Europe

L’AFO obtient le Prix PEARLE 2018 de la diversité et de l’égalité des chances

L’Association Française des Orchestres et le syndicat professionnel Les Forces Musicales sont très honorés de recevoir conjointement le premier Prix du projet européen Behind the Stage, dans la catégorie « Diversité et égalité des chances ». La cérémonie de remise des prix s’est tenue 22 novembre 2018 au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.

Instaurés par Pearle*, la Fédération européenne des employeurs du spectacle vivant, ces prix permettent de mettre en lumière des projets portés par des syndicats d’employeurs et des associations professionnelles œuvrant dans le secteur du spectacle vivant en Europe.

La candidature française portait sur La Charte pour l’égalité entre les femmes et les hommes au sein des orchestres et des opéras, initiée par l’Association Française des Orchestres et Les Forces Musicales. Cette récompense reconnaît l’importance de l’engagement pris par les orchestres et les opéras membres de nos deux organisations à agir de façon concrète sur ce sujet, et à inscrire son action dans la durée en évaluant régulièrement ses résultats. 

Nous espérons vivement que ce prix nous permettra de développer des collaborations fructueuses avec nos homologues européens, tant pour élargir l’instruction de ce sujet que pour que cette charte soit signée et appliquée le plus largement possible.

Nous vous invitons à prendre connaissance de La Charte pour l’égalité entre les femmes et les hommes au sein des orchestres et des opéras en cliquant sur le lien suivant.

CHARTE AFO | LFM

TÉLÉCHARGER LE COMMUNIQUE DE PRESSE

Paris, le 23 novembre 2018


Pearle* est la Fédération européenne des employeurs du spectacle vivant et représente plus de 10 000 organisations à travers l’Europe, 2 millions de salariés et un chiffre d’affaire de 44,5 milliards d’euros.

Forte de ses 25 ans d’expérience, Pearle* est l’interlocuteur principal des institutions européennes au regard de la politique et des règlementations européennes, notamment sur des sujets comme l’emploi et les affaires sociales, la politique culturelle, l’éducation, la formation, les droits d’auteur, la fiscalité, la mobilité des artistes.

En tant que premier réseau européen du spectacle vivant, Pearle* milite pour que le spectacle vivant, et plus largement la culture et les arts, trouvent leur juste place au cœur du projet européen et de notre société.

L’impact durable des actions d’éducation artistique

 La prochaine conférence de RESEO approche, inscrivez-vous vite !

RESEO est le Réseau européen pour la sensibilisation à l’Opéra et à la Danse. La conférence aura lieu du 15 au 17 novembre 2018 à Copenhague (Danemark).

Elle s’intéressera à la thématique de l’impact sur le long terme des actions d’éducation artistique et culturelle.

« Un impact durable : comment garantir les effets sur le long terme des actions d’éducation artistique ? » 

15 – 17 novembre 2018
Royal Danish Theatre, Copenhague (Danemark)

Cette Conférence – automne 2018 de RESEO essayera pendant ces trois jours de répondre aux interrogations suivantes :

Qu’est ce que la durabilité, et quelle est la meilleure manière de l’assurer ?

Comment collaborer au mieux avec les parties prenantes à l’échelle locale, nationale et européenne en vue de pérenniser un projet donné ?

Comment s’assurer de la compatibilité des objectifs ? De façon générale, comment définir notre rôle citoyen ?

Les projets et partenariats d’éducation à la musique, l’opéra et la danse de grande envergure peuvent avoir un impact considérable au niveau local.

Mais comment envisager « l’après » afin d’assurer la durabilité de ces initiatives ?

Que se passe-t-il quand celles-ci se terminent ?

Il vous est donné la possibilité d’assister à deux spectacles :

  • La Bohème à l’Opéra le mercredi 14 novembre à 20h.
  • Giselle au Old Stage le jeudi 15 novembre à 20h.

Les participant(e)s peuvent bénéficier d’une réduction de 20% lors de la réservation en cliquant ici jusqu’au 1er novembre.

Les places sont limitées donc assurez-vous de réserver vos places le plus rapidement possible.

Introduction : 

Programme : 

Informations pratiques : 

L’EUYO quitte Londres pour l’Italie

L’Orchestre des Jeunes de l’Union Européenne a annoncé qu’il allait quitter Londres où il est installé depuis sa création en 1976. Cette décision est une conséquence de la volonté du Royaume-Uni de sortir de l’Union  Européenne. 

L’ORCHESTRE DES JEUNES DE L’UNION EUROPÉENNE

L’Orchestre des jeunes de l’Union européenne (EUYO) est l’un des principaux orchestres symphoniques du monde. Décrit par le UK Guardian comme ayant « un jeu orchestral passionnant et exaltant, une énergie débordante, une concentration laser et une audace collective … [avec] une prouesse technique qui est carrément terrifiante », et par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, en tant que «meilleur ambassadeur possible de l’Union européenne», il a constitué un pont exceptionnel entre les écoles de musique et le monde de la musique professionnelle pour les générations de musiciens les plus talentueux d’Europe depuis sa création en 1976.

L’orchestre réunit aujourd’hui 116 musiciens âgés de 16 à 24 ans issus de toute l’Europe. Dans le cadre de ses missions, il est capital que l’orchestre séjourne dans un pays membre de l’Union Européenne.

MIGRATION

Conséquence du Breixit (effectif en mars 2019), l’EUYO ne s’établira plus à Londres mais en Italie, dès 2018. L’orchestre se dirige vers le pays de cœur du directeur musical fondateur de l’UEYO, Claudio Abbado.

« Cette décision promet un avenir audacieux, imaginatif et durable pour l’EUYO » déclare Marshall Marcus, le directeur de l’orchestre. Il précise dans un communiqué l’existence d’un futur siège juridique et opérationnel à Ferrare et à Rome. A partir de 2018, l‘EUYO commencera des résidences annuelles de printemps et d’automne au Teatro Abbado à Ferrare. L’orchestre étend ses relations et collaborations professionnelles en organisant la résidence d’été au Grafenegg Festival, en Autriche et en devenant partenaire avec Bruxelles afin de créer l’orchestre flammand des jeunes.

« En tant que co-présidents de l’EUYO, nous sommes ravis du nouvel accord avec le gouvernement italien et la ville de Ferrare, qui constitue un soutien majeur aux réalisations et au potentiel de l’EUYO en tant que preuve concrète de l’action de l’Europe. Avec l’accord avec Grafenegg en Basse-Autriche, soutenu en permanence par un financement de base de l’UE, l’Orchestre peut espérer un avenir positif et sûr, c’est un bon jour pour la coopération musicale et culturelle en Europe. de confiance dans l’Orchestre des jeunes de l’Union européenne  » Sir John Tusa, coprésident de l’IYF et Ian Stoutzker CBE, coprésident de l’IYF et président du conseil d’administration de l’EUYO Orchestra.

RÉACTIONS

Les internautes britanniques ont réagi à la nouvelle sur les réseaux sociaux :

« C’est une perte énorme pour le Royaume-Uni … »

« Mon dieu ! S’il vous plait, arrêtez le breixit ! » un internaute à propos du fait que l’EUYO quitte le Royaume-Uni pour l’Italie.

Voir le communiqué de presse

 

Alliance européenne pour la culture et les arts / Déclaration politique

L’Association française des orchestres est signataire de la Déclaration rédigée le 30 janvier dernier

Déclaration politique à l’occasion du 60ème anniversaire des traités de Rome

La culture au cœur d’une Europe durable

Il y a 60 ans, les traités de Rome posaient les jalons de l’Union européenne. Lors de la célébration de leur 60ème anniversaire en mars prochain, les États membres auront l’opportunité de réaffirmer leur engagement envers les valeurs fondamentales de l’Europe, tout en créant une nouvelle conception d’un projet européen durable, profondément ancré dans les sociétés européennes.

Cela est essentiel, en ces temps de profonds changements sociétaux, et alors même que les citoyens européens se sentent déconnectés de l’Union. Cela est vital, à une époque où l’Europe fait face à des défis politiques majeurs et a besoin de redéfinir son positionnement au niveau mondial.

Les arts et la culture peuvent contribuer à renforcer le projet européen ; en conséquence, les 33 signataires de cette déclaration lancent un appel aux institutions européennes et aux États membres pour que la culture et les arts fassent partie intégrante des objectifs stratégiques de l’Union.

Les arts et la culture constituent la base du projet européen, et sont par ailleurs au cœur du développement de chaque civilisation. Ils sont d’une importance primordiale pour notre identité, donnent un sens à l’existence humaine, et sont le reflet de notre histoire commune.

Les arts et la culture en Europe s’appuient sur 3 000 ans d’un héritage culturel commun, tout en apportant une pertinence contemporaine à la vie actuelle. S’épanouissant dans le dialogue avec les autres cultures, ils incarnent notre « vivre ensemble », font le lien entre les individus dans la société, et assurent la transmission des connaissances et des valeurs.

Les arts et la culture sont connectés aux préoccupations de l’ensemble des citoyens. Ils créent un sentiment d’appartenance et constituent la réponse aux tensions culturelles, sociales, économiques et religieuses qui existent à l’intérieur des sociétés, au sein de l’Union européenne et en dehors des frontières européennes.

Les arts et la culture constituent un levier essentiel de développement du futur projet de l’Union
européenne.

La culture et les arts : priorités de l’UE

– Valeurs européennes et droits de l’homme : Chaque jour, des artistes et des professionnels du domaine artistique défendent les valeurs prônées par la Charte des droits fondamentaux. L’accès et la participation à une vie culturelle ont été reconnus comme constituant un droit fondamental pour les individus, contribuant à créer un épanouissement individuel et collectif au sein des sociétés.

– Retombées économiques et croissance : Le secteur culturel constitue un excellent vecteur pour l’économie et pour une croissance durable. À titre d’exemple, en France, il apporte une valeur ajoutée de 57,8 milliards d’euros à l’économie, soit 3,2% de la somme de toutes les valeurs ajoutées. Ce « PIB culturel » est deux fois plus élevé que celui du secteur des télécommunications, et sept fois plus élevé que celui que représente l’industrie automobile.

– Éducation : La participation à des activités artistiques structurées accroît les capacités cognitives, et des études montrent que les élèves issus de familles à faible revenu qui participent à des activités artistiques dans le cadre scolaire ont trois fois plus de chance d’obtenir un diplôme que les enfants issus du même milieu ne prenant pas part à des activités artistiques à l’école.

– Cohésion sociale : La participation à des activités culturelles est un instrument indispensable aux individus et aux communautés pour communiquer, pour définir et développer leur propre identité, pour se distinguer des autres. Elle permet à des personnes isolées ou marginalisées d’acquérir des compétences, ainsi qu’une confiance en soi et une estime de soi.

– Migration et citoyenneté : Les arts et la culture enseignent aux individus la complexité et contribuent à une expérience constructive de « l’altérité ». Ils incarnent notre « vivre ensemble », nous incitent à exalter les différences et à mettre au jour des affinités. À l’échelle locale, les artistes et les professionnels du domaine artistique sont engagés et s’impliquent pour aborder les nouveaux défis sociétaux.

– Innovation : De nouvelles plateformes technologiques sont utilisées pour permettre au grand public, mais également aux groupes en difficulté de la société, d’accéder à la culture.

– Santé et bien-être : Les personnes assistant à des événements culturels sont plus susceptibles de se déclarer en bonne santé, et des études ont montré qu’un intérêt accru pour les arts et la culture est généralement associé à une augmentation du sentiment de bien-être.

– Développement régional et urbain : La culture est un puissant outil de réhabilitation urbaine, de développement et de cohésion sociale. La présence d’activités culturelles constitue un facteur déterminant de l’attractivité des régions et des villes – les travailleurs à fort capital humain souhaitent s’y installer et stimulent à leur tour la croissance régionale.

– Relations extérieures et politique de voisinage : La diplomatie culturelle, en tant qu’outil permettant d’échanger des idées et donc d’encourager une meilleure compréhension mutuelle, renforce les relations bilatérales entre les pays européens et les pays tiers et créé des passerelles entre les sociétés. L’échange culturel créé un environnement ouvert au sein duquel les problèmes politiques et sociaux, mais également les valeurs libérales, peuvent être plus facilement abordés.

– Coopération et développement à l’échelle internationale : La dimension culturelle constitue un élément clé de toute stratégie de développement. D’une manière générale, les arts et la culture permettent un développement social, économique et humain durable. Ils facilitent également le dialogue entre les cultures, qui apparaît comme étant une condition essentielle à une cohabitation pacifique.

L’Alliance européenne pour la culture et les arts, 30 janvier 2017

Télécharger la Déclaration

Pearle* / Rapport d’activité 2015

Pearle* vient de publier son rapport d’activité 2015. La ligue européenne des associations d’employeurs dans le secteur des arts du spectacle y présente, en chiffres et en images, les actions de l’an passé et revient, à l’occasion de son 25e anniversaire, sur ses réalisations marquantes.

Depuis 25 ans, Pearle* représente plus que 4,000 employeurs dans le monde du théâtre, orchestres et ensembles de musique, opéra, ballet et compagnies de danse, festivals et autres organisations dans le secteur des arts du spectacle en Europe.

Comme chaque année, le rapport d’activités de l’association donne une vue d’ensemble de ses réalisations. Il expose les solutions proposées par Pearle*, en réponse à des problématiques communes aux acteurs du monde du spectacles vivant, telles que la mobilité ou les impacts de la crise financière. Il présente également les projets européens, les actions partenariales et de lobbying menés en 2015 par la ligue et revient, pour finir, sur les événements qui ont marqué les 25 ans d’existence de Pearle*.

Télécharger le rapport d’activité 2015 (en anglais)

Contact
Pearle* – Live Performance Europe
Performing Arts Employers Associations League Europe
Square Sainctelette 19
B- 1000 Brussels
Tel. +32 (0)2 203 62 96
Mél. : info@pearle.ws
Web : pearle.ws
Twitter : @pearleurope

Elections européennes : le manifeste de Culture Action Europe

En vue des élections européennes, Culture Action Europe, dont l’Association Française des Orchestres est membre, interpelle les candidats.

(c) Droits réservés - Culture Action Europe

(c) Droits réservés – Culture Action Europe

   

L’APPEL DE CULTURE ACTION EUROPE* POUR LES ÉLECTIONS EUROPÉENNES DE 2014

L’Europe fait aujourd’hui face à des défis radicalement différents de ceux des décennies précédentes : la population vieillit, les ressources naturelles se raréfient, les offres d’emplois manquent, et aucun retour en arrière ne sera possible.

Depuis 2008, on affirme aux Européens qu‘ils traversent une crise, la pire depuis 1929. Chaque année, nous nous attendons à une amélioration de la situation. Chaque année pourtant, la réalité nous prouve le contraire.

Plutôt qu’en situation de crise, la réalité européenne doit être davantage perçue comme une transition d’un ordre mondial vers un autre. Cette transition mènera l’Europe soit vers des inégalités croissantes, soit vers un nouvel accord social fondé sur la durabilité et le respect des droits de l’homme, pour les générations présentes et à venir. Ce qu’elle deviendra dépend des choix que nous faisons maintenant. L’Europe dispose de tous les atouts nécessaires, tant matériels que culturels, pour construire un avenir durable : nous devons les exploiter dès maintenant !

La croissance sociale, et non pas économique, doit devenir la priorité de l’Europe d’aujourd’hui. Il faut améliorer nos compétences culturelles, notre aptitude à coopérer et à penser de façon critique notre ouverture à la diversité, et notre curiosité : tous ces éléments sont indispensables pour l’épanouissement d’une société durable où peuvent se développer les droits, les responsabilités et le bien-être partagé. Le domaine des arts et des sciences contribue de manière significative à assurer un accès à l’éducation pour tous ainsi que le respect scrupuleux de l’ensemble des droits de l’homme.

Le moment est venu pour les décideurs et les citoyens de proposer un discours plus large sur l’avenir de l’Europe, en présentant le développement culturel comme une nécessité stratégique.

Le fossé démocratique grandissant dans le processus décisionnel doit être comblé. Les élections de 2014 représentent une opportunité pour rétablir le lien entre les institutions et les citoyens européens. Selon un récent sondage d’opinion eurobaromètre, seuls 33% des citoyens de l’UE font confiance aux institutions européennes.

Les espoirs, les craintes et les priorités des citoyens méritent des réponses qui ne peuvent pas être subordonnées aux exigences des marchés financiers. Nous devons développer un projet politique fondé sur la culture et l’apprentissage, une réponse adaptée aux urgences économiques, culturelles, sociales et politiques. Nous n’avons pas besoin d’une consommation accrue. En revanche, l’Europe ne peut se passer ni de l’éthique ni de la qualité dans tous les aspects de la vie.

L’Europe doit faire face à un nationalisme, voire à un racisme, croissant. Le projet européen doit impérativement relever ce défi. Il faut trouver une alternative convaincante et sérieuse afin d’engager les Européens. Il est indispensable d’imaginer un projet fédérateur. Il s’agit d’une mission culturelle. Les gouvernements locaux sont en première ligne et représentent les principaux alliés dans cette entreprise ; leurs voix doivent être prises en compte dans le processus décisionnel d’une Europe pleinement démocratique.

Par conséquent, Culture Action Europe demande à tous les participants aux élections européennes, et en particulier :

Aux partis et groupes politiques européens :

– De présenter, à travers leurs programmes, une vraie vision de l’Europe et un projet politique crédible.

– D’intégrer la société civile dans le processus de rédaction de leurs programmes, d’encourager une large participation à leurs congrès, où sont adoptées les stratégies de campagne, et de proposer des candidats engagés sur les plans éthique et culturel, prenant aussi en compte l’expression de la société civile.

– De préciser clairement leur appartenance aux alliances et aux partis européens. Cette information est indispensable pour que les électeurs saisissent le positionnement européen des partis et des candidats.

Aux candidats et aux futurs membres du Parlement européen (députés européens) :

– D’offrir une stratégie à long terme et une vision politique qui aille au-delà d’une simple approche économique.

– De mentionner clairement leur appartenance aux partis européens pendant la campagne.

– D’aborder le rôle de la culture, en particulier pendant leur campagne, en insistant sur le caractère fondamental de sa contribution au développement durable, et de s’engager activement afin de susciter un débat continu sur l’importance du facteur culturel.

– De s’engager personnellement à défendre les valeurs qui exercent un impact direct sur la vie des citoyens et qui sont considérées comme les éléments clés des sociétés démocratiques et durables. Entre autres, les futurs députés européens doivent œuvrer en faveur de la liberté d’expression, du droit de participer librement à la vie culturelle de la communauté, de l’accès et la participation aux arts et du partage des avancées technologiques ainsi que de leurs bénéfices. Ils doivent également assurer l’égalité entre les sexes, lutter contre tout type de discrimination, donner la priorité à l’intégration et à la cohésion sociale, jouer un rôle responsable en faveur d’un monde plus sain et plus équitable, assurer l’égalité d’accès à l’éducation et aux soins de santé, investir sans relâche dans la protection de l’environnement et dans l’économie verte.

– De créer un Intergroupe du Parlement européen consacré à la culture dans le but de cultiver les synergies et les débats intersectoriels, de promouvoir l’intégration de la culture considérée comme ressource principale du développement durable dans tous les programmes et politiques concernés (des relations extérieures à la cohésion, de l’éducation et l’apprentissage à l’économie et à l’emploi) dans la révision du traité ainsi que dans l’ensemble des processus politiques et législatifs.

Aux partis, aux candidats et aux futurs MPE :

– De promouvoir la mise en place d’une évaluation de l’impact culturel en amont de l’adoption des politiques dans des domaines tels que l’éducation et l’apprentissage, l’architecture et l’aménagement urbain, les droits économiques et civils ainsi que, bien évidemment, les arts et le patrimoine.

– De prendre les mesures nécessaires à la mise en œuvre des engagements internationaux dans le domaine de la culture et du patrimoine (ex : la Convention de l’UNESCO de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles).

– D’intégrer la société civile dans les processus décisionnels des institutions européennes, en assurant un niveau de transparence plus élevé, en les informant le plus tôt possible dans le processus législatif, en les consultant régulièrement et en établissant des relations stables avec les citoyens.

– D’opérer pour le bien de tous les citoyens européens et pour ce faire, de montrer si nécessaire leur indépendance à l’égard des intérêts nationaux.

– D’encourager la révision de la stratégie Europe 2020, en plaçant le bien-être et le développement du capital social au cœur d’une stratégie pour une Europe durable.

– De promouvoir la mobilité artistique et culturelle au sein de l’Europe (« Erasmus for the arts ») et de supprimer tout ce qui peut lui faire obstacle, y compris les dispositions complexes en matière de visas et les conditions d’imposition et de protection sociale impossibles à concilier. De manière générale, d’encourager davantage la coordination des systèmes de protection sociale européens afin de garantir le bien-être des citoyens ainsi que des conditions de travail et de production décentes pour tous.

– D’adopter la réglementation nécessaire pour reconnaître les droits économiques des créateurs et des producteurs, face à ceux des distributeurs et des intermédiaires.

– D’empêcher activement toute érosion du rôle de la sphère publique, en particulier dans les domaines de la culture, des arts, de l’éducation, de la recherche scientifique, de la citoyenneté et des droits de l’homme (qui sont autant de valeurs européennes fondamentales dans lesquelles il faut investir).

– En particulier, de s’assurer que les négociations sur un partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI) entre les Etats-Unis et l’Union européenne ne diminuent pas nos standards sociaux et environnementaux et ne débouchent pas sur la réduction de la sphère publique au sein de nos sociétés ou sur l’abandon des droits des créateurs.

* Depuis 1992, Culture Action Europe (CAE) est le principal réseau culturel européen. Aujourd’hui, CAE porte la voix de plus de 80 000 organisations regroupées à travers les 115 membres de CAE, actifs dans tous les domaines culturels et artistiques : des musées aux bibliothèques publiques, des architectes aux associations d’écrivains, des festivals aux salles d’opéra, des instituts de recherche aux centres culturels, des théâtres aux associations pour la promotion sociale et éducative, des orchestres et des conservatoires aux Conseils de la musique, des arts de la scène aux arts visuels, et des organisations représentant les employeurs aux organisations représentant les travailleurs. CAE a pour objectif de placer la culture au cœur du débat public et des prises de décision à tout niveau, du local à l’européen, en tant que composante essentielle au développement de sociétés durables fondées sur le respect des droits universels de l’homme, pour les générations présentes et à venir. L’association vise également à encourager le développement démocratique de l’Union européenne, considéré comme la première et la plus ambitieuse tentative d’instituer une nouvelle forme de démocratie fondée sur le respect des droits de l’homme et sur la reconnaissance de l’identité complexe de l’Europe, excluant l’hégémonie d’une seule langue, culture ou religion.

Avec le soutien de la Fondation européenne de la Culture.

Télécharger la lettre adressée aux candidats : Lettre CAE France aux candidats UE 2014