musique classique

Grand Ensemble – Dialogue entre un immeuble et un orchestre symphonique

La création musicale de Pierre Sauvageot se prépare à une tournée mondiale. Après la première mondiale réalisée à Paris avec l’orchestre de Chambre de Paris et la participation des habitants de la place d’Aligre, une deuxième opération a été réalisée rue Léon Paulet, à Marseille avec l’orchestre Régional Avignon-Provence, les 7 et 8 octobre 2017. 

Victime de son succès, le projet prendra de l’ampleur en 2018 en s’exportant à l’international : à Avignon, puis en Autriche, au Danemark, en Finlande, aux Etats-Unis, …

LE PROJET

Grand Ensemble est pensé, conçu et spatialisé autour de la présence d’un orchestre symphonique en réponse à un immeuble d’habitation et son architecture, avec le foisonnement sonore de ce lieu de vie et de ses habitants.

« Sur les balcons d’un immeuble prennent place une cinquantaine de musiciens classiques. Un orchestre au grand complet avec ses signes distinctifs – costumes de scène-, ses sonorités bien reconnaissables, ses instruments emblématiques – harpes, timbales, … Le public est confortablement installé devant l’immeuble, dans des transats rouges, tel un parterre d’opéra. Pour ces 500 à 1000 personnes, le décor est planté, les deux protagonistes sont présents, l’immeuble avec ses habitants et ses rumeurs du quotidien, l’orchestre avec ses codes et son histoire. La partition les unit et le dialogue peut commencer. Des sons, de la musique s’échappent par les fenêtres tel un puzzle sonore. »

TOUS SONS MÊLÉS : UNE PARTITION MUSICALE DE LA DIVERSITÉ

Grand Ensemble est une partition musicale d’environ 45 minutes qui mêle écriture symphonique et toute la profusion sonore de la vie quotidienne d’un immeuble, dans un quartier animé et populaire d’une ville. Le matériau musical est donc double : bruits domestiques, sons familiers, voix, cris, murmures, paroles des habitants de l’immeuble croisent les sonorités et les tonalités des instruments des musiciens d’un orchestre symphonique. Ainsi, le public entendra les noms des habitants comme support rythmique, les sonneries des téléphones portables en base harmonique, les talons des chaussures martelant l’escalier comme tempo, les vocalises sous la douche comme soprano coloratur, les pleurs des bébés comme mélopées.

UN IMMEUBLE MUSICIEN AU CŒUR DE LA VILLE

Composition à chaque fois spécifique, Grand Ensemble crée une orchestration spatialisée ouverte sur la rue, la place, le quartier, un environnement urbain. Une cinquantaine de musiciens viennent s’installer avec leur instrument sur les balcons d’un immeuble, à tous les étages. Chacun, sur ce balcon, accueilli dans l’intimité des habitants, se trouve dans une situation inédite d’un nouvel espace orchestral, à la fois séparé de l’ensemble des autres musiciens, privé de direction musicale mais, porteur d’un casque binaural, il devient interprète unique d’une partition commune.
Cette scénographie, qui met en tension créatrice tout un immeuble en en faisant un acteur musical et sonore à part entière, permet des effets orchestraux spectaculaires et inventifs : étages se répondant les uns aux autres, mélodies circulant de fenêtre en fenêtre, rythmiques découpées par cages d’escaliers, harmonies de timbres, motifs répétitifs traversant les pupitres…

UN CONCERT ADAPTÉ A SON CONTEXTE : RETOUR SUR LES DEUX PREMIÈRES MONDIALES

Dans ce dialogue immeuble-orchestre, l’immeuble tient une place essentielle.

À Paris, l’immeuble qui se trouve au 13/15 de la place d’Aligre dans le 12e arrondissement, a la particularité d’avoir une incurvation qui lui donne l’allure d’un amphithéâtre dans l’espace public. Le célèbre marché d’Aligre en fait un endroit très fréquenté, très mélangé, incroyablement populaire et animé. Place d’Aligre, c’est l’Orchestre de chambre de Paris qui a participé à la création de Grand Ensemble en interprétant pour la première fois la partition.

Retour sur Grand Ensemble avec l’OCP

À Marseille, c’est l’Orchestre Régional d’Avignon-Provence qui interprète la partition de Grand Ensemble. Le spectacle a lieu dans l’immeuble de la rue Paulet, dans le huitième arrondissement. A deux pas du Stade Vélodrome, l’immeuble de la rue Léon Paulet, construit dans les années soixante-dix, est un grand ensemble installé dans une résidence arborée, dont les appartements en hauteur offrent une vue sur les massifs des calanques au sud. Ses habitants, rencontrés par Pierre Sauvageot et l’équipe de Lieux publics depuis plusieurs mois, racontent leur immeuble et la vie du quartier. Le travail de captation sonore des bruits de l’immeuble, croisés avec des paroles d’habitants, fait partie intégrante de l’oeuvre. Les résidents deviennent acteurs de la création en accueillant les musiciens sur leurs balcons, mais aussi en apportant une partie du matériau sonore et musical.

 

 

 

Kazuki Yamada à la tête de l’OPMC

Kazuki Yamada est le nouveau Directeur Musical de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo. En effet, il vient d’être désigné « Chef Principal invité » de l’Orchestre. Il succédera donc à Gianluigi Gelmetti, qui va progressivement lui laisser la place. Le chef d’orchestre japonais, déjà en poste depuis l’automne 2013, sera donc directeur artistique et musical à partir de septembre 2016. Gianluigi Gilmetti recevra lui le titre de directeur honoraire et continuera à assumer la responsabilité de l’orchestre durant la saison prochaine qu’il a déjà préparée, ce qui devrait permettre une transition en douceur.

Kazuki Yamada est loin d’être un inconnu en principauté, puisqu’il est actuellement le « chef principal invité » du Philharmonique, qu’il a déjà dirigé à plusieurs reprises comme en 2011 en remplacement de Yakov Kreizberg, en 2012 en dirigeant la Symphonie n° 3 de Beethoven, à l’été 2013 pour un concert de gala au Palais princier.

Plus récemment, il a dirigé l’orchestre à l’occasion de la venue de Marion Cotillard pour l’oratorio Jeanne d’Arc au bûcher.

Découvrez Kazuki Yamada dans son interview réalisée la veille de la finale du Concours International de jeunes chefs d’orchestre de Besançon en 2011.

Articles de presse :
France 3
Radio Monaco
Musicologie.org
Res Musica
Royal Monaco

Rencontre / Léo Hussain, Directeur musical de l’Opéra de Rouen

Chaque spectacle, chaque concert, chaque soirée est l’occasion d’un rituel. Pour le public, pour le personnel d’une salle, pour les artistes.

Leo Hussain est le nouveau chef principal de l’Orchestre de l’Opéra de Rouen Haute-Normandie depuis septembre 2014.

Nous vous avions déjà présenté son parcours. Aujourd’hui, découvrez le témoignagne de ses premiers pas à Rouen.

LEO HUSSAIN, DIRECTEUR MUSICAL DE L’OPERA DE ROUEN.
©MarcoBorggreve

©MarcoBorggreve

La saison 2014-2015 marque l’arrivée de Leo Hussain comme chef principal de l’Orchestre de l’Opéra de Rouen Haute-Normandie. Le jeune chef anglais a commencé dès 2009 une carrière internationale en devenant directeur musical du Landestheater Salzburg. Très vite, il se fait remarquer au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles dans une nouvelle production du Grand Macabre de Ligeti, mise en scène par La Fura dels Baus et acclamée par le public. Nourri par ses rencontres avec Sir Simon Rattle, Valery Gergiev, Daniel Barenboim et Yannick Nézet-Seguin, il a déjà été l’invité d’orchestres et de maisons d’opéra comptant parmi les plus prestigieux du monde (Wiener Symphoniker, Deutsches Symphonie-Orchester de Berlin, BBC Symphony Orchestra, Berliner Staatsoper, Theater an der Wien, English National Opera, Theatre Mariinsky, La Monnaie…). Attaché à la diversité des répertoires, Leo Hussain aime aussi bien diriger les grandes partitions classiques de Mozart ou de Beethoven que des créations contemporaines. Cet éclectisme trouve son origine dans le plaisir que le chef éprouve à mettre en relation des pièces qui traversent l’histoire. Nouvelles découvertes assurées ! Avec la venue de Leo Hussain, les musiciens de l’Orchestre de l’Opéra de Rouen Haute-Normandie ouvrent un nouveau chapitre de leur histoire, entamée maintenant depuis seize ans. L’éclectisme, qui tient à cœur au nouveau chef principal, est depuis toujours un trait dominant de l’Orchestre. Passant de l’interprétation de grandes symphonies du répertoire à la promotion de la musique contemporaine, des feux de la rampe quand ils sont sur scène en concert à la fosse d’orchestre lorsqu’ils jouent dans les opéras, ces artistes voguent sans cesse sur des variantes de registre. Comme chaque année, cette saison fait la part belle à quelques compositeurs que l’on retrouvera à plusieurs reprises dans la programmation. Ainsi Alban Berg et Felix Mendelssohn seront respectivement à l’affiche de deux concerts. Concernant la musique de chambre, plusieurs quatuors du classique Mozart trouveront aussi bien leur place aux côtés des partitions baroques de Vivaldi ou Bach que des tangos d’Astor Piazzolla.

RETROUVEZ LEO HUSSAIN DANS SON PROCHAIN CONCERT AVEC L’ORCHESTRE : Le 27 mars 2015 à 20h00 pour Orchestres en fêtes!  

« Pierre, le loup et un mini-métallonotes » – Sensibiliser le jeune public à l’orchestre – Episodes 2 & 3

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Comment sensibiliser le jeune public à la musique classique ? C’est le challenge qu’ont décidé de relever une dizaine de musiciens et chargés d’actions éducatives des orchestres membres de l’Association Française des Orchestres, à l’initiative de la formation  « musiciens et actions éducatives ».

La première séance en octobre dernier avait été concluante (voir l’article http://orchestresenfete.com/lemag/formationafo1/), les stagiaires quittant l’atelier 11 du Centquatre, salle de répétition de l’Orchestre de chambre de Paris, la tête remplie de « petits trucs » qui permettent de rendre un atelier autour de la musique classique, ludique et pédagogique à la fois. Et ceci grâce à la pétillante Sarah Goldfarb, en charge de la formation.

Les deuxième et troisième séances ont eu lieu lundi 9 et vendredi 13 décembre. Après une matinée à répéter les morceaux et à enregistrer les derniers conseils de Sarah, les stagiaires semblent parés à accueillir les enfants pour mettre en pratique ce qu’ils ont appris.

Car oui, qui dit action éducative dit enfant, et ce seront deux classes de CE2 de l’école primaire Mathis dans le 19ème arrondissement de Paris qui se succéderont sur ces deux journées.

Retour en images :

– Les enfants arrivent vers 13h30. Une fois les manteaux déposés, quoi de mieux que de commencer l’après-midi en musique. Les enfants écoutent captivés les musiciens jouer l’été de Vivaldi, un beau moment :

– Cet interlude musical achevé c’est l’heure des présentations, en cercle, chacun se présente en choisissant un geste qui lui rappelle justement l’été : certains choisissent la nage, d’autres la bronzette, et dans la bonne humeur toujours :

– Nos stagiaires sont ensuite répartis en petits groupes avec une dizaine d’écoliers, et autour d’un atelier de percussions corporelles, ils peuvent prendre les rennes à l’image de Sarah et presque aussi bien : ils arrivent à captiver l’attention des enfants. Puis chaque groupe présentera son travail aux autres groupes :

– Après l’été de Vivaldi, c’est maintenant au tour du printemps. Une fois l’écoute achevée, les enfants sont invités (en levant la main s’il vous plait) à parler de la musique, ce qu’ils en ont pensé, leurs impressions :

– Pour mettre en image toutes les idées avancées par les enfants, Sarah leur propose de prendre une photo représentant le printemps. Comme dans un atelier théâtre, les enfants prennent place tour à tour pour créer soit un arbre, soit un soleil ou pour lire un livre sur un banc ou jouer au foot, les enfants se prennent au jeu et le résultat est plutôt convaincant non ?

– C’est ensuite le moment de mettre le printemps en chanson. Il faut pour ça trouver les bonnes paroles « qu’est ce qui rime avec beau temps ? oui banc, allons nous asseoir sur les bancs par exemple qu’en dites vous ? » :

– Il est maintenant temps de « faire sonner » le printemps. Les enfants vont pouvoir s’aider de leurs mini-instruments, attention ouïe sensible s’abstenir !

– Passons à l’automne, de retour en position de cercle, les stagiaires et écoliers se font « passer le son » de la pluie, puis du vent, en frottant leurs mains ou en claquant des doigts :

– et pour finir l’hiver. Et puisque les enfants ont été sages, le dernier atelier se fera avec les mini-instruments, ou comment créer l’éclair le tonnerre ou la pluie, avec des claves, un triangle ou un güiro :

Résultat de la journée : des enfants ravis, des musiciens fatigués mais confiants et au final une très bonne journée, riche d’échanges et de découvertes, autant pour les écoliers que pour les stagiaires !

Les vidéos seront bientôt disponibles sur notre chaine Youtube !

                                                                                                                     

Pour en savoir plus sur le cycle de formation :

Il est destiné à tous les musiciens d’orchestre, intervenant ou souhaitant intervenir auprès d’un public jeune et non musicien. Les responsables des actions éducatives dans les orchestres souhaitant travailler en équipe avec les musiciens peuvent également suivre cette formation.

Ce programme a été mis en place suite aux demandes formulées par les musiciens lors des stages des années précédentes : travailler sur la durée, mémoriser les méthodes, les mettre en oeuvre avec le plus d’autonomie possible.

Il se déroule sur 3 journées. Il est possible de participer à chacune des formations de manière autonome mais le cycle est construit pour être suivi dans son ensemble dans un souci de cohérence pédagogique. Ces trois jours permettront pour certains la découverte d’une pédagogie participative qui a fait ses preuves.

Lundi 7 octobre : Musiciens et actions éducatives – L’apprentissage et son exploitation
Lundi 9 décembre : Musiciens et actions éducatives – Les tâches de création et l’utilisation des instruments
Vendredi 13 décembre : Musiciens et actions éducatives – L’atelier de A à Z

Pour en savoir plus sur Sarah Goldfarb :

Compositeur-chorégraphe et pédagogue, elle a créé de nombreux spectacles qui associent la danse, la voix et le texte. A Londres d’abord puis en Belgique depuis 1999, elle conçoit et réalise nombre d’ateliers, de projets créatifs et de formations pour La Monnaie, l’Opéra de Lille, Ars Musica, Reseo et les académies de musique.

En 2005, Sarah Goldfarb fonde ReMuA, Réseau de Musiciens Intervenants en Ateliers. Sarah Goldfarb travaille également en tant que consultante pour les BOZAR, et forme de nombreux musiciens professionnels à l’intervention musicale en ateliers créatifs. Elle est responsable des projets de sensibilisation de public de l’Orchestre des Champs Elysées. Sarah Goldfarb est déjà intervenue pour l’Association Française des Orchestres dans le cadre de nombreux stages.

Retour sur : « écoute tactile » par l’Orchestre Poitou Charentes

Pour la sixième édition d’Orchestres en fête, l’Orchestre Poitou Charentes et le Théâtre Auditorium de Poitiers se sont lancés le pari de faire découvrir la musique classique à des personnes en situation de handicap. Cette expérience d’écoute tactile a permis à des personnes sourdes ou aveugles d’assister à une répétition de l’Orchestre Poitou-Charentes dans l’Auditorium du TAP :

L’idée était de placer des personnes déficientes sensorielles en situation de spectateurs dans le cadre d’un concert de musique classique.

Une belle expérience à l’initiative du Clos du Bétin, un foyer de vie pour handicapés sensoriels situé à Neuville du Poitou (86). Certains des résidents qui ne peuvent rester dans une salle à cause de leur agoraphobie, sont parfois dans l’impossibilité de supporter la présence d’une foule. Cette initiative leur permet donc de découvrir un auditorium et un orchestre en toute intimité, libérés du temps et d’une salle pleine.

Les organisateurs de cette expérience d’écoute tactile souhaitaient permettre à des handicapés de mieux appréhender la musique :

Les personnes sourdes, par exemple, vont pouvoir ressentir les vibrations comme jamais ils n’ont pu le faire. Elles sont placées sur le plateau au coeur de l’orchestre, au milieu des musiciens, des instruments et du son. Elles sont autorisées à toucher les instruments, les matériaux acoustiques à la recherche des sensations physiques.

Ecoute tactile

Les personnes aveugles sont aussi installées dans le même dispositif sur le plateau, mais avec l’objectif de se faire une idée de la forme des instruments, de leur matière et de leur volume.

Mais on ne vous en dit pas plus et on vous laisse découvrir le reportage France 3 Poitou Charentes, signé Marie-Anfe Cristofari et Stéphane Bourin :

Un grand bravo à l’Orchestre Poitou Charentes pour cette belle initiative, en parfaite cohérence avec l’objectif premier d’Orchestre en fête : « Partager  la musique  classique  et  la  transmettre  au  plus  grand nombre »

L’Orchestre Poitou-Charentes est une formation non permanente composée à 70 % de musiciens enseignant dans les différents conservatoires de la région.

Il a été fondé en 1982 grâce à la volonté des villes du Poitou-Charentes et de la Région du même nom et au soutien de l’Etat.

L’orchestre Poitou-Charentes a connu plusieurs périodes préliminaires depuis sa création et c’est à partir de 1989 avec l’arrivée de Charles Frey comme directeur artistique et violon solo qu’il a pris un tournant décisif dans son développement. Pendant plus de dix ans, les musiciens ont acquis une grande rigueur artistique qui a permis à cette formation d’atteindre un niveau de qualité incontestable et une réelle stature d’orchestre régionale.

Depuis mars 2000, après avoir été placé sous la direction artistique de Jean-François HEISSER, le répertoire de l’Orchestre Poitou-Charentes s’est considérablement élargi notamment à la musique du 20ème siècle. Les grands classiques et la musique contemporaine sont toujours au rendez-vous.
A l’invitation de son directeur, chefs et solistes nationaux et internationaux participent au rayonnement de l’orchestre sur son territoire régional mais également lors de grands festivals en France et à l’étranger.
Enfin, une place de plus en plus importante est donnée au jeune public par le biais d’actions spécifiques.

L’orchestre Poitou-Charentes est soutenu par la Région Poitou-Charentes, l’Etat, la ville de Poitiers, Musique Nouvelle en Liberté et le Crédit Mutuel.