Grand Angle

La chaîne Mezzo est mise en vente

Mise en vente de Mezzo : les musiques de patrimoine et de création définitivement hors du service public audiovisuel ?

[COMMUNIQUE DE PRESSE]

Source : PROFEDIM

La chaîne Mezzo (Mezzo, Mezzo Live HD et Mezzo Live HD Monde), qui fête cette année ses 20 ans, est mise en vente. Née de la fusion il y a plus de 15 ans de la chaîne cryptée Muzzik (Groupe Lagardère) et de Mezzo (France Télévisions), Mezzo est détenu à 60 % par Lagardère et toujours à 40% par France Télévisions, illustrant un un partenariat public privé exemplaire et rare. Présente dans 60 pays, la chaîne émet en français et en anglais et demeure une exception française du paysage audiovisuel, ainsi qu’une alliée indispensable du monde musical français et européen (musique classique, jazz, danse). Sa dynamique de coproductions et de captations est remarquable et sa ligne éditoriale – même si elle gagnerait à développer une offre plus large, incluant davantage la création musicale – reste inégalée.

A l’heure où les questions d’accès à la musique, mais aussi de représentation de notre secteur sont au cœur de nos échanges avec les décideurs politiques, à l’heure où le service public de l’audiovisuel est questionné sur sa responsabilité de diffuseur de contenus culturels à des heures de grande écoute, nous, professionnels de la musique, invitons France Télévisions à maintenir ses parts ou à faire l’acquisition de Mezzo. Sans engagement fort de l’audiovisuel public, le rachat à 100 % de Mezzo par un groupe pourrait mener in fine à un délitement des contenus. Nous craignons qu’avec l’éloignement de Mezzo du service public audiovisuel se déploie une logique – largement observée chez les labels auparavant – de back catalogue et de moindre éditorialisation sur le modèle des chaines Brava et Classica, détenues par le groupe Stingray. A terme, non seulement la richesse des contenus et le lien avec les artistes d’aujourd’hui – parmi lesquels les artistes
émergents – en seraient affectés, mais également la valeur ajoutée de la chaîne, ce qui pourrait mener à terme à son démantèlement.

Culturebox, plateforme web culturelle détenue par France Télévisions, ne saurait être la seule réponse du service public du fait de l’absence d’une politique de développement à l’international et d’une faible éditorialisation. La chaîne Arte reste bien entendu un partenaire privilégié des musiques de patrimoine et de création, mais dans des proportions très ténues, les temps d’antenne étant raccourcis d’année en année et le plus souvent éloignés des heures de grande écoute.

La défense de Mezzo est tout à la fois celle d’un modèle économique français public-privé dans le secteur musical qui a fait ses preuves, et celle d’une exception culturelle à la française, soit deux arguments essentiels de défense de cet outil.

Nous appelons à ce que l’audiovisuel public, via France Télévisions, puisse continuer à jouer un rôle majeur dans l’avenir de Mezzo, de manière à préserver et développer la chaîne qui est un maillon primordial de la vie musicale et de sa diffusion auprès d’un public large, en France comme à l’étranger.

Contact presse

Aurélie Foucher, Déléguée Générale
aurelie.foucher@profedim.org
01 44 76 08 16 – 07 60 49 44 06

www.profedim.org
info@profedim.org
T : 01 44 76 08 16

L’intelligence artificielle, compositrice de musique symphonique

(Sources : Agence France Presse et Merkur – magazine de la Chambre de Commerce du Luxembourg)

La recherche en intelligence artificielle ne cesse de progresser. Elle apparaît et se développe depuis peu dans le secteur musical. Aiva est une intelligence artificielle capable de composer seule des pièces de musique orchestrale.

Si dès les années 1970 le compositeur Pierre Boulez avait exploré cette idée avec les chercheurs de l’Ircam, l’Institut de recherche et coordination acoustique/musique qu’il a fondé, c’est aujourd’hui que les premiers morceaux parviennent aux oreilles du grand public.

Créer dans le style des plus grands compositeurs

La création d’Aiva a été inspirée par le film de science-fiction Her, de Spike Jonze.  Le film narre l’évolution d’un système d’exploitation artificiellement intelligent, capable de ressentir des émotions humaines. Her est une oreillette qui tombe amoureuse de son utilisateur. Dans une scène majeure du film, elle lui glisse à l’oreille: « Laisse-moi te composer une musique ! » Ce film a été un déclic pour créer Aiva.

Serait-il possible, grâce à l’intelligence artificielle, de composer de la musique symphonique avec la même sensibilité émotionnelle qu’un être humain? Et si cette intelligence artificielle pouvait permettre de terminer des œuvres inachevées de musique classique emblématiques, comme la Symphonie n° 8 de Schubert, en respectant le style et le génie des compositeurs ?

C’est la question que s’est posé Pierre et son frère en créant Aiva et la société Aiva Technologies. la start-up élargie à 4 employés souhaite qu’ Aiva devienne capable de créer de l’art avec la même sensibilité émotionnelle qu’un être humain

Comment Aiva compose-t-elle ?

Aiva développe l’art de la composition grâce à l’apprentissage d’un grand nombre de partitions de musique composées par les plus grands noms de la musique classique, (Mozart, Beethoven, Bach, Vivaldi…). Aiva base l’essentiel de ses capacités sur la technologie du deep learning, une méthode d’apprentissage basée sur des réseaux de neurones artificiels. Grâce à un algorithme développé par l’équipe, la machine analyse pas moins de 15.000 partitions numérisées pour générer un modèle mathématique et intuitif de la musique. Ce modèle est ensuite utilisé pour écrire de nouvelles compositions à la fois uniques et de qualité.

Après plusieurs mois d’apprentissage, différentes créations, et la sortie de son premier album, les compositions de Aiva sont numérisées à l’aide de la technologie Virtual SOund Technology (VST). Aiva peut composer dans n’importe quel genre. L’algorithme est capable de distinguer les styles des compositeurs et il a été programmé pour détecter un éventuel plagiat (aucun plagiat n’a été relevé jusqu’à aujourd’hui).

En mai 2016, Aiva est devenu le premier compositeur virtuel dont les œuvres sont reconnues par la Sacem, la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, un exploit que beaucoup  d’artistes pensaient impossible à réaliser. De plus, Aiva Technologies vient d’être admise à la Sacem en qualité d’éditeur de musique. L’industrie de la musique se partage les droits entre compositeur, auteur, arrangeur et adaptateur, producteur, et artiste-interprète. Grâce à son statut, Aiva empoche les droits d’auteur, et la société Aiva Technologies, les droits d’édition. Cet accomplissement ne signifie pas qu’Aiva remplacera les musiciens. En effet, l’équipe souhaite renforcer la collaboration entre l’Homme et la machine, afin de faire évoluer le domaine musical.

Aiva est-elle capable d’interpréter des pièces de musique orchestrale ?

Aiva compose des pièces qui peuvent être interprétées par des musiciens humains, mais également par la technologie VST. Il s’agit d’un outil de production musicale assistée par ordinateur. Les sons sont calculés et générés par ordinateur à partir d’une banque gigantesque de différents sons d’instruments. L’ordinateur joue et décompose chaque note. Tous les effets et arrangements sonores sont possibles. En matière de budget, la musique d’un film de cinéma interprétée par un orchestre peut représenter 5 % du budget total de la production. Certains films, dont le budget est plus réduit, utilisent la technologie VST.

Quel est votre objectif à court et moyen termes ?

L’objectif principal pour Aiva est de composer des musiques de films. Les quatre jeunes hommes veulent s’attaquer au monde du jeu vidéo et de la publicité. Aiva peut composer et faire interpréter par un orchestre deux heures de musique de film en deux semaines, des délais qui pourront encore être réduits. L’algorithme est sans cesse perfectionné, et de nouveaux paramètres techniques permettent un travail toujours plus affiné. Les applications de l’intelligence artificielle sont multiples : il serait par exemple possible composer de la musique pour jeux vidéo qui s’adapterait aux actions du joueur selon les scenari proposés. Encore plus ambitieux, pourquoi ne pas composer de la musique personnalisée pour chaque individu, en fonction de son environnement et de ses occupations quotidiennes (état physique de la personne, lieu, temps…) ?

Les premières compositions de Aiva

Très rapidement, l’intelligence artificielle commence à produire ses propres musiques. Sa première composition sort le 8 février 2016. Il s’agit d’un solo pour piano d’une durée de 2 minutes, qui montre déjà tout le potentiel de la machine à créer un thème musical et à le développer.

Mais cette petite ritournelle n’est qu’un début. Après plusieurs mois d’apprentissage, Aiva créé près d’une vingtaine d’opus de solo pour piano. Elle compose ensuite sa première pièce symphonique : Le Réveil, en sol dièse mineur, qui est diffusée sur le web le 13 juillet. En septembre, l’intelligence artificielle sort son premier album intitulé Genesis qui regroupe les premières œuvres de la machine, pour piano et orchestre, jouées par des humains de chair et d’os.

« On a un algorithme, qu’on a nourri de musique classique, Bach, Beethoven, Mozart. A partir de ces 20 000 partitions, Aiva va se faire une idée de ce qu’est la musique, va effectuer une modélisation mathématique de ce style. Et ensuite on lui demande d’écrire des œuvres originales » avec des critères précis de durée, de tonalité, de style, explique Arnaud Decker, directeur marketing d’Aiva.

AIVA ne remplacera pas les musiciens

Après la sortie de cet album, le créateur de Aiva (Pierre Barreau) revient sur ces premiers mois d’expérience très enrichissante. « Notre vision de la création de Aiva et notre volonté de la rendre capable d’atteindre le génie de Mozart ou Beethoven relève de la science fiction pour certains », explique-t-il dans un billet. « Mais récemment, Aiva a acquis le statut de compositeur dans la société de musique SACEM, un exploit que beaucoup d’artistes pensaient impossible à réaliser pour au moins une autre décennie. Cette réalisation ne signifie pas qu’Aiva remplacera les musiciens, et nous continuerons à encourager les collaborations entre l’homme et la machine. Notre ambition n’est pas de remplacer les humains, on veut composer de la musique pour les domaines où les humains ne peuvent pas le faire », les jeux vidéos qui ont besoin de centaines d’heures de musique, le cinéma, des vidéos ou les publicités qui ont des délais de production très courts.

L’ambition d’une telle création reste toutefois suffisamment remarquable pour être soulignée, et marque probablement le début d’une longue série de nouvelles intelligences prêtes à apporter leur pierre au monde de l’art.

Mais ce sont des musiciens bien humains qui valident les morceaux créés par des algorithmes, ou les rejettent. Aiva a aussi composé l’an dernier un morceau pour la fête nationale du Luxembourg. Cette commande du gouvernement a été interprétée par 150 musiciens et 80 choristes, une première pour un morceau généré par une intelligence artificielle.

Plus d’informations sur la start-up : www.aiva.ai

Young Audiences Music Awards 2018

Le Réseau européen pour la sensibilisation à l’Opéra et à la Danse (RESEO), dont l’Association Française des Orchestres (AFO) est membre, est ravi d’annoncer la cinquième édition du prix Meilleur opéra jeune public qui sera mis en jeu lors des Young Audiences Music Awards 2018 !

La période de candidature vient d’ouvrir alors n’attendez plus !

Comment savoir si je remplis les critères pour me présenter ? 

Si vous créez des productions innovantes à destination du jeune public, vous pouvez postuler et prétendre à un prix dans les catégories suivantes :

  • Meilleur petit ensemble jeune public
  • Meilleur grand ensemble jeune public
  • Meilleur opéra jeune public

Des prix en numéraire seront discernés aux lauréats du Prix production de l’année et du Prix du public, sélectionnés parmi les quatre principaux candidats de chaque catégorie.

Qui a remporté le prix Meilleur opéra Jeune public en 2017 ?

En 2017, le Finnish National Opera and Ballet a remporté le prix avec IHMEPOIKA A.
Cette année, ce sera peut-être vous !

Quand est-ce que je peux déposer ma candidature ?

Le 1er juin 2018 au plus tard, avant 17h.

Quand aura lieu l’annonce des résultats ?

Les lauréats seront annoncés le 17 octobre 2018 lors de la YAMsession 2018 à Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne).

Plus d’informations prochainement :

www.yamawards.org

www.yamsession.org

Soutenir la culture, c’est soutenir l’Europe !

Soutenir la culture c’est soutenir l’Europe!

Pourquoi est‐ce important ?


Nous sommes des citoyens et des organisations convaincus que la culture est le fondement de l’unité européenne. Elle nous lie les uns aux autres et sous‐tend notre sentiment d’appartenance à la communauté européenne;

Nous croyons que la culture joue un rôle crucial dans la promotion de valeurs européennes communes, en facilitant la compréhension mutuelle entre les peuples d’Europe et en favorisant la diversité et l’intégration dans nos sociétés;

Nous sommes des artistes, des décideurs politiques, des opérateurs culturels, des étudiants, des chercheurs et des citoyens ayant la ferme conviction que la culture est un pilier pour des sociétés durables;

Nous aspirons à placer la culture au cœur du débat public et de la prise de décisions politiques. La culture et les arts sont profondément ancrés dans la société et touchent un large éventail de politiques. Il existe des preuves solides démontrant l’impact positif de la culture sur la santé et le bien‐être, la cohésion sociale et l’égalité, l’éducation, la promotion des principes démocratiques, les relations extérieures, ainsi que sur la croissance et l’emploi, la recherche et l’innovation.

La culture, en tant que fondement de l’unité européenne et clé de la prospérité future, a besoin d’un engagement financier approprié pour assurer la durabilité du projet européen.

Les gouvernements nationaux et les responsables politiques européens prennent actuellement des décisions sur le budget de l’UE pour l’après 2020, qui influenceront le niveau de soutien accordé à la culture durant la prochaine période de programmation financière. Nous exhortons les institutions européennes et les États membres à reconnaître la valeur ajoutée européenne de l’investissement culturel et à apporter un soutien financier qui soit à la hauteur de cette valeur ajoutée.

• Faire en sorte qu’1% du budget réservé à chaque domaine d’action politique de l’UE soit alloué à la culture
• Doubler le budget de la culture


Un avenir européen partagé n’est possible qu’avec un financement substantiel et durable de la culture, tant dans les différents domaines d’action politique que dans le cadre d’un programme culturel spécifique.


Nous l’affirmons : la construction d’une Union européenne pleinement démocratique est un projet culturel. Face aux tendances polarisantes observées actuellement en Europe, nous devons renforcer la communauté européenne et en respecter la diversité!

Soutenez notre campagne, signez le manifeste et faites passez le mot !
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Notes:

1. Culture Action Europe (CAE) est une plateforme incontournable d’échange d’opinions éclairées et de débats sur les politiques artistiques et culturelles en Europe. CAE est la plus grande organisation et l’unique réseau représentant tous les sous‐secteurs culturels. A travers ses 145 membres répartis dans toute l’Europe, CAE représente 80 000 voix du secteur culturel. www.cultureactioneurope.org


2. L’Eurobaromètre 2017 montre que la culture pèse de plus en plus lourd dans la perception qu’ont les citoyens de l’appartenance à une communauté européenne. En effet, la culture est considérée comme le facteur contributif le plus important, suivi par les valeurs et l’histoire. (http://bit.ly/2t9Azzo)

3. Il existe des preuves solides démontrant l’impact positif de la culture sur diverses politiques européennes, comme le montre l’étude d’impact de Culture Action Europe intitulée «La valeur et les valeurs de la culture». (http://bit.ly/2F8qERH)

4. Cette campagne vise à influencer le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) qui prendra effet après 2020 et déterminera les budgets annuels de l’UE sur une période de 7 ans. Plusieurs institutions de l’UE sont impliquées dans les processus de préparation et de négociation du CFP. La proposition de règlement CFP est rédigée par la Commission européenne. Le Conseil européen adopte le règlement CFP à l’unanimité, après avoir obtenu le consentement du Parlement européen. (http://bit.ly/1lZks0Z)

 

Concours international de chefs d’orchestre Evgeny Svetlanov

 La période d’inscriptions au concours  est ouverte !
Le concours

Illustre figure du XXe siècle et héritier de la grande tradition des chefs d’orchestre russes, Evgeny Svetlanov laisse son empreinte au sein du monde musical d’aujourd’hui.
Créé en 2007 en sa mémoire, ce concours international de chefs d’orchestre se déroule tous les quatre ans. L’Orchestre philharmonique de Radio France qui avait déjà participé à la troisième édition du concours (2014) se réjouit de contribuer à nouveau à la découverte de jeunes chefs. Les 13 lauréats qui ont été primés dans le cadre de ce concours sont aujourd’hui reconnus sur la scène internationale (Lio Kuokman, Samuel Burstin, Mihhail Gerts, Kalle Kuusava, Andris Poga, Christoph Altstaedt, Daniel Cohen, Robert Trevino, Domingo Hindoyan, Benjamin Ellin, Roberto Fores Veses, Debora Waldman, Rossen Gergov).

Le Concours international de chefs d’orchestre Evgeny Svetlanov revient du 4 au 8 septembre 2018 à l’Auditorium Radio France à Paris pour sa quatrième édition, conjointement organisée par l’Association « Concours international de chefs d’orchestre Evgeny Svetlanov » et Radio France. L’édition 2018 du concours est particulière car elle rend hommage au 90ème anniversaire de Maestro Evgeny Svetlanov.

INSCRIPTION

Le Concours est ouvert aux musiciens de toutes nationalités, nés entre 1978 et 1998, dont la formation est déjà confirmée.

Le dossier d’inscription complet devra être envoyé AVANT  le 30 mars 2018 au Bureau du Concours de Radio France (date de la poste faisant foi).

S’inscrire

SÉLECTION DES CANDIDATS

Il sera sélectionné 18 candidats sur étude de dossier de candidature. Les résultats de la sélection seront communiqués aux candidats avant le 5 juin 2018 par voie électronique.

CONCOURS 

Les droits d’inscription s’élèvent à 400 Euros. Les épreuves du Concours auront lieu à l’Auditorium de Radio France (116, avenue du Président Kennedy, 75016 Paris, France).

L’Orchestre philharmonique de Radio France (Mikko Franck – Direction musicale, Jean-Marc Bador – Délégué général) sera l’orchestre officiel du Concours.

Le jury du concours est composé de 7 personnalités :

  • Alexander Vedernikov (président du jury),  Chef principal de l’Orchestre symphonique d’Odense (Danemark), Chef principal de l’Opéra royal Danois, ex-Directeur musical et Chef principal du Théâtre Bolchoï de Moscou (Russie)
  • Jorma Panula, Chef d’orchestre, Professeur et fondateur de « Panula-Academy Conducting Workshops » (Finlande), Compositeur
  • Andrey Boreyko, Directeur musical de l’Orchestre philharmonique de Naples (États-Unis)
  • Nathalie Stutzmann, Cheffe principale de l’Orchestre symphonique de Kristiansand (Norvège), Cheffe invitée principale de l’Orchestre symphonique de la radio-télévision d’Irlande, Artiste associée de l’Orchestre symphonique d’État de São Paulo, Chanteuse
  • Cristina Rocca, Vice-Présidente artistique de l’Orchestre symphonique de Chicago (Etats-Unis)
  • Mauro Bucarelli, Délégué artistique de l’Orchestre national de l’Académie Santa Cecilia (Italie)
  • Gidon Kremer. Violoniste, Fondateur de l’Orchestre Kremerata Baltica (Lettonie)

Première épreuve éliminatoire : le mardi 4 et le mercredi 5 septembre 2018
Deuxième épreuve éliminatoire : le vendredi 7 septembre 2018
Épreuve finale : le samedi 8 septembre 2018

Les première et deuxième épreuves se dérouleront à huit-clos, l’épreuve finale sera ouverte au public.

Toutes les épreuves seront diffusées en direct sur medici.tv.

RÉCOMPENSE

Premier Prix : 20 000 € et Diplôme
Deuxième Prix : 10 000 € et Diplôme
Troisième Prix: 5 000 € et Diplôme

Toutes les informations sur le Concours : svetlanov-evgeny.com

La Nuit des Conservatoires 2018

La cinquième édition de la Nuit des Conservatoires aura lieu le vendredi 26 janvier. L’Association Française des Orchestres (AFO) est cette année associée à cette manifestation nationale, pour la première fois.
La Nuit des Conservatoires

Initiée par le SPeDiC (Syndicat des Personnels de Direction des Conservatoires), la Nuit des Conservatoires célèbre la créativité, la diversité et le dynamisme de tous les établissements publics ou associatifs qui ont pour missions de sensibiliser et former les amateurs et professionnels, de diffuser le spectacle vivant et de soutenir toutes les pratiques artistiques dans le domaine de la musique, de la danse ou du théâtre.

A travers la danse, la musique et le théâtre, et par le biais de cours ouverts, d’ateliers, d’initiations, de spectacles, de concerts ou de conférences, la Nuit des conservatoires permet de faire découvrir toutes les esthétiques enseignées, la variétés des pédagogies et finalement l’ensemble des richesses que recèlent ces lieux vivants d’éducation et de pratique artistique.

Au total, près de 40 000 structures et un demi-million de personnes apportent leur soutien à cet événement.

La 5ème édition

Pour cette cinquième édition, la COFAC (Coordination des Fédérations et Associations de Culture et Communication), CDF (Conservatoires de France), la FUSE (Fédération des Usagers du Spectacle Enseigné) et la FFEA (Fédération Française de l’Enseignement Artistique), partenaires de longue date, seront rejoints par l’ANPAD (Association Nationale des Professeurs d’Art Dramatique), l’APFM (Association des Professeurs de Formation Musicale) ou encore l’AFO.

Gautier Capuçon, prestigieux parrain de l’événement, sera présent pour célébrer avec nous toutes les cultures, toutes les pratiques artistiques ainsi que soutenir le spectacle vivant et ses artistes, amateurs ou professionnels.

Pourquoi l’AFO devient partenaire de la manifestation ?
L’Association Française des Orchestres a voulu très naturellement soutenir  la Nuit des Conservatoires pour de multiples raisons :
  • Les conservatoires donnent à voir et à entendre la musique et l’orchestre ;
  • ils permettent à des enfants, des adultes, leur entourage, à des écoles, à de nombreux curieux de plonger dans 5 siècles de musique !
  • Ils forment l’oreille des futurs mélomanes et ils sont aussi la première étape de formation des futurs musiciens professionnels.

L’AFO apporte d’ailleurs son soutien aux projets entre les orchestres professionnels et les étudiants se destinant au métier de musicien.

Nombre d’idées reçues circulent encore à propos de la musique dite « classique », qui souffrirait d’une image poussiéreuse : or toutes les initiatives mises en œuvre pour casser ces préjugés doivent être soutenues : les conservatoires sont des établissements ouverts à tous.

L’AFO attend de la Nuit des Conservatoires :

  • qu’elle la surprenne dans la diversité des projets menés, et qu’elle apporte beaucoup de créativité, de nouveauté et de joie !  Avec des jeunes très motivés, nous assisterons à la naissance de projets hybrides, innovants, contemporains et ambitieux.
  • Qu’elle fasse parler d’elle et donne envie à de jeunes gens de pratiquer un art vivant, d’oser franchir les portes des salles de concert qui sont ouverts à tous !

L’Association Française des Orchestres espère beaucoup de réussite pour la manifestation et qu’elle perdure dans le temps. Il est important de mobiliser l’ensemble des acteurs pour des événements nationaux qui rassemble la population autour d’idées généreuses !

Interview de Philippe Fanjas, directeur de l’Association Française des Orchestres

Comment peut-on participer à l’événement ?

Vous pouvez participer à la Nuit 2018, évidemment, en vous rendant le 26 janvier dans le conservatoire le plus proche de chez vous, mais aussi en répondant à ce questionnaire http://bit.ly/2DZ9WlT dont l’objectif est d’évaluer l’impact progressif de la manifestation et surtout de mettre en lumière la vitalité des établissements.

NoMadMusic remporte le Grand Prix de l’Innovation

Après un suspens insoutenable Paris & Co a dévoilé le 12 décembre, à l’occasion d’une cérémonie de remise des prix qui s’est déroulée à la Cité de la Mode et du Design, les 10 lauréats des Grands Prix de l’Innovation, édition 2017 ! NoMadMusic remporte le Grand Prix dans la catégorie « Industries créatives » ainsi que le grand concours Twitter des #GPIPARIS avec 41 mentions !

La start up NoMadMusic

Label de classique, jazz et musiques du monde, NoMadMusic a été fondé en 2014 par Clothilde Chalot et Hannelore Guittet, avec l’ambition de décloisonner les répertoires, et de favoriser l’accès à la musique à un public aussi large et divers que possible.

NoMadMusic est également éditeur de solutions numériques. L’application NomadPlay est le fruit de leur investissement en recherche et développement.  Cette application de réalité augmentée permet à tout amateur musicien de se substituer virtuellement à n’importe quel instrumentiste d’un groupe ou orchestre, et de vibrer en immersion 3D audio avec partition synchronisée. L’utilisateur peut ainsi créer son scénario d’écoute personnalisé et progresser accompagné d’un orchestre symphonique depuis son salon.

Le Grand Prix de l’Innovation de la ville de Paris – édition 2017

Créé en 2001 par la Ville de Paris et Paris & Co, l’agence de développement économique et d’innovation de Paris, le concours récompense chaque année des projets innovants dans des secteurs à forte croissance. Depuis sa création, ce sont 67 lauréats qui ont été récompensés parmi les 3.200 candidats aux Grands Prix de l’Innovation. 90% de ces entreprises sont encore en activité aujourd’hui, et ont créé 1.085 emplois à ce jour. Les start-up participantes ont également profité d’une forte visibilité médiatique comme en témoigne Cédric Poigneau, président d’Elyssamed : “Quand on est une start-up, on fait beaucoup de concours divers et variés mais pour les Grands Prix de l’Innovation de la Ville de Paris, nous avons eu des retombées médiatiques et des opportunités de networking qui sont très supérieures à ce qu’on a vécu par ailleurs. Nous sommes très satisfaits, car nous avons rencontré de nombreux investisseurs, et avons eu une très belle exposition.  »
Jean-Louis Missika, adjoint à la Maire de Paris en charge de l’urbanisme, de l’architecture, du projet du Grand Paris, du développement économique et de l’attractivité : « Il y a maintenant 16 ans, la Ville de Paris créait, avec les Grands Prix de l’Innovation, l’un des premiers événements phares destinés à mettre en lumière le dynamisme, l’audace et l’ingéniosité des startups parisiennes. Ils se réinventent cette année pour continuer d’être en phase avec les défis économiques, sociétaux et environnementaux que les startups devront relever. A la lecture du palmarès des précédentes éditions – Weezevent, Ynsect, Simplon.co … etc. – je me réjouis de voir que l’écosystème de la Ville de Paris stimule et accompagne chaque année l’émergence de nouvelles pépites qui contribueront à améliorer durablement le quotidien des parisiens et des parisiennes. »

Ce concours, qui se compose cette année de 9 catégories, offre à chaque lauréat une dotation de 12.000€ ainsi qu’une place dans l’un des incubateurs de Paris & Co.

Paris & Co est l’agence de développement économique et d’innovation de Paris. Elle se spécialise sur les thématiques de l’attractivité et d’innovation en vue de la création d’emplois et de valeur économique à Paris : elle prospecte et accueille les start-up étrangères, contribue à la promotion économique de la métropole à l’international, et favorise le rayonnement de l’écosystème francilien de l’innovation à travers l’incubation de jeunes entreprises, l’expérimentation de solutions innovantes, l’organisation d’événements start-up et la mise en relations des start-up avec une centaine de grands groupes. Paris & Co accompagne plus de 300 start-up par an, organise près de 330 événements et a conduit plus de 200 expérimentations depuis sa création.

La catégorie Industries Créatives

Les projets qui concourent pour la catégorie Industries Créatives produisent, agrègent, manipulent, fournissent des solutions numériques destinées aux industries créatives et culturelles. Ces projets s’inscrivent particulièrement dans le champ des contenus numériques (données structurées ou non, images, sons, vidéo, etc.), ou conçoivent et/ou développent des solutions relatives à tout ce qui touche à la production et à la mise à disposition de contenus numériques et plus précisément concernent les champs d’application et d’innovation suivants :

– La numérisation de données à contenu artistique ou culturel
– La gestion de datas : pré- et post-traitement des données, exploitation, qualification, traitement
– La production de e-contenus
– L’édition numérique
– La presse innovante
– Le communautaire
– Les nouveaux médias, le crossmédia et le transmédia
– Les jeux vidéo et la gamification
– Le stockage et archivage, formats de compression, systèmes d’indexation, outils de recherche
– La capture et traitement de l’image et du son
– L’éducation et la formation numérique

Un petit aperçu des candidats et de leur projets en images :

 

 

Notre partenaire, le Collectif Culture Bar-bars a besoin de vous !

Qu’est-ce que le collectif Culture bar-bars ?

C’est la fédération nationale des Cafés Cultures. Elle réunit plus de 400 lieux en France. Artisans culturels du quotidien et de proximité, ils œuvrent dans les villes et les campagnes à offrir spectacles, concerts aux citoyens permettant ainsi la rencontre entre l’œuvre et le public. De Jean-Sébastien Bach à Lemmy Kilmister, quel grand artiste, n’a pas usé les scènes populaires des cafés ! Ne l’oublions pas derrière ces scènes, il y a des responsables de lieux, qui participent au lien au social, au développement économique de nos territoires et plus globalement à l’unité nationale.

C’est aussi le partenaire depuis 3 ans de l’événement annuel initié par l’Association Française des Orchestres, intitulé « Orchestres en fête ! « 

Aujourd’hui, le Collectif Culture Bar-bars sollicite les citoyens via une campagne de financement participatif, pour faire perdurer son projet.

Cette campagne est primordiale économiquement pour le Collectif Culture Bar-bars, afin qu’il puisse continuer à porter la voix des cafés-concerts, cafés cultures, à les défendre, à les accompagner et à faire le lien, la médiation avec les pouvoirs publics, à être une force de propositions.

Le Collectif Culture Bar-bars est de plus en plus sollicité partout en France. Victime de leur succès, ils ont besoin de soutien pour répondre à la demande de la population.

La mobilisation générale pour que les cafés-concert, bistrots se développent partout en France est lancée.

Parce que leur plus grand souhait est que tout le monde puisse profiter dans les villes et les villages d’aller voir encore plus de concerts, de spectacles et de rencontrer encore plus de personnes, exaucez-le en cette période de fêtes ! Vous pouvez participer jusqu’au 20 décembre !

Regardez la vidéo de campagne ci-dessous ! (en cliquant sur l’image)

 Participez à la collecte : ulule.com/ccbb

Merci pour tout!

C‘est parti et c’est maintenant !

Une aide à la résidence de compositeur au sein des orchestres

Du 3 novembre 2017 au 15 janvier 2018, tout orchestre membre de l’Association Française des Orchestres peut demander l’aide à la résidence de compositeur au sein des orchestres, à la SACEM, pour une résidence débutant au premier semestre 2018. Pour une résidence prévue au 2ème semestre 2018, la demande s’effectuera du 7 mai au 30 juin 2018.

OBJECTIF

L’objectif de la SACEM via cette aide est d’inciter l’accueil en résidence d’un compositeur, au sein des orchestres sur une durée de 2 ans, en vue de la réalisation d’un projet musical, en adéquation avec les spécificités du lieu de résidence, favorisant ainsi l’ancrage du projet dans son territoire et la pédagogie autour du répertoire contemporain.

CRITÈRES D’ÉLIGIBILITÉ
  •  Le programme d’aide s’adresse aux orchestres membres de l’Association Française des Orchestres.
  •  La résidence a pour objet la réalisation d’un projet sur la musique contemporaine, autour d’un compositeur, aboutissant à la réalisation d’une ou plusieurs créations(s) musicale(s).
  •  La résidence doit répondre à un cahier des charges élaboré conjointement par les différentes parties prenantes, publiques et privées du projet, ainsi que le compositeur. Ce cahier des charges doit contenir les éléments suivants : projet de création, réalisation des concerts (création et diffusion), master-classes, actions culturelles, activités pédagogiques.
  •  La résidence doit être d’une durée de 2 ans pour être éligible à ce programme.
MONTANT DE L’AIDE

Le montant de l’aide est de 30 000€ pour les deux années.

INSTRUCTION DES DOSSIERS
  •  Par délégation du Conseil d’administration, la Direction de l’action culturelle examine les dossiers et prend les décisions d’agrément. La décision, positive ou non, est signifiée par écrit aux porteurs de projets. Elle est définitive et un dossier refusé ne peut être représenté.
  •  Les dossiers reçus hors délais ne seront pas examinés (voir calendrier de dépôt des dossiers).
VERSEMENT DE L’AIDE
  •  Le versement de l’aide intervient à la signature d’une convention avec le bénéficiaire qui détermine les conditions du soutien de la SACEM.
  •  Le bénéficiaire rendra compte par écrit de l’utilisation de l’aide et de l’évolution du projet à l’issue de la première année de résidence. La SACEM se réserve le droit d’ajourner le  versement de la deuxième partie de l’aide en cas de non-respect des termes de la convention et/ou de modification du cahier des charges sans discussion préalable.
  •  La non-communication de ces documents entraîne également l’ajournement de l’aide.
DÉPÔT DES DOSSIERS

Déposer une demande d’aide

Les demandes sont recevables du 3 novembre 2017 au 15 janvier 2018 pour les résidences débutant au 1er semestre 2018 – du 7 mai au 30 juin 2018 pour les résidences débutant au 2e semestre 2018.

 

Le dialogue entre les peuples, un enjeu orchestral

Vendredi 27 octobre, les 80 musiciens du West-Eastern Divan Orchestra, se sont produits à la Philharmonie de Paris, la deuxième fois depuis l’inauguration des lieux en 2015. 

L’orchestre

 

Le West-Eastern Divan Orchestra a été créé en 1999 par Daniel Barenboïm, chef d’orchestre israelo-argentin et Edward Saïd, écrivain et critique américo-palestinien.

Toujours dirigé actuellement par Daniel Barenboïm surnommé « El Maestro », l’orchestre compte actuellement 80 musiciens d’origines variées (Syrie, Liban, Iran, Egypte, Espagne, France).

Son objectif est de promouvoir le dialogue entre palestiniens et israéliens à travers la musique.

Chaque été, l’orchestre part donc en tournée internationale pour mobiliser les diverses populations à créer ou maintenir le dialogue à travers la pratique artistique.

En 2016, l’orchestre devient une référence mondiale  en recevant le titre d’ « ambassadeur mondial pour la compréhension culturelle ».

Paroles de musiciens

Sadra Fayyaz, altiste de l’orchestre, insiste sur le fait que le Divan est avant tout un orchestre et non un organe politique. Il ajoutera que, malgré quelques tensions géopolitiques qui réapparaissent de temps en temps, il n’y a presque plus de disputes depuis quelques années.

« On fait surtout attention aux blagues sur les communautés », précise un violoncelliste de l’orchestre.

« Il y a une énergie folle dans ce groupe. […] 90% d’entre nous ont un passé compliqué mais ici, on se retrouve tous autour de la musique. […] La musique est l’un des seuls moyens de dialogue entre Israéliens et Palestiniens » ajoute le jeune altiste iranien