Ministère de la Culture

Les institutions culturelles s’engagent pour l’insertion des réfugiés

Source : Agence France Presse

Suite à la présentation du projet de loi controversé sur l’asile et l’immigration, Françoise Nyssen a salué, le 22 février à l’Opéra Bastille, l’engagement de onze établissements culturels dans un programme d’insertion en faveur des réfugiés.

Ces lieux culturels d’Île-de-France, majoritairement de spectacle vivant, se sont portés volontaires pour participer au programme d’insertion HOPE (Hébergement Orientation Parcours pour l’Emploi), lancé par le gouvernement et visant plus largement à accompagner l’insertion dans l’emploi de mille réfugiés tous secteurs économiques confondus.
Les lieux culturels volontaires au programme d’insertion HOPE sont les suivants :
  • Théâtre National de la Colline
  • Opéra de Paris
  • Comédie-Française
  • Théâtre de l’Odéon
  • Théâtre de Chaillot
  • Philharmonie de Paris
  • Grande Halle de la Villette
  • MC 93
  • Théâtre Mogador
  • Théâtre Le Comédia
  • Institut du Monde Arabe

Dans ce cadre, 28 réfugiés, venant d’Afghanistan, du Soudan ou encore d’Erythrée, ont été reçus le 22 février par des représentants de lieux culturels pour des entretiens de recrutement, dont douze seront sélectionnés pour des postes d’ « agent du bâtiment » (petits travaux de peinture, électricité, plomberie…). Ils les intègreront en contrat de professionnalisation de six mois.

« C’est par la culture que nous accueillons »

« Ce programme HOPE est très important. Nous avons vraiment souhaité d’entrée de jeu l’accompagner, parce que c’est évident que c’est par la culture que nous pourrons reprendre confiance, par la culture aussi que nous accueillons« , a souligné la ministre de la Culture lors d’un discours prononcé avant le lancement de ces entretiens, en présence du député LREM Aurélien Taché, auteur d’un rapport sur l’intégration des étrangers arrivant en France.

« Je tiens vraiment à défendre ce que nous pouvons faire avec la culture« , a-t-elle encore dit. « Souvent en tant qu’artiste, nous vivons en contradiction totale avec ce que nous prétendons défendre (…) Je crois que l’on a la responsabilité de mener à bien ce projet« , a souligné pour sa part le directeur du Théâtre National de la Colline Wajdi Mouawad.

Ce déplacement de la ministre est intervenu alors que le gouvernement français a défendu mercredi son projet de loi sur l’asile et l’immigration, un texte dont la fermeté est critiquée par la gauche et les associations et qui a fait des vagues jusque dans la majorité du président Macron.

 

Les orchestres aussi s’engagent auprès des réfugiés
L’Orchestre de Chambre de Paris

L’orchestre réalise des actions auprès des publics migrants. Cette année, il les associe à une création musicale et scénique. Cette pièce écrite collectivement par des participants d’âge, de culture et d’origine divers (adultes en apprentissage du français, collégiens), s’inspirera de contes et fables des quatre coins du monde, mais aussi de Ma Mère l’Oye de Ravel. Guidés par le compositeur et instrumentiste Mark Withers et la metteure en scène Aurélie Rochman, les participants en seront aussi les interprètes sur scène aux côtés de musiciens de l’orchestre.

Site internet de l’orchestre

L’Orchestre de Paris

L’Orchestre de Paris a à cœur de soutenir activement l’action de Parcours d’exil et propose depuis quelques années des ateliers-rencontres musicales avec des mineurs et adultes isolés étrangers, ayant subi des sévices, tortures et violences dans leur pays d’origine. Des temps d’échange et des ateliers de pratique instrumentale avec les musiciens de l’Orchestre de Paris, ainsi que des places de concert, sont proposés aux personnes aidées par cette association.
Cette saison, l’Orchestre de Paris innove en exportant les ateliers-rencontres, avec l’aide de Parcours d’exil, vers les familles du Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile.

Site internet de l’orchestre

 

Pour aller plus loin :

A la rencontre de Jordi Savall et de son projet Orpheus XXI.

Un plan ministériel pour tendre à la parité hommes-femmes

La ministre de la Culture, Françoise Nyssen se donne 4 ans, soit jusqu’à la fin du mandat présidentiel d’Emmanuel Macron pour tendre à la parité hommes-femmes dans le monde de la culture.

Selon les résultats 2017 de l’Observatoire de l’égalité entre femmes et hommes dans la culture et la communication, il y a actuellement aucune femme à la tête d’un théâtre national. Seulement 13 % de femmes sont directrices de centres chorégraphiques nationaux, 15 % de Maisons d’opéra, 25 % de centres dramatiques nationaux et régionaux, 29 % de scènes nationales. « Les rares bons élèves sont les Fonds régionaux d’art contemporain (Frac) », relève-t-on dans l’entourage de la ministre Françoise Nyssen, de même que les médias publics, désormais présidés à 60 % par des femmes.

Décrivant cette situation comme « insatisfaisante », la ministre de la culture a réuni le 7 février 2018, un comité ministériel pour l’égalité entre femmes et hommes dans la culture et la communication. Elle a présenté « une « feuille de route »  décrivant la mise en oeuvre sur cinq ans d’un seul objectif :  faire en sorte que  50 % (contre un tiers aujourd’hui) de femmes dirigent les 76 établissements publics du secteur de la culture (musées, patrimoine, spectacle vivant, audiovisuel…) d’ici à 2022.

Refusant « le fatalisme » ou la « passivité », Françoise Nyssen a brandi « le volontarisme » : « C’est la voie que je veux emprunter. J’assume le recours aux quotas de progression, aux objectifs chiffrés (…). Le secteur culturel a un devoir d’avant-garde », a-t-elle déclaré

Réduire les écarts de salaires

En plus du fait qu’il y  a encore très peu de femmes à la direction des structures culturelles, celles-ci doivent accepter le fait d’être moins rémunérées que les hommes exerçant un poste similaire. Selon l’Observatoire de l’égalité dans la culture et la communication, l’écart de salaires entre les deux genres, à compétence égale, est encore de 18 % dans le monde de la création, et de 10 % au sein du ministère de la Culture. Soucieux de montrer l’exemple, le ministère de la Culture consacrera 100.000 euros par an (sur 5 ans) au rattrapage salarial. Les établissements culturels publics comme privés (ETCI) devront présenter au ministère une progression chiffrée de leur politique en faveur de l’égalité professionnelle, et notamment salariale.

Lutter contre les violences et les stéréotypes

Dans les établissements culturels, des référents de l’égalité hommes-femmes seront nommés pour recueillir des témoignages de la part de victimes ou de témoins de violences sexuelles et/ou de harcèlement.

La ministre de la Culture prévoit également la lutte contre les stéréotypes et « les images et les représentations » dans l’audiovisuel, la presse la publicité et l’édition. Les femmes ne sont présentes qu’à 35 % dans les fictions, 32 % dans les magazines et documentaires, et seulement 17 % dans les programmes sportifs, selon l’Observatoire. Et elles sont encore trop souvent interrogées en tant que victimes plutôt que comme expertes.

Dans l’entourage de la ministre, on confie qu’une attention particulière sera portée aux écoles de journalisme et à l’édition jeunesse, là où se forgent les consciences et s’acquièrent les réflexes.

Olivier Leymarie, nouveau directeur général de l’EIC

Françoise Nyssen, ministre de la Culture, annonce la nomination d’Olivier Leymarie à la direction générale de l’Ensemble Intercontemporain (EIC), sur proposition de son conseil d’administration et de son président Henri Loyrette.

Le conseil d’administration de l’Ensemble intercontemporain a donc nommé le 20 octobre 2017 Olivier Leymarie, directeur général de l’Ensemble, sur proposition de son Président, à la suite unanime des membres du jury réuni le 2 octobre pour auditionner les cinq candidats présélectionnés. Placé sous la présidence d’Henri Loyrette, ce jury était composé de Matthias Pinscher, directeur musical de l’Ensemble intercontemporain, des deux vice-présidents de l’Ensemble, Catherine Tasca et Nicholas Snowman, du trésorier jean-Philippe Billarant, ainsi que de Laurent Bayle, directeur général de la Cité de la musique – Philharmonie de Paris et d’un représentant du ministère de la Culture, Alain Loiseau, délégué à la musique à la direction générale de la Création artistique.

Impliqué depuis plus de 20 ans dans le secteur de la musique vivante, Olivier Leymarie est actuellement administrateur général de erda, structure regroupant les ensembles Accentus et Insula orchestra, tous deux placés sous la direction artistique et musicale de Laurence Equilbey. Il a précédemment occupé les postes de directeur artistique délégué et directeur de production de l’Opéra de Dijon (2008-2013) et celui de directeur adjoint à la production de la Cité de la musique-Philharmonie de Paris (2003-2008).

Olivier Leymarie entrera en fonction le 18 décembre 2017 et succédera à Hervé Boutry qui occupait le poste depuis 1995. Il consolidera et multipliera les partenariats, avec la Cité de la Musique – Philharmonie de Paris, avec ses ensembles résidents ou avec l’Institut de Recherche et coordination Acoustique/Musique (IRCAM). En symbiose avec l’esprit d’ouverture imprimé par le directeur musical de l’ensemble, Matthias Pintscher, il provoquera des rencontres entre musiques et entre disciplines. Dans le cadre d’un équilibre repensé entre production et diffusion, Olivier Leymarie portera une attention particulière au rayonnement de l’EIC, tant à Paris et en Île-de-France que sur l’ensemble du territoire national et à l’étranger.
Enfin, il veillera au public de l’Ensemble Intercontemporain, celui qu’il a déjà et celui qu’il aura demain, plus nombreux, plus divers, en l’accompagnant et lui proposant, une action de médiation renouvelée, appuyée notamment sur le numérique.

Les orchestres membres de l’AFO participent à la «Rentrée en musique»

L’Association Française des Orchestres s’est réjouie, en juin dernier, de l’initiative conjointe aux ministres de l’Éducation nationale et de la culture de proposer aux élèves des moments musicaux, lors de la rentrée scolaire du 4 septembre.


Malgré des plannings très contraints, le dialogue des orchestres avec les établissements scolaires se concrétise par la participation à cet événement de 16 orchestres, dans 17 villes différentes, au profit des élèves de près de 50 établissements scolaires.

Ce dispositif complète celui proposé par d’autres acteurs du monde la musique.

Fait marquant : plusieurs orchestres prolongeront l’opération dans les jours suivant immédiatement la rentrée, affirmant ainsi l’importance d’une présence active et régulière auprès des élèves.
On retrouve là l’écho de leur travail quotidien au fil de l’année.

Au moment de l’envoi de ce communiqué, d’autres initiatives sont en voie de concrétisation avec les établissements. Un récapitulatif complet sera donc publié postérieurement à la rentrée.

La volonté de participation de l’ensemble des orchestres membres tient à la forte portée symbolique de cette initiative, qui fait écho aux actions engagées par les musiciens, de la maternelle au lycée, en étroite relation avec les enseignants et les médiateurs.

Elle répond à notre souhait, maintes fois répété, de voir les deux ministères concernés travailler plus étroitement, sur le long terme et avec les moyens correspondants, à la sensibilisation des élèves à une forme d’expression artistique aux qualités particulières :
la musique contribue au développement des facultés cognitives; elle apaise et rend curieux tout à la fois.
Concernant les orchestres, sa pratique oblige à l’écoute de soi comme à l’écoute de l’autre, elle est un vecteur de socialisation et d’apprentissage du collectif, qui sont des qualités citoyennes. Dans nos sociétés fracturées, la culture est un outil de fraternité. L’éducation artistique répond à l’enjeu du développement de la capacité d’un jugement libre de tous les citoyens.
Elle contribue ainsi au renforcement du lien social et à une société plus inventive et plus solidaire.

Contact Presse AFO
Clémence Quesnel
Adjointe au directeur
Tél. : 01 42 80 26 27
Mél. : cquesnel@france-orchestres.com

Télécharger le communiqué de presse et la programmation des orchestres membres

Crédit photographique : Orchestre de l’Opéra de Rouen Normandie

L’AFO s’associe à l’iniative « la rentrée en musique » des ministères de la Culture et de l’Education nationale

Les orchestres membres de l’Association Française des Orchestres s’associent à l’initiative du ministre de l’Éducation nationale et de la ministre de la culture de proposer aux élèves des moments musicaux, le 4 septembre prochain lors de la rentrée scolaire.

Cette initiative d’une forte portée symbolique fait écho aux actions engagées par les musiciens dans les établissements scolaires, de la maternelle au lycée, en étroite relation avec les enseignants et les médiateurs.

L’initiative conjointe aux deux ministères rejoint le souhait constant des professionnels de la musique vivante de voir les efforts de tous se conjuguer, pour enfin permettre que des projets de sensibilisation et d’éducation se déroulent sur le long terme au sein des établissements d’enseignement de tous types.

L’AFO y voit également la reconnaissance des multiples qualités de la musique : elle contribue au développement des facultés cognitives; elle apaise et rend curieux tout à la fois. Parce que sa pratique oblige à l’écoute de soi comme à l’écoute de l’autre, elle est un vecteur de socialisation et d’apprentissage du collectif. Elle contribue ainsi au renforcement du lien social et à une société plus inventive et plus solidaire.
Avant tout, son écoute et sa pratique sont l’opportunité de purs moments de plaisir.

Contact Presse AFO
Clémence Quesnel
Adjointe au directeur
Tél. : 01 42 80 26 27
Mél. : cquesnel@france-orchestres.com

Télécharger le communiqué de presse

Crédit photographique : Blanche Clément

Françoise Nyssen nommée ministre de la Culture

L’éditrice Françoise Nyssen a été nommée hier Ministre de la Culture du premier gouvernement d’Emmanuel Macron. Elle succède ainsi rue de Valois à Audrey Azoulay qui était ministre de la Culture et de la Communication depuis février 2016.

Née le 9 juin 1951 à Etterbeek, Françoise Nyssen possède la double nationalité belge et française. Après avoir travaillé en tant que chercheuse en biologie moléculaire et avoir obtenu un diplôme d’urbanisme, elle rejoint dans les années 80 la société d’édition Actes Sud, créée par son père Hubert Nyssen et implantée à Arles, dont elle prend par la suite la direction. Riche d’un catalogue de prestigieux auteurs français et internationaux, l’entreprise s’est notamment distinguée ces dernières années par le succès de la trilogie Millenium de Stieg Larsson.

Avec son mari Jean-Paul Capitani, Françoise Nyssen a créé l’école Domaine du possible, école innovante qui s’adresse aux enfants qui n’ont pas pu s’adapter au système scolaire français.

Passionnée de musique, elle est l’un des membres fondateurs de l’Association culturelle du Méjan dont l’objet est notamment d’organiser des concerts. Elle avait également été nommée en 2015 membre du Haut Conseil pour l’éducation artistique et culturelle.

Françoise Nyssen a pris ses fonctions hier à l’occasion de l’ouverture de la 70ème édition du Festival de Cannes.

Réduction budgétaire : la Culture perd 2%

« Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, a présenté en Conseil des ministres un projet de collectif budgétaire prévoyant 1,6 milliard d’euros d’économies supplémentaires pour l’État. L’Éducation nationale, Bercy et la Défense sont …Lire la suite« .

Le budget général sera réduit de 0.78%, ce qui correspond à un total d’1,6 milliard d’euros d’économies dans l’objectif de « financer la réduction des dépenses et la baisse des charges consenties aux entreprises par le Pacte de responsabilité ».
Le budget de la culture est amputé de plus de 2%.

A titre de comparaison, les budgets des autres ministères font l’objet d’une réduction dans les proportions suivantes :

Affaires étrangères et développement international : 1.97 %
Affaires sociales et santé : 0.42 %
Agriculture, agroalimentaire et forêt : 0.79 %
Culture et communication : 2.18 %
Décentralisation, réforme de l’Etat et fonction publique : 1.90 %
Défense : 1.07%
Droits des femmes, ville, jeunesse et sports : 2.60%
Ecologie, développement durable et énergie : 0.83%
Economie, redressement productif et numérique : 3.75 %
Education national, enseignement supérieur et recherche : 0.28%
Finances et comptes publics : 1.08%
Intérieur : 0.61%
Justice : 1.16%
Logement et égalité des territoires : 0.80%
Outre-mer : 0.30%
Services du Premier ministre : 1.92 %
Travail, emploi et dialogue social : 1.18%

Martin Ajdari, nouveau directeur de cabinet de A. Filippetti

« Le secrétaire général de France Télévisions, Martin Ajdari, va quitter le groupe pour prendre la direction du cabinet de la ministre de la culture, Aurélie Filippetti. Il vient ainsi remplacer Laurence Engel, l’épouse d’Aquilino Morelle, l’ex-conseillerpolitique de François Hollande contraint à la démission le 18 avril après les révélations du site d’informations Mediapart sur … Lire la suite« .