Le dialogue entre les peuples, un enjeu orchestral

Vendredi 27 octobre, les 80 musiciens du West-Eastern Divan Orchestra, se sont produits à la Philharmonie de Paris, la deuxième fois depuis l’inauguration des lieux en 2015. 

L’orchestre

 

Le West-Eastern Divan Orchestra a été créé en 1999 par Daniel Barenboïm, chef d’orchestre israelo-argentin et Edward Saïd, écrivain et critique américo-palestinien.

Toujours dirigé actuellement par Daniel Barenboïm surnommé « El Maestro », l’orchestre compte actuellement 80 musiciens d’origines variées (Syrie, Liban, Iran, Egypte, Espagne, France).

Son objectif est de promouvoir le dialogue entre palestiniens et israéliens à travers la musique.

Chaque été, l’orchestre part donc en tournée internationale pour mobiliser les diverses populations à créer ou maintenir le dialogue à travers la pratique artistique.

En 2016, l’orchestre devient une référence mondiale  en recevant le titre d’ « ambassadeur mondial pour la compréhension culturelle ».

Paroles de musiciens

Sadra Fayyaz, altiste de l’orchestre, insiste sur le fait que le Divan est avant tout un orchestre et non un organe politique. Il ajoutera que, malgré quelques tensions géopolitiques qui réapparaissent de temps en temps, il n’y a presque plus de disputes depuis quelques années.

« On fait surtout attention aux blagues sur les communautés », précise un violoncelliste de l’orchestre.

« Il y a une énergie folle dans ce groupe. […] 90% d’entre nous ont un passé compliqué mais ici, on se retrouve tous autour de la musique. […] La musique est l’un des seuls moyens de dialogue entre Israéliens et Palestiniens » ajoute le jeune altiste iranien