enquête nationale

Accord majeur 2016 / Enquête sur les financements et les ressources des membres

Suite aux profondes transformations engendrées par la récente évolution du cadre législatif, la plateforme Accord Majeur a souhaité analyser la situation financière des structures qui produisent et diffusent les musiques de patrimoine et de création et a réalisé, en 2016, une enquête auprès de ses membres. Les résultats de cette étude ont été présentés à l’occasion de la 5e édition des Rencontres Nationales Accord Majeur, le 12 juillet au Centre de Congrès d’Aix-en-Provence.

Ces trois dernières années ont été marquées par des élections départementales et régionales, la mise en en application la loi NOTRe et le vote de la loi relative à la Liberté de Création (LCAP). Ces événements interrogeant considérablement la politique culturelle qui sera mise en oeuvre et le soutien à la musique, Accord Majeur a souhaité analyser les sources de financements publics, privés et les ressources propres de ses membres et a réalisé, de mai à juin 2016, une enquête  de 173 festivals, opéras, ensembles, orchestres et centres de création.

Analysés en collaboration avec Emmanuel Négrier, Docteur en science politique et chercheur au CNRS-CEPEL (Centre d’études politiques de l’Europe latine), les résultats de cette enquête ont permis à Accord Majeur de mettre au jour les tendances  2014-2016 :

  • Les ressources baissent, conduisant les structures à opérer des arbitrages dans leurs dépenses, alors que, dans le même temps, certains postes augmentent de manière significative.
  • Une augmentation des fonds privés est prévue pour 2016 (mécénat, sociétés d’auteurs) puisque le secteur sait mettre en place des stratégies nouvelles de financement. Il faut pourtant noter que ce type de soutien ne saurait représenter une alternative aux partenariats avec les collectivités territoriales ou l’État qui, seuls, portent l’ambition de politique publique culturelle pérenne et structurante au bénéfice de toutes les populations.
  • Les partenaires publics (Etat, bloc communal, Régions et Départements) sont impliqués dans notre secteur : la compétence culturelle est historiquement perçue,comme une opportunité par tous les niveaux de collectivités. Cette diversité de financeurs est précieuse pour le développement des projets dans toutes leurs composantes.
  • Les estimations 2016 laissent présager un resserrement des subventions sur un plus petit nombre de structures.
  • L’État reste, globalement, un partenaire stable sur les trois dernières années, mais les annonces de nouveaux moyens ne concernent cependant pas tout le secteur.
  • Les données 2016 sont des estimations, qui attestent de l’incertitude dans laquelle sont plongés les acteurs du secteur. Au mois de juin 2016, nombre d’entre eux ne connaissaient pas encore le montant de la participation des financeurs pour l’année en cours.

L’étude porte également sur les stratégies à mettre en oeuvre face aux baisses des soutiens : les attentes reportées sur le développement des fonds privés et les économies à réaliser sur les formes de spectacles, comme solutions, mettent en lumière un secteur fragilisé dans son ambition et sa visibilité.

Télécharger le communiqué de presse (.pdf)
Télécharger l’enquête complète (.pdf)
Télécharger la synthèse de l’enquête (.pdf)

Contact
Les Forces Musicales
Alexandra Bobes
a.bobes@lesforcesmusicales.org

Enquête sur les publics / Téléchargez la synthèse !

Télécharger la synthèse – Enquête sur les publics de l’orchestre – 2013-14

Revoir l’intervention de Xavier Zunigo et Loup Wolff

Communiqué de presse
QUAND LE PUBLIC EN CACHE UN AUTRE
Enquête nationale sur les publics de l’orchestre
Paris, 6 octobre 2015
Association Française des Orchestres

La restitution de la première enquête nationale sur les publics de l’orchestre, commandée par l’Association Française des Orchestres à Xavier Zunigo (Agence Aristat) et Loup Wolff, a eu lieu le 5 octobre 2015 à la Philharmonie de Paris.
Signe d’un intérêt marqué pour le sujet, la salle était comble pour entendre et participer activement aux débats associant personnalités politiques, chercheurs et professionnels de l’orchestre.
Cette journée marque un jalon dans la connaissance des publics de l’orchestre, contredisant les clichés qui lui sont trop souvent associés.
Fondée sur un dispositif statistique particulièrement robuste, l’enquête a interrogé le public de 13 orchestres et de la salle Pleyel durant la saison 2013-2014, soit 234 concerts, donnant lieu au recueil de 11400 questionnaires et à la passation de 125 entretiens.

Au-delà des idées reçues, une diversité réelle des publics

– 47% du public est âgé de moins de 50 ans
– Plus de 48% des publics n’appartiennent pas aux catégories socio-professionnelles supérieures
– Au moins 5 profils type d’auditeurs cohabitent dans les mêmes lieux de concert
– Si la motivation pour l’œuvre est partagée par tous, les mélomanes exclusifs ne sont pas majoritaires (34% dans la catégorie « mélomanes classiques ») : 29,3% du public privilégie le plaisir du moment partagé avec leurs proches (« public sociable »). Les profils atypiques représentent de larges segments du public et les parcours des spectateurs sont très divers.

L’accélération du vieillissement du public n’est pas un fait établi

Si l’enquête affiche un âge moyen de 54 ans, le phénomène de vieillissement du public n’est pas aujourd’hui plus affirmé que depuis le début des années 1980.

L’impact positif des actions éducatives est mesuré pour la 1ère fois

L’enfant est le premier médiateur pour 12 % du public adulte, qui pousse la porte de la salle de concert grâce à lui. Certains parents profitent des offres « jeune public » pour initier leurs enfants au classique et découvrent eux-mêmes à cette occasion ce genre musical.
L’enquête porte sur le seul public des concerts payants, mais il faut noter que le public des actions éducatives et culturelles (AEC) représente, pour les 13 orchestres participants à l’enquête, 226 000 spectateurs sur la saison 2013/14, soit 20% de la fréquentation totale.

Le renouvellement du public s’observe dans l’enfance mais aussi à l’âge adulte

– L’enquête apporte des éclairages inédits sur les dynamiques de renouvellement du public. L’importance de l’initiation au classique pendant l’enfance est confirmée, dans le cadre familial (31% des publics) ou scolaire (23%). Mais tout ne se joue pas au jeune âge puisque 45,4% du public s’est initié au concert classique à l’âge adulte.

Les dynamiques de renouvellement sont complexes et positives : la volonté de revenir écouter un concert est forte pour toutes les tranches d’âge. Aucune donnée scientifique ne permet d’affirmer que ce public de l’orchestre est voué à disparaitre.

Rajeunissement et diversification sociale : l’impossible injonction

Les statistiques mettent en évidence une corrélation entre la moyenne d’âge et le recrutement social. Les spectateurs issus des CSP supérieures ont bénéficié d’une initiation dans l’enfance qui leur permet d’entamer plus tôt une carrière de spectateur. Par leur présence, ils contribuent à rajeunir le public, mais au prix d’un rétrécissement de sa base sociale. A contrario, les spectateurs issus de classes sociales plus diversifiées arrivent au concert plus tardivement, au terme d’une carrière de spectateur » plus longue, n’ayant pas nécessairement bénéficié d’une éducation les prédisposant à la musique classique.

Tous ces résultats sont détaillés dans la synthèse disponible sur le site dédié. Ils feront l’objet d’une publication scientifique complète durant l’année 2016.
Ils mettent en relief le besoin de recherches complémentaires, qu’elles soient spécifiques aux orchestres ou élargies à d’autres acteurs culturels.
Cette enquête est donc la première étape d’un processus que les professionnels appellent de leurs vœux d’autant plus fortement que les crédits publics et privés se resserrent : celui d’un dialogue accru et instruit entre les décideurs politiques, les chercheurs et les professionnels, au service d’une culture riche, inventive et à disposition de tous les publics.

L’AFO remercie les partenaires qui ont apporté leur soutien à cette enquête aux côtés de l’association et des orchestres partenaires.

créditcoop

audiens2012 V2

Colloque / Les publics de l’orchestre

ETAT DES LIEUX DE LA CONNAISSANCE DES PUBLICS

A l’heure où de nombreuses questions se posent à propos des publics et de leur renouvellement, il paraît important de changer de perspective et de mieux rassembler les connaissances existantes sur la réalité et la diversité des publics actuels.

Quels sont les profils socio-démographiques des personnes qui fréquentent les salles de concert ? Comment cette pratique s’est-elle construite chez ces personnes ? Et par quel type de comportements et de préférences, cette construction des goûts se traduit-elle ? Le concert classique est-il un moment de sociabilité, de partage ? Ou s’apprécie-t-il dans le seul face-à-face avec un compositeur, un interprète ou un orchestre ? La majesté des lieux a-t-elle un rôle à jouer dans cette expérience intime ? Peut-on constater le résultat des programmes d’actions éducatives et culturelles engagés par les orchestres depuis une quinzaine d’années ?
A l’occasion de la présentation des résultats de l’enquête nationale sur les publics de l’orchestre, l’Association Française des Orchestres propose ainsi de dresser un véritable état des lieux des connaissances sur les publics, centré sur des thématiques intéressant particulièrement les orchestres : la démocratisation culturelle, la diversité territoriale, l’impact des salles de concert sur l’auditoire.
Menée par les chercheurs Xavier Zunigo et Loup Wolff (Agence Aristat) à l’initiative de l’AFO, durant toute la saison 2013/14 auprès des publics de 13 orchestres à Paris et à travers la France, cette enquête s’appuie sur un échantillon statistique de près de 12 000 questionnaires et 130 entretiens individuels, ciblant le champ bien défini du rapport des publics au concert de musique instrumentale classique.

LUNDI 5 OCTOBRE 2015 / 9H30-18H
PHILHARMONIE DE PARIS, SALLE DES CONFERENCES
INSCRIPTIONS ET INFORMATIONS
Contact : afo@france-orchestres.com