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Le premier tremplin de jeunes cheffes d’orchestre

Dans le cadre du week-end Orchestres en fête!, l’Association Française des Orchestres propose en partenariat avec l’Orchestre de Picardie et la Philharmonie de Paris, le premier tremplin pour jeunes cheffes d’orchestre.

Dans l’esprit du dispositif d’accompagnement au projet pour jeunes musiciens qu’elle développe depuis plusieurs années, la Philharmonie souhaite encourager l’émergence et la professionnalisation des femmes chefs d’orchestre.

Sélectionnées sur dossiers, six candidates sont invitées à diriger en public l’Orchestre de Picardie devant un jury de professionnels.

Ce tremplin valorise à la fois la capacité des jeunes cheffes à construire un projet solide, cohérent, pertinent, l’originalité d’une démarche et la qualité artistique de l’interprétation.

L’initiative du tremplin répond à plusieurs préconisations énoncées dans la « Charte pour l’égalité entre les femmes et les hommes au sein des orchestres et des opéras » établie par l’AFO et les Forces musicales en juillet 2018 à Aix en Provence. Parmi ces préconisations, on peut relever l’attention portée aux jeunes artistes féminines à la sortie des conservatoires, des académies ou des concours comme un travail de repérage et de suivi en lien avec les agents et les conservatoires.

LE TREMPLIN POUR JEUNES CHEFFES D’ORCHESTRE

Le 23 novembre 2018, de 15h à 18h, dans le cadre du week-end Orchestres en fête!, manifestation initiée par l’Association Française des Orchestres, aura lieu le premier tremplin pour jeunes cheffes d’orchestre.

Dans l’esprit du dispositif d’accompagnement au projet pour jeunes musiciens qu’elle développe depuis plusieurs années, la Philharmonie a très vite accepté de s’associer au projet afin d’encourager l’émergence et la professionnalisation des femmes chefs d’orchestre.

Sélectionnées sur dossiers, six candidates sont invitées à diriger en public l’Orchestre de Picardie devant un jury de professionnels. Ce tremplin valorise à la fois la capacité des jeunes cheffes à construire un projet solide, cohérent, pertinent, l’originalité d’une démarche et la qualité artistique de l’interprétation.

Les 20 minutes de prestation comprennent :

  • une oeuvre imposée : Vajrayana, ouverture pour orchestre en cinq tableaux de Camille Pépin
  • une oeuvre au choix parmi les propositions suivantes :
    • Joseph Haydn, Symphonie nº 104 en ré majeur « Londres ». 1er mouvement
    • Ludwig van Beethoven, Symphonie no 2 en ré majeur opus 36. 1er mouvement
    • Ludwig van Beethoven, Symphonie No 4 en si bémol majeur opus 60. 1er mouvement.

L’oeuvre de Camille Pépin fera l’objet d’une brève présentation orale.

DÉROULEMENT DU TREMPLIN

Date : Vendredi 23 novembre 2018

o 10h30 – 13h30 : service de répétition avec l’Orchestre de Picardie.
o Pause
o 15h – 18h : audition publique de direction
o 18h – 19h : délibération du jury
o 19h : remise des prix autour d’un cocktail

Des loges seront mises à disposition des candidates.

Le temps de répétition est limité à 25’ par candidate.

La pause déjeuner n’est pas prise en charge par la Philharmonie.

CONDITIONS DE PARTICIPATION

Limite d’âge : 30 ans

Vous remplissez le critère ? Vous pouvez donc vous inscrire dès aujourd’hui et jusqu’au 30 septembre 2018 !

Aucun droit d’inscription n’est requis.

Le transport et l’hébergement sont à la charge des participantes

SÉLECTION

La sélection des candidates pour l’audition publique sera communiquée en octobre 2018.

A l’issue des prestations, trois lauréates se verront remettre un des prix attribués par le jury :

  • Une résidence auprès de l’Orchestre de Picardie en tant que cheffe assistante pendant une série dirigée par Arie van Beek
  • Une collaboration à un projet éducatif avec la Philharmonie
  • Un accompagnement artistique et professionnel par les orchestres membres de l’AFO

Elles bénéficieront chacune d’un accompagnement spécifique de l’Association Française des Orchestres (AFO) ainsi que d’un entretien de développement de projet avec la Philharmonie de Paris (aide à la définition du projet, travail sur les outils de présentation et de communication…).

PROCÉDURE D’INSCRIPTION

Pour toute question : formation@philharmoniedeparis.fr

Téléchargez les conditions de participation
Remplissez le dossier de candidature en ligne

 

 

 

 

 

 

 

Un plan ministériel pour tendre à la parité hommes-femmes

La ministre de la Culture, Françoise Nyssen se donne 4 ans, soit jusqu’à la fin du mandat présidentiel d’Emmanuel Macron pour tendre à la parité hommes-femmes dans le monde de la culture.

Selon les résultats 2017 de l’Observatoire de l’égalité entre femmes et hommes dans la culture et la communication, il y a actuellement aucune femme à la tête d’un théâtre national. Seulement 13 % de femmes sont directrices de centres chorégraphiques nationaux, 15 % de Maisons d’opéra, 25 % de centres dramatiques nationaux et régionaux, 29 % de scènes nationales. « Les rares bons élèves sont les Fonds régionaux d’art contemporain (Frac) », relève-t-on dans l’entourage de la ministre Françoise Nyssen, de même que les médias publics, désormais présidés à 60 % par des femmes.

Décrivant cette situation comme « insatisfaisante », la ministre de la culture a réuni le 7 février 2018, un comité ministériel pour l’égalité entre femmes et hommes dans la culture et la communication. Elle a présenté « une « feuille de route »  décrivant la mise en oeuvre sur cinq ans d’un seul objectif :  faire en sorte que  50 % (contre un tiers aujourd’hui) de femmes dirigent les 76 établissements publics du secteur de la culture (musées, patrimoine, spectacle vivant, audiovisuel…) d’ici à 2022.

Refusant « le fatalisme » ou la « passivité », Françoise Nyssen a brandi « le volontarisme » : « C’est la voie que je veux emprunter. J’assume le recours aux quotas de progression, aux objectifs chiffrés (…). Le secteur culturel a un devoir d’avant-garde », a-t-elle déclaré

Réduire les écarts de salaires

En plus du fait qu’il y  a encore très peu de femmes à la direction des structures culturelles, celles-ci doivent accepter le fait d’être moins rémunérées que les hommes exerçant un poste similaire. Selon l’Observatoire de l’égalité dans la culture et la communication, l’écart de salaires entre les deux genres, à compétence égale, est encore de 18 % dans le monde de la création, et de 10 % au sein du ministère de la Culture. Soucieux de montrer l’exemple, le ministère de la Culture consacrera 100.000 euros par an (sur 5 ans) au rattrapage salarial. Les établissements culturels publics comme privés (ETCI) devront présenter au ministère une progression chiffrée de leur politique en faveur de l’égalité professionnelle, et notamment salariale.

Lutter contre les violences et les stéréotypes

Dans les établissements culturels, des référents de l’égalité hommes-femmes seront nommés pour recueillir des témoignages de la part de victimes ou de témoins de violences sexuelles et/ou de harcèlement.

La ministre de la Culture prévoit également la lutte contre les stéréotypes et « les images et les représentations » dans l’audiovisuel, la presse la publicité et l’édition. Les femmes ne sont présentes qu’à 35 % dans les fictions, 32 % dans les magazines et documentaires, et seulement 17 % dans les programmes sportifs, selon l’Observatoire. Et elles sont encore trop souvent interrogées en tant que victimes plutôt que comme expertes.

Dans l’entourage de la ministre, on confie qu’une attention particulière sera portée aux écoles de journalisme et à l’édition jeunesse, là où se forgent les consciences et s’acquièrent les réflexes.