarcoBorggreve

La saison 2014-2015 marque l’arrivée de Leo Hussain comme chef principal de l’Orchestre de l’Opéra de Rouen Haute-Normandie. Le jeune chef anglais a commencé dès 2009 une carrière internationale en devenant directeur musical du Landestheater Salzburg. Très vite, il se fait remarquer au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles dans une nouvelle production du Grand Macabre de Ligeti, mise en scène par La Fura dels Baus et acclamée par le public. Nourri par ses rencontres avec Sir Simon Rattle, Valery Gergiev, Daniel Barenboim et Yannick Nézet-Seguin, il a déjà été l’invité d’orchestres et de maisons d’opéra comptant parmi les plus prestigieux du monde (Wiener Symphoniker, Deutsches Symphonie-Orchester de Berlin, BBC Symphony Orchestra, Berliner Staatsoper, Theater an der Wien, English National Opera, Theatre Mariinsky, La Monnaie…). Attaché à la diversité des répertoires, Leo Hussain aime aussi bien diriger les grandes partitions classiques de Mozart ou de Beethoven que des créations contemporaines. Cet éclectisme trouve son origine dans le plaisir que le chef éprouve à mettre en relation des pièces qui traversent l’histoire. Nouvelles découvertes assurées ! Avec la venue de Leo Hussain, les musiciens de l’Orchestre de l’Opéra de Rouen Haute-Normandie ouvrent un nouveau chapitre de leur histoire, entamée maintenant depuis seize ans. L’éclectisme, qui tient à cœur au nouveau chef principal, est depuis toujours un trait dominant de l’Orchestre. Passant de l’interprétation de grandes symphonies du répertoire à la promotion de la musique contemporaine, des feux de la rampe quand ils sont sur scène en concert à la fosse d’orchestre lorsqu’ils jouent dans les opéras, ces artistes voguent sans cesse sur des variantes de registre. Comme chaque année, cette saison fait la part belle à quelques compositeurs que l’on retrouvera à plusieurs reprises dans la programmation. Ainsi Alban Berg et Felix Mendelssohn seront respectivement à l’affiche de deux concerts. Concernant la musique de chambre, plusieurs quatuors du classique Mozart trouveront aussi bien leur place aux côtés des partitions baroques de Vivaldi ou Bach que des tangos d’Astor Piazzolla.

RETROUVEZ LEO HUSSAIN DANS SON PROCHAIN CONCERT AVEC L’ORCHESTRE : Le 27 mars 2015 à 20h00 pour Orchestres en fêtes!  

« Pierre, le loup et un mini-métallonotes » – Sensibiliser le jeune public à l’orchestre – Episodes 2 & 3

page1output

Comment sensibiliser le jeune public à la musique classique ? C’est le challenge qu’ont décidé de relever une dizaine de musiciens et chargés d’actions éducatives des orchestres membres de l’Association Française des Orchestres, à l’initiative de la formation  « musiciens et actions éducatives ».

La première séance en octobre dernier avait été concluante (voir l’article http://orchestresenfete.com/lemag/formationafo1/), les stagiaires quittant l’atelier 11 du Centquatre, salle de répétition de l’Orchestre de chambre de Paris, la tête remplie de « petits trucs » qui permettent de rendre un atelier autour de la musique classique, ludique et pédagogique à la fois. Et ceci grâce à la pétillante Sarah Goldfarb, en charge de la formation.

Les deuxième et troisième séances ont eu lieu lundi 9 et vendredi 13 décembre. Après une matinée à répéter les morceaux et à enregistrer les derniers conseils de Sarah, les stagiaires semblent parés à accueillir les enfants pour mettre en pratique ce qu’ils ont appris.

Car oui, qui dit action éducative dit enfant, et ce seront deux classes de CE2 de l’école primaire Mathis dans le 19ème arrondissement de Paris qui se succéderont sur ces deux journées.

Retour en images :

– Les enfants arrivent vers 13h30. Une fois les manteaux déposés, quoi de mieux que de commencer l’après-midi en musique. Les enfants écoutent captivés les musiciens jouer l’été de Vivaldi, un beau moment :

– Cet interlude musical achevé c’est l’heure des présentations, en cercle, chacun se présente en choisissant un geste qui lui rappelle justement l’été : certains choisissent la nage, d’autres la bronzette, et dans la bonne humeur toujours :

– Nos stagiaires sont ensuite répartis en petits groupes avec une dizaine d’écoliers, et autour d’un atelier de percussions corporelles, ils peuvent prendre les rennes à l’image de Sarah et presque aussi bien : ils arrivent à captiver l’attention des enfants. Puis chaque groupe présentera son travail aux autres groupes :

– Après l’été de Vivaldi, c’est maintenant au tour du printemps. Une fois l’écoute achevée, les enfants sont invités (en levant la main s’il vous plait) à parler de la musique, ce qu’ils en ont pensé, leurs impressions :

– Pour mettre en image toutes les idées avancées par les enfants, Sarah leur propose de prendre une photo représentant le printemps. Comme dans un atelier théâtre, les enfants prennent place tour à tour pour créer soit un arbre, soit un soleil ou pour lire un livre sur un banc ou jouer au foot, les enfants se prennent au jeu et le résultat est plutôt convaincant non ?

– C’est ensuite le moment de mettre le printemps en chanson. Il faut pour ça trouver les bonnes paroles « qu’est ce qui rime avec beau temps ? oui banc, allons nous asseoir sur les bancs par exemple qu’en dites vous ? » :

– Il est maintenant temps de « faire sonner » le printemps. Les enfants vont pouvoir s’aider de leurs mini-instruments, attention ouïe sensible s’abstenir !

– Passons à l’automne, de retour en position de cercle, les stagiaires et écoliers se font « passer le son » de la pluie, puis du vent, en frottant leurs mains ou en claquant des doigts :

– et pour finir l’hiver. Et puisque les enfants ont été sages, le dernier atelier se fera avec les mini-instruments, ou comment créer l’éclair le tonnerre ou la pluie, avec des claves, un triangle ou un güiro :

Résultat de la journée : des enfants ravis, des musiciens fatigués mais confiants et au final une très bonne journée, riche d’échanges et de découvertes, autant pour les écoliers que pour les stagiaires !

Les vidéos seront bientôt disponibles sur notre chaine Youtube !

                                                                                                                     

Pour en savoir plus sur le cycle de formation :

Il est destiné à tous les musiciens d’orchestre, intervenant ou souhaitant intervenir auprès d’un public jeune et non musicien. Les responsables des actions éducatives dans les orchestres souhaitant travailler en équipe avec les musiciens peuvent également suivre cette formation.

Ce programme a été mis en place suite aux demandes formulées par les musiciens lors des stages des années précédentes : travailler sur la durée, mémoriser les méthodes, les mettre en oeuvre avec le plus d’autonomie possible.

Il se déroule sur 3 journées. Il est possible de participer à chacune des formations de manière autonome mais le cycle est construit pour être suivi dans son ensemble dans un souci de cohérence pédagogique. Ces trois jours permettront pour certains la découverte d’une pédagogie participative qui a fait ses preuves.

Lundi 7 octobre : Musiciens et actions éducatives – L’apprentissage et son exploitation
Lundi 9 décembre : Musiciens et actions éducatives – Les tâches de création et l’utilisation des instruments
Vendredi 13 décembre : Musiciens et actions éducatives – L’atelier de A à Z

Pour en savoir plus sur Sarah Goldfarb :

Compositeur-chorégraphe et pédagogue, elle a créé de nombreux spectacles qui associent la danse, la voix et le texte. A Londres d’abord puis en Belgique depuis 1999, elle conçoit et réalise nombre d’ateliers, de projets créatifs et de formations pour La Monnaie, l’Opéra de Lille, Ars Musica, Reseo et les académies de musique.

En 2005, Sarah Goldfarb fonde ReMuA, Réseau de Musiciens Intervenants en Ateliers. Sarah Goldfarb travaille également en tant que consultante pour les BOZAR, et forme de nombreux musiciens professionnels à l’intervention musicale en ateliers créatifs. Elle est responsable des projets de sensibilisation de public de l’Orchestre des Champs Elysées. Sarah Goldfarb est déjà intervenue pour l’Association Française des Orchestres dans le cadre de nombreux stages.

Retour sur : « écoute tactile » par l’Orchestre Poitou Charentes

Pour la sixième édition d’Orchestres en fête, l’Orchestre Poitou Charentes et le Théâtre Auditorium de Poitiers se sont lancés le pari de faire découvrir la musique classique à des personnes en situation de handicap. Cette expérience d’écoute tactile a permis à des personnes sourdes ou aveugles d’assister à une répétition de l’Orchestre Poitou-Charentes dans l’Auditorium du TAP :

L’idée était de placer des personnes déficientes sensorielles en situation de spectateurs dans le cadre d’un concert de musique classique.

Une belle expérience à l’initiative du Clos du Bétin, un foyer de vie pour handicapés sensoriels situé à Neuville du Poitou (86). Certains des résidents qui ne peuvent rester dans une salle à cause de leur agoraphobie, sont parfois dans l’impossibilité de supporter la présence d’une foule. Cette initiative leur permet donc de découvrir un auditorium et un orchestre en toute intimité, libérés du temps et d’une salle pleine.

Les organisateurs de cette expérience d’écoute tactile souhaitaient permettre à des handicapés de mieux appréhender la musique :

Les personnes sourdes, par exemple, vont pouvoir ressentir les vibrations comme jamais ils n’ont pu le faire. Elles sont placées sur le plateau au coeur de l’orchestre, au milieu des musiciens, des instruments et du son. Elles sont autorisées à toucher les instruments, les matériaux acoustiques à la recherche des sensations physiques.

Ecoute tactile

Les personnes aveugles sont aussi installées dans le même dispositif sur le plateau, mais avec l’objectif de se faire une idée de la forme des instruments, de leur matière et de leur volume.

Mais on ne vous en dit pas plus et on vous laisse découvrir le reportage France 3 Poitou Charentes, signé Marie-Anfe Cristofari et Stéphane Bourin :

Un grand bravo à l’Orchestre Poitou Charentes pour cette belle initiative, en parfaite cohérence avec l’objectif premier d’Orchestre en fête : « Partager  la musique  classique  et  la  transmettre  au  plus  grand nombre »

L’Orchestre Poitou-Charentes est une formation non permanente composée à 70 % de musiciens enseignant dans les différents conservatoires de la région.

Il a été fondé en 1982 grâce à la volonté des villes du Poitou-Charentes et de la Région du même nom et au soutien de l’Etat.

L’orchestre Poitou-Charentes a connu plusieurs périodes préliminaires depuis sa création et c’est à partir de 1989 avec l’arrivée de Charles Frey comme directeur artistique et violon solo qu’il a pris un tournant décisif dans son développement. Pendant plus de dix ans, les musiciens ont acquis une grande rigueur artistique qui a permis à cette formation d’atteindre un niveau de qualité incontestable et une réelle stature d’orchestre régionale.

Depuis mars 2000, après avoir été placé sous la direction artistique de Jean-François HEISSER, le répertoire de l’Orchestre Poitou-Charentes s’est considérablement élargi notamment à la musique du 20ème siècle. Les grands classiques et la musique contemporaine sont toujours au rendez-vous.
A l’invitation de son directeur, chefs et solistes nationaux et internationaux participent au rayonnement de l’orchestre sur son territoire régional mais également lors de grands festivals en France et à l’étranger.
Enfin, une place de plus en plus importante est donnée au jeune public par le biais d’actions spécifiques.

L’orchestre Poitou-Charentes est soutenu par la Région Poitou-Charentes, l’Etat, la ville de Poitiers, Musique Nouvelle en Liberté et le Crédit Mutuel.