Politiques culturelles

Les institutions culturelles s’engagent pour l’insertion des réfugiés

Source : Agence France Presse

Suite à la présentation du projet de loi controversé sur l’asile et l’immigration, Françoise Nyssen a salué, le 22 février à l’Opéra Bastille, l’engagement de onze établissements culturels dans un programme d’insertion en faveur des réfugiés.

Ces lieux culturels d’Île-de-France, majoritairement de spectacle vivant, se sont portés volontaires pour participer au programme d’insertion HOPE (Hébergement Orientation Parcours pour l’Emploi), lancé par le gouvernement et visant plus largement à accompagner l’insertion dans l’emploi de mille réfugiés tous secteurs économiques confondus.
Les lieux culturels volontaires au programme d’insertion HOPE sont les suivants :
  • Théâtre National de la Colline
  • Opéra de Paris
  • Comédie-Française
  • Théâtre de l’Odéon
  • Théâtre de Chaillot
  • Philharmonie de Paris
  • Grande Halle de la Villette
  • MC 93
  • Théâtre Mogador
  • Théâtre Le Comédia
  • Institut du Monde Arabe

Dans ce cadre, 28 réfugiés, venant d’Afghanistan, du Soudan ou encore d’Erythrée, ont été reçus le 22 février par des représentants de lieux culturels pour des entretiens de recrutement, dont douze seront sélectionnés pour des postes d’ « agent du bâtiment » (petits travaux de peinture, électricité, plomberie…). Ils les intègreront en contrat de professionnalisation de six mois.

« C’est par la culture que nous accueillons »

« Ce programme HOPE est très important. Nous avons vraiment souhaité d’entrée de jeu l’accompagner, parce que c’est évident que c’est par la culture que nous pourrons reprendre confiance, par la culture aussi que nous accueillons« , a souligné la ministre de la Culture lors d’un discours prononcé avant le lancement de ces entretiens, en présence du député LREM Aurélien Taché, auteur d’un rapport sur l’intégration des étrangers arrivant en France.

« Je tiens vraiment à défendre ce que nous pouvons faire avec la culture« , a-t-elle encore dit. « Souvent en tant qu’artiste, nous vivons en contradiction totale avec ce que nous prétendons défendre (…) Je crois que l’on a la responsabilité de mener à bien ce projet« , a souligné pour sa part le directeur du Théâtre National de la Colline Wajdi Mouawad.

Ce déplacement de la ministre est intervenu alors que le gouvernement français a défendu mercredi son projet de loi sur l’asile et l’immigration, un texte dont la fermeté est critiquée par la gauche et les associations et qui a fait des vagues jusque dans la majorité du président Macron.

 

Les orchestres aussi s’engagent auprès des réfugiés
L’Orchestre de Chambre de Paris

L’orchestre réalise des actions auprès des publics migrants. Cette année, il les associe à une création musicale et scénique. Cette pièce écrite collectivement par des participants d’âge, de culture et d’origine divers (adultes en apprentissage du français, collégiens), s’inspirera de contes et fables des quatre coins du monde, mais aussi de Ma Mère l’Oye de Ravel. Guidés par le compositeur et instrumentiste Mark Withers et la metteure en scène Aurélie Rochman, les participants en seront aussi les interprètes sur scène aux côtés de musiciens de l’orchestre.

Site internet de l’orchestre

L’Orchestre de Paris

L’Orchestre de Paris a à cœur de soutenir activement l’action de Parcours d’exil et propose depuis quelques années des ateliers-rencontres musicales avec des mineurs et adultes isolés étrangers, ayant subi des sévices, tortures et violences dans leur pays d’origine. Des temps d’échange et des ateliers de pratique instrumentale avec les musiciens de l’Orchestre de Paris, ainsi que des places de concert, sont proposés aux personnes aidées par cette association.
Cette saison, l’Orchestre de Paris innove en exportant les ateliers-rencontres, avec l’aide de Parcours d’exil, vers les familles du Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile.

Site internet de l’orchestre

 

Pour aller plus loin :

A la rencontre de Jordi Savall et de son projet Orpheus XXI.

Soutenir la culture, c’est soutenir l’Europe !

Soutenir la culture c’est soutenir l’Europe!

Pourquoi est‐ce important ?


Nous sommes des citoyens et des organisations convaincus que la culture est le fondement de l’unité européenne. Elle nous lie les uns aux autres et sous‐tend notre sentiment d’appartenance à la communauté européenne;

Nous croyons que la culture joue un rôle crucial dans la promotion de valeurs européennes communes, en facilitant la compréhension mutuelle entre les peuples d’Europe et en favorisant la diversité et l’intégration dans nos sociétés;

Nous sommes des artistes, des décideurs politiques, des opérateurs culturels, des étudiants, des chercheurs et des citoyens ayant la ferme conviction que la culture est un pilier pour des sociétés durables;

Nous aspirons à placer la culture au cœur du débat public et de la prise de décisions politiques. La culture et les arts sont profondément ancrés dans la société et touchent un large éventail de politiques. Il existe des preuves solides démontrant l’impact positif de la culture sur la santé et le bien‐être, la cohésion sociale et l’égalité, l’éducation, la promotion des principes démocratiques, les relations extérieures, ainsi que sur la croissance et l’emploi, la recherche et l’innovation.

La culture, en tant que fondement de l’unité européenne et clé de la prospérité future, a besoin d’un engagement financier approprié pour assurer la durabilité du projet européen.

Les gouvernements nationaux et les responsables politiques européens prennent actuellement des décisions sur le budget de l’UE pour l’après 2020, qui influenceront le niveau de soutien accordé à la culture durant la prochaine période de programmation financière. Nous exhortons les institutions européennes et les États membres à reconnaître la valeur ajoutée européenne de l’investissement culturel et à apporter un soutien financier qui soit à la hauteur de cette valeur ajoutée.

• Faire en sorte qu’1% du budget réservé à chaque domaine d’action politique de l’UE soit alloué à la culture
• Doubler le budget de la culture


Un avenir européen partagé n’est possible qu’avec un financement substantiel et durable de la culture, tant dans les différents domaines d’action politique que dans le cadre d’un programme culturel spécifique.


Nous l’affirmons : la construction d’une Union européenne pleinement démocratique est un projet culturel. Face aux tendances polarisantes observées actuellement en Europe, nous devons renforcer la communauté européenne et en respecter la diversité!

Soutenez notre campagne, signez le manifeste et faites passez le mot !
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Notes:

1. Culture Action Europe (CAE) est une plateforme incontournable d’échange d’opinions éclairées et de débats sur les politiques artistiques et culturelles en Europe. CAE est la plus grande organisation et l’unique réseau représentant tous les sous‐secteurs culturels. A travers ses 145 membres répartis dans toute l’Europe, CAE représente 80 000 voix du secteur culturel. www.cultureactioneurope.org


2. L’Eurobaromètre 2017 montre que la culture pèse de plus en plus lourd dans la perception qu’ont les citoyens de l’appartenance à une communauté européenne. En effet, la culture est considérée comme le facteur contributif le plus important, suivi par les valeurs et l’histoire. (http://bit.ly/2t9Azzo)

3. Il existe des preuves solides démontrant l’impact positif de la culture sur diverses politiques européennes, comme le montre l’étude d’impact de Culture Action Europe intitulée «La valeur et les valeurs de la culture». (http://bit.ly/2F8qERH)

4. Cette campagne vise à influencer le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) qui prendra effet après 2020 et déterminera les budgets annuels de l’UE sur une période de 7 ans. Plusieurs institutions de l’UE sont impliquées dans les processus de préparation et de négociation du CFP. La proposition de règlement CFP est rédigée par la Commission européenne. Le Conseil européen adopte le règlement CFP à l’unanimité, après avoir obtenu le consentement du Parlement européen. (http://bit.ly/1lZks0Z)

 

Un plan ministériel pour tendre à la parité hommes-femmes

La ministre de la Culture, Françoise Nyssen se donne 4 ans, soit jusqu’à la fin du mandat présidentiel d’Emmanuel Macron pour tendre à la parité hommes-femmes dans le monde de la culture.

Selon les résultats 2017 de l’Observatoire de l’égalité entre femmes et hommes dans la culture et la communication, il y a actuellement aucune femme à la tête d’un théâtre national. Seulement 13 % de femmes sont directrices de centres chorégraphiques nationaux, 15 % de Maisons d’opéra, 25 % de centres dramatiques nationaux et régionaux, 29 % de scènes nationales. « Les rares bons élèves sont les Fonds régionaux d’art contemporain (Frac) », relève-t-on dans l’entourage de la ministre Françoise Nyssen, de même que les médias publics, désormais présidés à 60 % par des femmes.

Décrivant cette situation comme « insatisfaisante », la ministre de la culture a réuni le 7 février 2018, un comité ministériel pour l’égalité entre femmes et hommes dans la culture et la communication. Elle a présenté « une « feuille de route »  décrivant la mise en oeuvre sur cinq ans d’un seul objectif :  faire en sorte que  50 % (contre un tiers aujourd’hui) de femmes dirigent les 76 établissements publics du secteur de la culture (musées, patrimoine, spectacle vivant, audiovisuel…) d’ici à 2022.

Refusant « le fatalisme » ou la « passivité », Françoise Nyssen a brandi « le volontarisme » : « C’est la voie que je veux emprunter. J’assume le recours aux quotas de progression, aux objectifs chiffrés (…). Le secteur culturel a un devoir d’avant-garde », a-t-elle déclaré

Réduire les écarts de salaires

En plus du fait qu’il y  a encore très peu de femmes à la direction des structures culturelles, celles-ci doivent accepter le fait d’être moins rémunérées que les hommes exerçant un poste similaire. Selon l’Observatoire de l’égalité dans la culture et la communication, l’écart de salaires entre les deux genres, à compétence égale, est encore de 18 % dans le monde de la création, et de 10 % au sein du ministère de la Culture. Soucieux de montrer l’exemple, le ministère de la Culture consacrera 100.000 euros par an (sur 5 ans) au rattrapage salarial. Les établissements culturels publics comme privés (ETCI) devront présenter au ministère une progression chiffrée de leur politique en faveur de l’égalité professionnelle, et notamment salariale.

Lutter contre les violences et les stéréotypes

Dans les établissements culturels, des référents de l’égalité hommes-femmes seront nommés pour recueillir des témoignages de la part de victimes ou de témoins de violences sexuelles et/ou de harcèlement.

La ministre de la Culture prévoit également la lutte contre les stéréotypes et « les images et les représentations » dans l’audiovisuel, la presse la publicité et l’édition. Les femmes ne sont présentes qu’à 35 % dans les fictions, 32 % dans les magazines et documentaires, et seulement 17 % dans les programmes sportifs, selon l’Observatoire. Et elles sont encore trop souvent interrogées en tant que victimes plutôt que comme expertes.

Dans l’entourage de la ministre, on confie qu’une attention particulière sera portée aux écoles de journalisme et à l’édition jeunesse, là où se forgent les consciences et s’acquièrent les réflexes.

Le dialogue entre les peuples, un enjeu orchestral

Vendredi 27 octobre, les 80 musiciens du West-Eastern Divan Orchestra, se sont produits à la Philharmonie de Paris, la deuxième fois depuis l’inauguration des lieux en 2015. 

L’orchestre

 

Le West-Eastern Divan Orchestra a été créé en 1999 par Daniel Barenboïm, chef d’orchestre israelo-argentin et Edward Saïd, écrivain et critique américo-palestinien.

Toujours dirigé actuellement par Daniel Barenboïm surnommé « El Maestro », l’orchestre compte actuellement 80 musiciens d’origines variées (Syrie, Liban, Iran, Egypte, Espagne, France).

Son objectif est de promouvoir le dialogue entre palestiniens et israéliens à travers la musique.

Chaque été, l’orchestre part donc en tournée internationale pour mobiliser les diverses populations à créer ou maintenir le dialogue à travers la pratique artistique.

En 2016, l’orchestre devient une référence mondiale  en recevant le titre d’ « ambassadeur mondial pour la compréhension culturelle ».

Paroles de musiciens

Sadra Fayyaz, altiste de l’orchestre, insiste sur le fait que le Divan est avant tout un orchestre et non un organe politique. Il ajoutera que, malgré quelques tensions géopolitiques qui réapparaissent de temps en temps, il n’y a presque plus de disputes depuis quelques années.

« On fait surtout attention aux blagues sur les communautés », précise un violoncelliste de l’orchestre.

« Il y a une énergie folle dans ce groupe. […] 90% d’entre nous ont un passé compliqué mais ici, on se retrouve tous autour de la musique. […] La musique est l’un des seuls moyens de dialogue entre Israéliens et Palestiniens » ajoute le jeune altiste iranien

Grand Ensemble – Dialogue entre un immeuble et un orchestre symphonique

La création musicale de Pierre Sauvageot se prépare à une tournée mondiale. Après la première mondiale réalisée à Paris avec l’orchestre de Chambre de Paris et la participation des habitants de la place d’Aligre, une deuxième opération a été réalisée rue Léon Paulet, à Marseille avec l’orchestre Régional Avignon-Provence, les 7 et 8 octobre 2017. 

Victime de son succès, le projet prendra de l’ampleur en 2018 en s’exportant à l’international : à Avignon, puis en Autriche, au Danemark, en Finlande, aux Etats-Unis, …

LE PROJET

Grand Ensemble est pensé, conçu et spatialisé autour de la présence d’un orchestre symphonique en réponse à un immeuble d’habitation et son architecture, avec le foisonnement sonore de ce lieu de vie et de ses habitants.

« Sur les balcons d’un immeuble prennent place une cinquantaine de musiciens classiques. Un orchestre au grand complet avec ses signes distinctifs – costumes de scène-, ses sonorités bien reconnaissables, ses instruments emblématiques – harpes, timbales, … Le public est confortablement installé devant l’immeuble, dans des transats rouges, tel un parterre d’opéra. Pour ces 500 à 1000 personnes, le décor est planté, les deux protagonistes sont présents, l’immeuble avec ses habitants et ses rumeurs du quotidien, l’orchestre avec ses codes et son histoire. La partition les unit et le dialogue peut commencer. Des sons, de la musique s’échappent par les fenêtres tel un puzzle sonore. »

TOUS SONS MÊLÉS : UNE PARTITION MUSICALE DE LA DIVERSITÉ

Grand Ensemble est une partition musicale d’environ 45 minutes qui mêle écriture symphonique et toute la profusion sonore de la vie quotidienne d’un immeuble, dans un quartier animé et populaire d’une ville. Le matériau musical est donc double : bruits domestiques, sons familiers, voix, cris, murmures, paroles des habitants de l’immeuble croisent les sonorités et les tonalités des instruments des musiciens d’un orchestre symphonique. Ainsi, le public entendra les noms des habitants comme support rythmique, les sonneries des téléphones portables en base harmonique, les talons des chaussures martelant l’escalier comme tempo, les vocalises sous la douche comme soprano coloratur, les pleurs des bébés comme mélopées.

UN IMMEUBLE MUSICIEN AU CŒUR DE LA VILLE

Composition à chaque fois spécifique, Grand Ensemble crée une orchestration spatialisée ouverte sur la rue, la place, le quartier, un environnement urbain. Une cinquantaine de musiciens viennent s’installer avec leur instrument sur les balcons d’un immeuble, à tous les étages. Chacun, sur ce balcon, accueilli dans l’intimité des habitants, se trouve dans une situation inédite d’un nouvel espace orchestral, à la fois séparé de l’ensemble des autres musiciens, privé de direction musicale mais, porteur d’un casque binaural, il devient interprète unique d’une partition commune.
Cette scénographie, qui met en tension créatrice tout un immeuble en en faisant un acteur musical et sonore à part entière, permet des effets orchestraux spectaculaires et inventifs : étages se répondant les uns aux autres, mélodies circulant de fenêtre en fenêtre, rythmiques découpées par cages d’escaliers, harmonies de timbres, motifs répétitifs traversant les pupitres…

UN CONCERT ADAPTÉ A SON CONTEXTE : RETOUR SUR LES DEUX PREMIÈRES MONDIALES

Dans ce dialogue immeuble-orchestre, l’immeuble tient une place essentielle.

À Paris, l’immeuble qui se trouve au 13/15 de la place d’Aligre dans le 12e arrondissement, a la particularité d’avoir une incurvation qui lui donne l’allure d’un amphithéâtre dans l’espace public. Le célèbre marché d’Aligre en fait un endroit très fréquenté, très mélangé, incroyablement populaire et animé. Place d’Aligre, c’est l’Orchestre de chambre de Paris qui a participé à la création de Grand Ensemble en interprétant pour la première fois la partition.

Retour sur Grand Ensemble avec l’OCP

À Marseille, c’est l’Orchestre Régional d’Avignon-Provence qui interprète la partition de Grand Ensemble. Le spectacle a lieu dans l’immeuble de la rue Paulet, dans le huitième arrondissement. A deux pas du Stade Vélodrome, l’immeuble de la rue Léon Paulet, construit dans les années soixante-dix, est un grand ensemble installé dans une résidence arborée, dont les appartements en hauteur offrent une vue sur les massifs des calanques au sud. Ses habitants, rencontrés par Pierre Sauvageot et l’équipe de Lieux publics depuis plusieurs mois, racontent leur immeuble et la vie du quartier. Le travail de captation sonore des bruits de l’immeuble, croisés avec des paroles d’habitants, fait partie intégrante de l’oeuvre. Les résidents deviennent acteurs de la création en accueillant les musiciens sur leurs balcons, mais aussi en apportant une partie du matériau sonore et musical.

 

 

 

Les orchestres membres de l’AFO participent à la «Rentrée en musique»

L’Association Française des Orchestres s’est réjouie, en juin dernier, de l’initiative conjointe aux ministres de l’Éducation nationale et de la culture de proposer aux élèves des moments musicaux, lors de la rentrée scolaire du 4 septembre.


Malgré des plannings très contraints, le dialogue des orchestres avec les établissements scolaires se concrétise par la participation à cet événement de 16 orchestres, dans 17 villes différentes, au profit des élèves de près de 50 établissements scolaires.

Ce dispositif complète celui proposé par d’autres acteurs du monde la musique.

Fait marquant : plusieurs orchestres prolongeront l’opération dans les jours suivant immédiatement la rentrée, affirmant ainsi l’importance d’une présence active et régulière auprès des élèves.
On retrouve là l’écho de leur travail quotidien au fil de l’année.

Au moment de l’envoi de ce communiqué, d’autres initiatives sont en voie de concrétisation avec les établissements. Un récapitulatif complet sera donc publié postérieurement à la rentrée.

La volonté de participation de l’ensemble des orchestres membres tient à la forte portée symbolique de cette initiative, qui fait écho aux actions engagées par les musiciens, de la maternelle au lycée, en étroite relation avec les enseignants et les médiateurs.

Elle répond à notre souhait, maintes fois répété, de voir les deux ministères concernés travailler plus étroitement, sur le long terme et avec les moyens correspondants, à la sensibilisation des élèves à une forme d’expression artistique aux qualités particulières :
la musique contribue au développement des facultés cognitives; elle apaise et rend curieux tout à la fois.
Concernant les orchestres, sa pratique oblige à l’écoute de soi comme à l’écoute de l’autre, elle est un vecteur de socialisation et d’apprentissage du collectif, qui sont des qualités citoyennes. Dans nos sociétés fracturées, la culture est un outil de fraternité. L’éducation artistique répond à l’enjeu du développement de la capacité d’un jugement libre de tous les citoyens.
Elle contribue ainsi au renforcement du lien social et à une société plus inventive et plus solidaire.

Contact Presse AFO
Clémence Quesnel
Adjointe au directeur
Tél. : 01 42 80 26 27
Mél. : cquesnel@france-orchestres.com

Télécharger le communiqué de presse et la programmation des orchestres membres

Crédit photographique : Orchestre de l’Opéra de Rouen Normandie

Culture Action Europe / Etude sur le développement du public

L’étude sur le développement du public en un coup d’oeil.

Vous demandez-vous ce que le développement du public signifie vraiment ? Aimeriez-vous en savoir davantage sur la manière de placer les publics au coeur de votre action ? Quels outils peuvent-être utilisés pour développer efficacement son public ? Quelles sont les pratiques en la matière au sein de l’Europe ?

Culture Action Europe a conçu cette synthèse qui s’adresse aux organisations, institutions, professionnels, universitaires et étudiants actifs dans le champ du secteur culturel. On peut y trouver des contenus sur les principales conclusions, questions et histoires de L’étude sur le développement du public : comment placer les publics au coeur des organisations culturelles

L’étude a été commandée par la Commission Européenne et portée par la Fondation Fitzcarraldo, Eccom, Intercult et Culture Action Europe. Vous pouvez avoir davantage d’informations à l’adresse suivante : www.engageaudiences.eu

Télécharger l’étude

Alliance européenne pour la culture et les arts / Réflexion sur la dimension sociale de l’Europe

L’Association française des orchestres est signataire de la Déclaration publiée le 26 juin dernier

Déclaration sur le document de réflexion sur la Dimension sociale de l’Europe

Dans le contexte du débat plus large sur l’avenir de l’Union européenne, l’Alliance européenne pour les Arts et la Culture accueille favorablement la réflexion de la Commission sur la Dimension sociale de l’Europe.

Sans entrer dans l’analyse des scénarios proposés qui relèvent d’un débat plus profond et plus large à venir, l’Alliance européenne pour les Arts et la Culture tient à réagir sur le document de réflexion en mettant l’accent sur la valeur intrinsèque, ainsi que sur le rôle de la culture comme un acteur incontournable dans l’affirmation d’une dimension sociale forte, durable et résiliente. Le secteur culturel est un puissant moteur pour l’emploi et la promotion de l’intégration sociale. Les arts et la culture constituent un facteur essentiel de cohésion sociale et de contribution à la lutte contre la marginalisation et la pauvreté. Ils disposent ainsi d’un haut potentiel de renforcement de la société européenne dans le monde à l’horizon 2025.

Ce rôle crucial de la culture, des arts ou du patrimoine ne peut être ignoré en abordant les futures tendances et défis répertoriés par le document de réflexion. Par conséquent, tout en mettant l’accent sur la valeur intangible des arts et de la culture, nous soulignons ce qui suit :
→ L’engagement culturel permet aux groupes menacés d’exclusion, comme les personnes économiquement défavorisées, âgées, en situation de handicap et aux groupes ethniques minoritaires de devenir partie prenante de la société.
→ La participation culturelle bénéficie à l’ensemble de la communauté car elle renforce la cohésion sociale, favorise le dialogue interculturel et facilite l’intégration des personnes déplacées. L’art a le pouvoir de déconstruire le discours simpliste « nous contre eux » et d’apaiser les tensions, en aidant les gens à accepter, comprendre et parcourir le pluralisme des idées, des mentalités et des contextes.
→ Les pratiques artistiques ont le pouvoir de favoriser une véritable percée dans la lutte contre l’inégalité entre les sexes en suscitant une réflexion hors des sentiers battus, habitudes et manichéismes, qui limitent la perception de la réalité par les citoyens et conduisent à des préjugés entre les sexes.
→ L’accès et la participation à la culture favorisent les compétences générales essentielles et améliore la participation au marché du travail. L’engagement culturel développe le potentiel créatif, accroît la motivation à apprendre par le biais de méthodes originales et innovantes et augmente le bien-être.

L’Alliance appelle les Institutions européennes à inclure clairement la valeur des arts et de la culture dans la réflexion et le débat en cours sur une dimension sociale forte et durable de l’UE. La culture dispose d’un considérable potentiel de force unificatrice et mobilisatrice en Europe et doit donc être au centre des priorités de l’Union.

L’Alliance européenne pour la culture et les arts, 26 juin 2017

Télécharger la Déclaration

L’AFO s’associe à l’iniative « la rentrée en musique » des ministères de la Culture et de l’Education nationale

Les orchestres membres de l’Association Française des Orchestres s’associent à l’initiative du ministre de l’Éducation nationale et de la ministre de la culture de proposer aux élèves des moments musicaux, le 4 septembre prochain lors de la rentrée scolaire.

Cette initiative d’une forte portée symbolique fait écho aux actions engagées par les musiciens dans les établissements scolaires, de la maternelle au lycée, en étroite relation avec les enseignants et les médiateurs.

L’initiative conjointe aux deux ministères rejoint le souhait constant des professionnels de la musique vivante de voir les efforts de tous se conjuguer, pour enfin permettre que des projets de sensibilisation et d’éducation se déroulent sur le long terme au sein des établissements d’enseignement de tous types.

L’AFO y voit également la reconnaissance des multiples qualités de la musique : elle contribue au développement des facultés cognitives; elle apaise et rend curieux tout à la fois. Parce que sa pratique oblige à l’écoute de soi comme à l’écoute de l’autre, elle est un vecteur de socialisation et d’apprentissage du collectif. Elle contribue ainsi au renforcement du lien social et à une société plus inventive et plus solidaire.
Avant tout, son écoute et sa pratique sont l’opportunité de purs moments de plaisir.

Contact Presse AFO
Clémence Quesnel
Adjointe au directeur
Tél. : 01 42 80 26 27
Mél. : cquesnel@france-orchestres.com

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Crédit photographique : Blanche Clément